{"id":11664,"date":"2026-09-29T10:19:13","date_gmt":"2026-09-29T08:19:13","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=11664"},"modified":"2026-09-29T10:20:29","modified_gmt":"2026-09-29T08:20:29","slug":"le-dernier-rivage-un-livre-sombre-signe-jean-dufaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2026\/09\/29\/le-dernier-rivage-un-livre-sombre-signe-jean-dufaux\/","title":{"rendered":"Le Dernier Rivage \u2013 Un livre sombre sign\u00e9 Jean Dufaux"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je suis ici pour parler de bande dessin\u00e9e\u2026 Pour chroniquer des livres, pas pour les \u00ab\u00a0critiquer\u00a0\u00bb\u2026 Et certainement pas, ou alors exceptionnellement, pour en alimenter une pol\u00e9mique que, personnellement cependant, je trouve inutile\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"746\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-12.png?resize=746%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11666\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-12.png?resize=746%2C1024&amp;ssl=1 746w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-12.png?resize=219%2C300&amp;ssl=1 219w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-12.png?resize=768%2C1054&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-12.png?w=850&amp;ssl=1 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 746px) 100vw, 746px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright anspach<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais je vous invite cependant, ardemment, \u00e0 lire la pr\u00e9face de Jean Dufaux, en entr\u00e9e de cet album\u2026 Tout y est dit, simplement, tranquillement\u2026 Et j\u2019ajoute que mon \u00e9pouse a travaill\u00e9 plusieurs ann\u00e9es dans une asbl de r\u00e9insertion des prisonniers\u2026 Je pense, totalement, humainement, qu\u2019on ne peut pas \u00eatre contre la peine de mort et, en m\u00eame temps, contre la r\u00e9insertion\u2026 <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1021\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-13.png?resize=768%2C1021&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11667\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-13.png?w=770&amp;ssl=1 770w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-13.png?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-13.png?resize=768%2C1021&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright anspach<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela dit, ce \u00ab\u00a0dernier rivage\u00a0\u00bb est un vrai album de bd\u00a0! Il est \u00e0 inscrire dans la lign\u00e9e des grands romans noirs am\u00e9ricains, ceux de Hadley Chase, de Faulkner aussi, dans la lign\u00e9e \u00e9galement des films policiers fran\u00e7ais des ann\u00e9es 50\/60, ceux de Granger par exemple. On y suit la vie, la fin de vie m\u00eame, de Julien Chevalier. Un truand retir\u00e9 des voitures, comme on dit, vivant au Cap Ferret en compagnie d\u2019une femme qui ne r\u00e9ussit pas \u00e0 lui faire oublier son pass\u00e9 et la mort, il y a bien longtemps, du grand amour de sa vie. Et ce pass\u00e9 qu\u2019il fuit revient soudain \u00e0 la surface du quotidien, un quotidien qui devient sombre, brutal, mortel\u2026 Oscillant alors entre hier et aujourd\u2019hui, le r\u00e9cit devient une sorte de miroir d&rsquo;une existence, de ses failles, de ses horreurs\u2026 Oui, c\u2019est un hommage au polar, une aventure dans laquelle le pass\u00e9 occupe toute la place de la m\u00e9moire\u2026 <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/dufaux1mp3.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean Dufaux : le polar<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le but de tout r\u00e9cit, me semble-t-il, n\u2019est pas ou, en tout cas, ne devrait pas \u00eatre de porter un jugement\u2026 Toute \u0153uvre d\u2019imagination devrait \u00eatre une porte ouverte vers une r\u00e9flexion possible. Et c\u2019est ce que Jean Dufaux, m\u00eame dans ses s\u00e9ries les plus \u00ab\u00a0imaginatives\u00a0\u00bb, a toujours fait. Et c\u2019est ce qui fait \u00e9galement, ici, la force de cette histoire noire qu\u2019il nous raconte. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/dufaux2mp3.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean Dufaux : le jugement<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le dessin de Jean-Michel Arroyo, en noir et blanc, usant de la technique du lavis, accompagne parfaitement cette histoire que nous raconte Jean Dufaux. Il ne pr\u00e9c\u00e8de jamais l\u2019ambiance cr\u00e9\u00e9e par le sc\u00e9nariste, il l\u2019illustre, en quelque sorte, et la compl\u00e8te en y m\u00ealant lumi\u00e8re et obscurit\u00e9, en une forme de m\u00e9taphore graphique accompagnant celle du sc\u00e9nario, la continuant parfois\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"539\" height=\"712\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-14.png?resize=539%2C712&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11670\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-14.png?w=539&amp;ssl=1 539w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-14.png?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 539px) 100vw, 539px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright anspach<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On se retrouve ainsi dans une bande dessin\u00e9e qui, en utilisant les codes qui sont ceux du polar pur et dur, aborde par petites touches les remous d\u2019une existence, de plusieurs existences, avec cette constante des r\u00e9cits de ce genre\u00a0: l\u2019impossibilit\u00e9, finalement, pour le h\u00e9ros, ou l\u2019anti-h\u00e9ros, d\u2019\u00e9chapper \u00e0 son destin. L\u2019histoire de Julien Chevalier d\u00e9passe tout ce qu\u2019elle pourrait avoir d\u2019anecdotique, en nous parlant d\u2019un pass\u00e9 inacceptable, d\u2019un pr\u00e9sent qui n\u2019est plus qu\u2019une fuite, d\u2019un futur dont l\u2019ultime \u00e9tape ne peut \u00eatre que la mort\u2026 Julien Chevalier croyait avoir trouv\u00e9 le lieu o\u00f9 tout oublier\u2026 Il n\u2019y est, en fait, qu\u2019entre deux rivages, toujours en d\u00e9s\u00e9quilibre\u2026 <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/dufaux3mp3.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean Dufaux : entre deux rivages<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est un livre qui m\u2019a plu\u2026 Le sc\u00e9nario, certes, peut sembler \u00ab\u00a0\u00e9clat\u00e9\u00a0\u00bb, mes il reste de bout en bout lisible, gr\u00e2ce entre autre, par le dessin qu\u2019on sent habit\u00e9 par le r\u00e9cit\u2026 C\u2019est un album dans lequel la Mer est un personnage, cette mer \u00e0 ch\u00e9rir pour ses gouffres, comme le disait Baudelaire, cette mer qui laisse glisser ses vagues sur un dernier rivage, y creusant peut-\u00eatre les sillons d\u2019une r\u00e9demption\u2026 J\u2019aime ce livre, parce que Jean Dufaux est un grand sc\u00e9nariste, et que toute \u0153uvre d\u2019\u00e9criture ne peut \u00eatre honn\u00eate qu\u2019\u00e0 partir du moment o\u00f9 son auteur y parle de lui\u2026 Aussi de lui, ai-je envie de dire\u2026 Et Jean Dufaux est un auteur honn\u00eate\u00a0!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/dufaux4mp3.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean Dufaux : le style<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jacques et Josiane Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le dernier rivage (dessin\u00a0: Jean-Michel Arroyo \u2013 sc\u00e9nario\u00a0: Jean Dufaux \u2013 \u00e9diteur\u00a0: Anspach \u2013 septembre 2026 \u2013 96 pages)<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"746\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-15.png?resize=746%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11673\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-15.png?resize=746%2C1024&amp;ssl=1 746w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-15.png?resize=219%2C300&amp;ssl=1 219w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-15.png?resize=768%2C1054&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/image-15.png?w=850&amp;ssl=1 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 746px) 100vw, 746px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright anspach<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je suis ici pour parler de bande dessin\u00e9e\u2026 Pour chroniquer des livres, pas pour les \u00ab\u00a0critiquer\u00a0\u00bb\u2026 Et certainement pas, ou alors exceptionnellement, pour en alimenter une pol\u00e9mique que, personnellement cependant, je trouve inutile\u2026 Mais je vous invite cependant, ardemment, \u00e0 lire la pr\u00e9face de Jean Dufaux, en entr\u00e9e de cet album\u2026 Tout y est dit, 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