{"id":10363,"date":"2025-07-19T08:22:15","date_gmt":"2025-07-19T06:22:15","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=10363"},"modified":"2025-07-20T08:37:07","modified_gmt":"2025-07-20T06:37:07","slug":"red-gun-du-western-du-polar-deux-albums-a-savourer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2025\/07\/19\/red-gun-du-western-du-polar-deux-albums-a-savourer\/","title":{"rendered":"Red Gun \u2013 Du western, du polar, deux albums \u00e0 savourer\u00a0!"},"content":{"rendered":"\n<p>Le Western, r\u00e9guli\u00e8rement, trouve une nouvelle jeunesse, que ce soit dans le septi\u00e8me ou le neuvi\u00e8me art. Innover en la mati\u00e8re n\u2019est pas toujours ais\u00e9. Mais cette s\u00e9rie-ci parvient, croyez-moi, \u00e0 \u00e9tonner\u00a0!!! Et avec talent\u2026 <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"554\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-33.png?resize=400%2C554&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10365\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-33.png?w=400&amp;ssl=1 400w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-33.png?resize=217%2C300&amp;ssl=1 217w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright soleil<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Deux albums sont d\u00e9j\u00e0 parus, qui mettent en sc\u00e8ne l\u2019Ouest am\u00e9ricain, apr\u00e8s la guerre de s\u00e9cession. Le g\u00e9n\u00e9ral Dodge dirige le chantier du Transcontinental, un train qui devra relier la c\u00f4te Ouest \u00e0 la c\u00f4te Est des Etats-Unis. Un chantier dans lequel des milliers de travailleurs, venus de tous les horizons possibles, forment une humanit\u00e9 dans laquelle \u00eatre et rester humain n\u2019est pas facile. Dans le premier de ces deux livres, \u00ab\u00a0<strong>La Voie du Sang<\/strong>\u00a0\u00bb, Dodge fait appel \u00e0 Terence Nichols, qui autrefois a servi sous ses ordres, pour trouver un assassin qui tue les prostitu\u00e9es en les \u00e9ventrant. Dans le deuxi\u00e8me volume de cette s\u00e9rie, \u00ab\u00a0<strong>Le Silence de Jack\u00a0<\/strong>\u00bb, Terence Nichols, d\u00e9sormais engag\u00e9 par Dodge, va devoir trouver une bande de hors-la-loi qui a tu\u00e9 une femme dans une attaque de train, laissant derri\u00e8re elle deux orphelins, une jeune fille et un gamin, Jack, muet\u2026 Deux orphelins dont Terence va s\u2019occuper\u2026 <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"731\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-34.png?resize=731%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10366\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-34.png?resize=731%2C1024&amp;ssl=1 731w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-34.png?resize=214%2C300&amp;ssl=1 214w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-34.png?w=768&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 731px) 100vw, 731px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright soleil<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Nichols a un surnom, Red Gun, inspir\u00e9 par la couleur de la crosse de son arme\u00a0: Rouge comme le sang\u2026 Comme la m\u00e9moire, aussi\u2026 C\u2019est un personnage \u00e9trange, presque ambigu, qui se scarifie comme pour mieux se punir, ou mieux se souvenir\u2026 C\u2019est un personnage complexe, et je ne vous dirai rien ni de son pass\u00e9, ni des deux \u00ab\u00a0enqu\u00eates\u00a0\u00bb qu\u2019on le voit faire dans ces deux \u00e9pisodes, chacun formant un r\u00e9cit complet. <\/p>\n\n\n\n<p>Mais sachez que c\u2019est du western, bien \u00e9videmment, avec tous les codes du genre\u2026 Du western pur et dur, oui, et rien n\u2019est embelli de cet univers dans lequel la violence, la mort, l\u2019horreur et l\u2019injustice r\u00e9gnaient en ma\u00eetres absolus. Un western dans lequel les personnages sont bien camp\u00e9s, dans lequel la narration est sans temps morts, dans lequel les seconds r\u00f4les eux-m\u00eames ont de la chair\u2026 C\u2019est aussi un western dont le sc\u00e9nario de <strong>Jean-Charles Gaudin<\/strong>, \u00e9trangement, et avec une vraie r\u00e9ussite, s\u2019\u00e9carte des sentiers battus, en y ajoutant une forme de polar \u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine des ann\u00e9es 50\u2026 Et c\u2019est ce m\u00e9lange de codes tr\u00e8s diff\u00e9rents les uns des autres, celui de l\u2019Ouest am\u00e9ricain et celui du roman policier glauque, qui fait de cette jeune s\u00e9rie une vraie r\u00e9ussite. Tout comme les \u00e0-c\u00f4t\u00e9s de l\u2019histoire racont\u00e9e, qui parlent de pass\u00e9, de remords, de regrets, de haines toujours d\u00e9multipli\u00e9es par la folie humaine\u2026 <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"749\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-35.png?resize=749%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10367\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-35.png?resize=749%2C1024&amp;ssl=1 749w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-35.png?resize=219%2C300&amp;ssl=1 219w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-35.png?resize=768%2C1050&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-35.png?w=774&amp;ssl=1 774w\" sizes=\"auto, (max-width: 749px) 100vw, 749px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright soleil<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Pour parvenir \u00e0 cette r\u00e9ussite, pour faire de Red Gun un personnage entier, solide, original, il a fallu que la dessinatrice, <strong>Giulia Francesca Massaglia<\/strong>, accompagne avec \u00e0 la fois de la libert\u00e9 et de la contrainte un r\u00e9cit qui se devait, en m\u00eame temps, d\u2019\u00eatre original et respectueux d\u2019un genre graphique pr\u00e9cis jusque dans la d\u00e9mesure des dessins acceptant de rendre compte d\u2019une forme d\u2019horreur quotidienne\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Cette dessinatrice italienne, ainsi, assume avec une forme d\u2019\u00e9l\u00e9gance l\u2019influence d\u2019une bd-western transalpine \u00e0 succ\u00e8s, \u00ab\u00a0<strong>Tex<\/strong>\u00a0\u00bb. Mais ses r\u00e9f\u00e9rences, et je ne parle pas d\u2019influences, s\u2019\u00e9largissent aussi vers d\u2019autres styles de dessin\u2026 Je pense \u00e0 Yves Swolfs et son excellent \u00ab\u00a0<strong>Durango<\/strong>\u00a0\u00bb bien plus qu\u2019\u00e0 Giraud\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dessin, bien \u00e9videmment, est d\u2019un r\u00e9alisme \u00e9vident, parfois m\u00eame d\u00e9rangeant. Mais il fallait cela pour que le r\u00e9cit lui-m\u00eame, nous montrant des personnages qui n\u2019ont rien d\u2019h\u00e9ro\u00efque, nous montrant la violence quotidienne utilis\u00e9e par les responsables de la s\u00e9curit\u00e9 de ce chantier de chemin de fer, il fallait que soient contourn\u00e9s et oubli\u00e9s les codes bien sages et bien lisses d\u2019un western \u00e0 la John Wayne\u2026 Et c&rsquo;est bien le cas&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Utilisant avec un vrai talent de metteur en sc\u00e8ne les plong\u00e9es et les contre-plong\u00e9es, les approches graphiques des visages, les ambiances triviales et chaudes des sc\u00e8nes de groupe, cette dessinatrice faite vivre des tas de \u00ab\u00a0r\u00f4les\u00a0\u00bb, premiers ou seconds, qu\u2019on reconna\u00eet de page en page sans difficult\u00e9\u2026 <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"688\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-36.png?resize=500%2C688&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10368\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-36.png?w=500&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-36.png?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright soleil<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Pour arriver \u00e0 cela, \u00e0 faire de chaque planche une description d\u2019ambiance, il fallait aussi que la couleur devienne un v\u00e9ritable enjeu de la cr\u00e9ation. Cette couleur est due \u00e0 <strong>Facio<\/strong>, et elle nous fait ressentir \u00e0 merveille les temp\u00e9ratures et les lieux, les saloons, les rues boueuses, les chemins d\u00e9sertiques, la pluie\u2026 On se balade ainsi, avec \u00ab\u00a0Red Gun\u00a0\u00bb, dans des univers de couleurs qui, \u00e0 leur mani\u00e8re, et sans le dire, forment un peu comme des chapitres, plus que de simples s\u00e9quences.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"362\" height=\"500\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-37.png?resize=362%2C500&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10369\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-37.png?w=362&amp;ssl=1 362w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-37.png?resize=217%2C300&amp;ssl=1 217w\" sizes=\"auto, (max-width: 362px) 100vw, 362px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright soleil<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Donc, deux albums sont d\u00e9j\u00e0 parus, et on ne peut qu\u2019attendre le suivant avec plaisir&nbsp;! Il y a du sang, de la violence, un peu d\u2019humanit\u00e9, et une intrigue r\u00e9ussie, tout ce qu\u2019il faut pour de la bd passionnante&nbsp;! Il y a du corps dans le sc\u00e9nario, comme dans le dessin, et Red Gun est, sans aucun doute, un personnage attachant dont on devine que le pass\u00e9 va nous faire d\u00e9couvrir bien des v\u00e9rit\u00e9s passionn\u00e9es\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques et Josiane Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Red Gun \u2013 \u00ab&nbsp;La Voie du Sang&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Le Silence de Jack&nbsp;\u00bb (dessin&nbsp;: Giulia Francesca Massaglia &#8211; sc\u00e9nario&nbsp;: Jean-Charles Gaudin \u2013 couleurs&nbsp;: Facio \u2013 \u00e9diteur&nbsp;: Soleil \u2013 2024 et 2025 \u2013 56 pages chaque album)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Western, r\u00e9guli\u00e8rement, trouve une nouvelle jeunesse, que ce soit dans le septi\u00e8me ou le neuvi\u00e8me art. 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