{"id":11258,"date":"2026-04-26T09:18:29","date_gmt":"2026-04-26T07:18:29","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=11258"},"modified":"2026-04-26T09:18:29","modified_gmt":"2026-04-26T07:18:29","slug":"frankenstein-un-album-exceptionnel-de-par-ses-nombreuses-qualites-un-livre-a-ne-rater-sous-aucun-pretexte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2026\/04\/26\/frankenstein-un-album-exceptionnel-de-par-ses-nombreuses-qualites-un-livre-a-ne-rater-sous-aucun-pretexte\/","title":{"rendered":"Frankenstein &#8211; un album exceptionnel, de par ses nombreuses qualit\u00e9s, un livre \u00e0 ne rater sous aucun pr\u00e9texte\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<p>Une adaptation de plus pour un roman bien connu\u00a0?&#8230;. Non, ce livre est bien plus que cela\u00a0!<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/image-29.png?resize=768%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11260\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/image-29.png?resize=768%2C1025&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/image-29.png?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/image-29.png?w=850&amp;ssl=1 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Au d\u00e9part, il s\u2019agit, oui, d\u2019un roman \u00e9crit, en 1818, par Mary Shelley\u2026 \u00ab\u00a0Le Prom\u00e9th\u00e9e moderne\u00a0\u00bb, ou, plus simplement, Frankenstein\u00a0! Un roman qui nous raconte comment un scientifique veut cr\u00e9er la vie, y parvient, mais en faisant na\u00eetre un monstre repoussant. Cette cr\u00e9ature et son apparence font partie de l\u2019imaginaire collectif, tant le cin\u00e9ma en a fait ses choux gras, avec Boris Karloff, image mythique de ce personnage inhumain\u2026 Avec des films plus ou moins r\u00e9ussis, dont celui, le meilleur sans doute, de Kenneth Branagh\u2026 Ou, dans ce qui est \u00e0 la fois un hommage et un pastiche, l\u2019excellent \u00ab\u00a0Frankenstein junior\u00a0\u00bb de Mel Brooks. En bd aussi, plusieurs adaptations ont \u00e9t\u00e9 faites\u2026 Mais celle de David Sala d\u00e9passe toutes les autres\u00a0!<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"666\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/image-30.png?resize=500%2C666&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11261\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/image-30.png?w=500&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/image-30.png?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>D\u2019abord parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une vraie adaptation\u2026 David Sala a op\u00e9r\u00e9 des coupures dans le livre originel, il a rajout\u00e9 certaines choses, certains textes, m\u00eame, dont celui qui cl\u00f4ture cet album.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/freankensteinadaptation.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">david sala<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>A partir d\u2019une \u0153uvre dont on nous dit qu\u2019elle est \u00ab\u00a0romantique\u00a0\u00bb et usant d\u2019un vocabulaire \u00ab\u00a0ampoul\u00e9\u00a0\u00bb, David Sala a su d\u00e9gager un style, un vrai style personnel, sans rien trahir du r\u00e9cit de base, et en faisant de ce romantisme gothique cher \u00e0 Mary Shelley un langage actuel.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankesteinstyle.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">David Sala<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Quand je parle de style personnel, je veux parler des th\u00e9matiques que David Sala met en \u00e9vidence\u2026 Des th\u00e8mes qui lui sont chers, comme les diff\u00e9rences, comme l\u2019amour, l\u2019amiti\u00e9, l\u2019enfance\u2026 La violence, l\u2019incompr\u00e9hension\u2026 La solitude, le besoin freudien de tuer le p\u00e8re\u2026 A ce titre, David Sala nous livre m\u00e9taphoriquement son regard sur le monde d\u2019aujourd\u2019hui, ses d\u00e9rives, scientifiques et humaines\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"531\" height=\"726\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein1.jpg?resize=531%2C726&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11264\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein1.jpg?w=531&amp;ssl=1 531w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein1.jpg?resize=219%2C300&amp;ssl=1 219w\" sizes=\"auto, (max-width: 531px) 100vw, 531px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Il nous donne un double portrait. D\u2019une part, celui du docteur Frankenstein, pas tr\u00e8s sympathique, orgueilleux, froid, incapable d\u2019assumer ses actes et leurs r\u00e9sultats, et leurs cons\u00e9quences, un \u00eatre pour qui la science est une parfaite divinit\u00e9. Et d\u2019autre part, celui de sa cr\u00e9ature, immense personnage apprenant peu \u00e0 peu \u00e0 parler, \u00e0 communiquer, mais condamn\u00e9 \u00e0 rester seul\u2026 Et, lorsque cette cr\u00e9ature se venge, c\u2019est elle-m\u00eame qu\u2019elle fait aussi et surtout souffrir\u2026 Et ces deux portraits sont ceux de deux existences qui ne peuvent s\u2019affirmer que dans la peur et sa s\u0153ur la mort. Deux destins unis \u00e9ternellement par la gr\u00e2ce de la litt\u00e9rature, et qui, de ce fait, deviennent universels\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/rfrankensiteinuniversel.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">David Sala<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Et puis, il y a la couleur\u2026 Ce livre est une vraie prouesse graphique\u00a0! On peut, en tant que lecteur, y trouver des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 des peintres tr\u00e8s diff\u00e9rents les uns des autres. Personnellement, j\u2019ai crois\u00e9 les ombres de Klimt, de Grosz, de Rouault\u2026 Mais ce ne sont l\u00e0 que des sensations personnelles, parce que le talent de David Sala est de laisser parler, librement, son \u00e2me d\u2019artiste, et de faire de la couleur l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus respectueux qui soit du r\u00e9cit qu\u2019il illustre, qu\u2019il construit. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankensteincouleur.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">David Sala<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas un livre d\u2019horreur\u2026Ce n\u2019est pas uniquement un livre de science-fiction\u2026 C\u2019est un livre d\u2019\u00e9motions, de sensations, de sentiments. Un r\u00e9cit qui m\u00e8ne du d\u00e9sir de d\u00e9couvrir \u00e0 la cr\u00e9ation, de la cr\u00e9ation \u00e0 l\u2019abandon. Un livre qui, sans arr\u00eat, parle de la mort, tout en disant qu\u2019elle laisse des pr\u00e9sences immuables\u2026 C\u2019est un livre qui montre qu\u2019on ne part jamais, mais qu\u2019on fuit toujours\u2026 La foi en un dieu rationnel est tout aussi irrationnelle que celle en n\u2019importe quelle divinit\u00e9, et chaque foi, en quoi que ce soit, ne devient-elle pas une funeste passion\u00a0?&#8230;<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"673\" height=\"947\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein2.jpg?resize=673%2C947&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11267\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein2.jpg?w=673&amp;ssl=1 673w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein2.jpg?resize=213%2C300&amp;ssl=1 213w\" sizes=\"auto, (max-width: 673px) 100vw, 673px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Il y a dans cet album des portes entrouvertes, des r\u00e9flexions totalement humaines, des liens incessants entre tous les pass\u00e9s et tous les pr\u00e9sents\u2026 C\u2019est un livre somptueux, dont on peut, inlassablement, parler, y d\u00e9couvrant continuellement des beaut\u00e9s, des symbolismes, de la po\u00e9sie qui se d\u00e9roule librement dans les derni\u00e8res pages, comme s\u2019est enfui, en d\u2019autres temps, le bateau ivre de Rimbaud\u2026 Un livre, oui, qui, d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, j&rsquo;en ai la certitude, sera une des meilleurs parutions de l&rsquo;ann\u00e9e 2026!!!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques et Josiane Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Frankenstein (auteur\u00a0: David Sala \u2013 \u00e9diteur\u00a0: Casterman \u2013 avril 2026 \u2013 232 pages)<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"738\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein3.jpg?resize=738%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11268\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein3.jpg?resize=738%2C1024&amp;ssl=1 738w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein3.jpg?resize=216%2C300&amp;ssl=1 216w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein3.jpg?resize=768%2C1065&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/frankenstein3.jpg?w=946&amp;ssl=1 946w\" sizes=\"auto, (max-width: 738px) 100vw, 738px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une adaptation de plus pour un roman bien connu\u00a0?&#8230;. 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