{"id":10635,"date":"2025-10-10T08:44:12","date_gmt":"2025-10-10T06:44:12","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=10635"},"modified":"2025-10-12T08:32:37","modified_gmt":"2025-10-12T06:32:37","slug":"la-semaine-ou-je-ne-suis-pas-morte-sept-jours-dans-le-trajet-dune-adolescence-a-la-poursuite-delle-meme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2025\/10\/10\/la-semaine-ou-je-ne-suis-pas-morte-sept-jours-dans-le-trajet-dune-adolescence-a-la-poursuite-delle-meme\/","title":{"rendered":"La Semaine O\u00f9 Je Ne Suis Pas Morte \u2013 sept jours dans le trajet d\u2019une adolescence \u00e0 la poursuite d\u2019elle-m\u00eame"},"content":{"rendered":"\n<p>Vincent Zabus est de ces sc\u00e9naristes, de ces auteurs, qui, loin de ronronner dans des habitudes, permettent \u00e0 la bande dessin\u00e9e d\u2019aborder le monde tel qu\u2019il est\u2026 <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"384\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-20.png?resize=768%2C384&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10637\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-20.png?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-20.png?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-20.png?resize=768%2C384&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright dargaud<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Cela se voit tr\u00e8s vite, en regardant tous les dessinateurs avec lesquels il a \u00ab&nbsp;travaill\u00e9&nbsp;\u00bb, cr\u00e9\u00e9\u2026 Il aime varier les genres, dans ses r\u00e9cits comme dans les dessins qui les accompagnent\u2026 Il aime ce qui sort des sentiers battus, dans ses mots comme dans les graphismes auxquels ils se livrent\u2026 Vincent Zabus, comme un homme-orchestre, n\u2019a jamais oubli\u00e9 qu\u2019il fut professeur de fran\u00e7ais avant de prendre d\u2019autres voies dans l\u2019existence, celle du jeu th\u00e9\u00e2tral, celle de la mise en sc\u00e8ne, celle de la pr\u00e9sence artistique \u00e0 m\u00eame la rue\u2026 Et c\u2019est peut-\u00eatre ce pass\u00e9 \u00ab&nbsp;enseignant&nbsp;\u00bb qui, dans ce livre-ci, se laisse aller \u00e0 une \u00e9criture \u00e0 la fois douce et puissante, \u00e0 la fois observatrice et intimiste\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"436\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-21.png?resize=768%2C436&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10638\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-21.png?w=910&amp;ssl=1 910w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-21.png?resize=300%2C170&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-21.png?resize=768%2C436&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright dargaud<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Et c\u2019est une esp\u00e8ce de journal intime qui, sous sa plume, construit cet album. Mais un journal intime qui ne dure qu\u2019une semaine\u2026 Le journal intime d\u2019une jeune fille de 17 ans, Juliette, un peu paum\u00e9e, un peu \u00e9gar\u00e9e dans l\u2019existence depuis la mort de son p\u00e8re, un peu \u00e9gocentrique dans sa fa\u00e7on de refuser de participer \u00e0 la vie de sa m\u00e8re, un peu am\u00e8re, un peu r\u00e9volt\u00e9e, un peu sombre\u2026 Une jeune fille qui, dans le monde qui l\u2019entoure, ne se sent pas \u00e0 sa place et remue, rumine des id\u00e9es noires, noires comme l\u2019univers tel qu\u2019elle le voit\u2026 Tel qu\u2019elle en imagine le futur\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"539\" height=\"712\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-22.png?resize=539%2C712&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10639\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-22.png?w=539&amp;ssl=1 539w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-22.png?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 539px) 100vw, 539px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright dargaud<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Les gens qui l\u2019entourent, elle les voit comme des monstres entre vie et mort, des sortes de zombies sans \u00e2me. Juliette est une adolescente qui se sent \u00ab\u00a0diff\u00e9rente\u00a0\u00bb, comme tous les adolescents sans doute\u2026 Certainement\u2026 Cette diff\u00e9rence qui est la sienne, et qui se situe dans la perception qu\u2019elle a du monde, et donc d\u2019elle-m\u00eame, la place en marge de l\u2019univers scolaire dans lequel, pourtant, gr\u00e2ce \u00e0 une r\u00e9daction, elle se voit mise en avant\u2026 En na\u00eetra une sorte de harc\u00e8lement qui la poussera encore plus \u00e0 assouvir le besoin qu\u2019elle a de se retirer de la vie, de s\u2019a\u00e9rer en for\u00eat, y \u00e9coutant un hibou qu\u2019elle n\u2019aper\u00e7oit pas mais qui accompagne ses pas comme ses pens\u00e9es\u2026 Et c\u2019est dans cette for\u00eat qu\u2019elle va croiser la route d\u2019un jeune gar\u00e7on, Jim, de la m\u00eame \u00e9cole qu\u2019elle\u2026 Un jeune gar\u00e7on qui s\u2019a\u00e8re l\u2019\u00e2me, lui aussi, mais en dessinant\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>En une semaine, et parce que Juliette est aussi, et m\u00eame d\u2019abord, une adolescente, une \u00e9trange et impalpable relation va na\u00eetre entre elle et ce jeune homme\u2026 Avec, comme lien, ces dessins\u2026 Ces silences qui les unissent\u2026 Juliette n\u2019a jamais r\u00eav\u00e9 au prince charmant, et elle se sent peu \u00e0 peu vivre comme elle ne le faisait plus depuis longtemps, gr\u00e2ce \u00e0 ce qui est un sentiment diffus d\u2019abord, puis de plus en plus \u00e9vident, un sentiment auquel ni elle ni Jim ne veulent ni ne peuvent donner de nom\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1012\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-23.png?resize=768%2C1012&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10640\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-23.png?resize=777%2C1024&amp;ssl=1 777w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-23.png?resize=228%2C300&amp;ssl=1 228w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-23.png?resize=768%2C1013&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-23.png?w=910&amp;ssl=1 910w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright dargaud<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Plus qu\u2019un sc\u00e9nario de bd, on se trouve en pr\u00e9sence ici d\u2019un texte r\u00e9solument litt\u00e9raire, librement interpr\u00e9t\u00e9 par une jeune dessinatrice qui, probablement, au travers de ses dessins, se retrouve elle-m\u00eame. C\u2019est un livre dont le graphisme est extr\u00eamement personnel, d\u00e9sar\u00e7onnant m\u00eame, osons le dire. On est loin du belgo-fran\u00e7ais, on est loin aussi du comics am\u00e9ricain ou du manga&nbsp;: Sara Del Giudice accompagne l\u2019aventure litt\u00e9raire originale de Zabus par son dessin et ses couleurs tout aussi originales\u2026 L\u2019adolescente dont parle ce livre ne pouvait pas \u00eatre dessin\u00e9e frontalement, avec r\u00e9alisme\u2026 Et \u00e0 ce titre aussi, ce livre est une r\u00e9ussite, parce qu\u2019on y sent une sorte d\u2019osmose tranquille entre une dessinatrice et un \u00e9crivain\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1012\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-24.png?resize=768%2C1012&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10642\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-24.png?resize=777%2C1024&amp;ssl=1 777w, 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un livre tout en nuances, sans appr\u00eats, c\u2019est un livre qui parle comme rarement d\u2019une p\u00e9riode de la vie dont les adultes que nous sommes se souviennent souvent bien trop peu\u2026 C\u2019est un livre \u00e0 la fois sombre et lumineux\u2026 C\u2019est un album qu\u2019il faut ouvrir, dans lequel il faut entrer, et se laisser entra\u00eener comme on peut se laisser entra\u00eener, sans nostalgie, par les souvenances de qui on a \u00e9t\u00e9, par la certitude, en lisant, que nous sommes vivants\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques et Josiane Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Semaine O\u00f9 Je Ne Suis Pas Morte (dessin&nbsp;: Sara Del Giudice \u2013 sc\u00e9nario&nbsp;: Vincent Zabus \u2013 \u00e9diteur&nbsp;: Dargaud \u2013 septembre 2025 \u2013 142 pages)<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"745\" height=\"800\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-25.png?resize=745%2C800&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-10643\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-25.png?w=745&amp;ssl=1 745w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-25.png?resize=279%2C300&amp;ssl=1 279w\" sizes=\"auto, (max-width: 745px) 100vw, 745px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright dargaud<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vincent Zabus est de ces sc\u00e9naristes, de ces auteurs, qui, loin de ronronner dans des habitudes, permettent \u00e0 la bande dessin\u00e9e d\u2019aborder le monde tel qu\u2019il est\u2026 Cela se voit tr\u00e8s vite, en regardant tous les dessinateurs avec lesquels il a \u00ab&nbsp;travaill\u00e9&nbsp;\u00bb, cr\u00e9\u00e9\u2026 Il aime varier les genres, dans ses r\u00e9cits comme dans les dessins 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