{"id":11720,"date":"2026-10-28T09:25:32","date_gmt":"2026-10-28T08:25:32","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=11720"},"modified":"2026-10-28T09:25:32","modified_gmt":"2026-10-28T08:25:32","slug":"la-femme-chat-jean-claude-servais-et-la-faune-symbolique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2026\/10\/28\/la-femme-chat-jean-claude-servais-et-la-faune-symbolique\/","title":{"rendered":"La Femme-Chat \u2013 Jean-Claude Servais et la faune symbolique"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutes les mythologies, sans exception, font la part belle aux animaux\u2026 A travers elles, religions ou traditions, c\u2019est un peu comme si l\u2019homme, finalement, ne pouvait se d\u00e9finir que par rapport \u00e0 la faune dont il fait, pourtant, partie totalement\u2026 <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"593\" height=\"800\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/1-1.jpg?resize=593%2C800&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11722\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/1-1.jpg?w=593&amp;ssl=1 593w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/1-1.jpg?resize=222%2C300&amp;ssl=1 222w\" sizes=\"auto, (max-width: 593px) 100vw, 593px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright dupuis<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et c\u2019est \u00e0 ce rapport-l\u00e0, entre humains et animaux, que le dessinateur belge Jean-Claude Servais s\u2019int\u00e9resse depuis quelques albums\u2026 Dont celui-ci, apr\u00e8s les corbeaux, qui termine son cycle de bandes dessin\u00e9es intitul\u00e9 \u00ab\u00a0la faune symbolique\u00a0\u00bb. C\u2019est une bande dessin\u00e9e gaumaise, issue de cette r\u00e9gion entre Ardenne et France, dans laquelle vit Jean-Claude Servais, un des dessinateurs les plus essentiels de notre petite Belgique, une bd qui parle des f\u00e9lins qui depuis tr\u00e8s longtemps, vivent aux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019homme, ces chats qui ont \u00e9t\u00e9 ador\u00e9s, qui ont fait peur\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"663\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/2.jpg?resize=500%2C663&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11723\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/2.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/2.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright dupuis<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y a chez Jean-Claude Servais une v\u00e9ritable unit\u00e9 dans ce qui construit son \u0153uvre, l\u2019ensemble des albums dont il est le dessinateur et, parfois aussi, souvent m\u00eame, le sc\u00e9nariste, comme dans cette s\u00e9rie \u00ab\u00a0symbolique\u00a0\u00bb. Oui, plusieurs axes sont \u00e9vidents, th\u00e9matiquement et graphiquement, dans ses choix, dans ses r\u00e9cits. Il y a la nature, bien s\u00fbr, surtout celle de sa Gaume\u2026 Il y a les l\u00e9gendes, aussi, celles qui existent, et celles qu\u2019il invente ou r\u00e9invente\u2026 Il y a l\u2019Histoire, et ses injustices, et ses combats, la grande Histoire et les petites histoires des petites gens\u2026 Il y a la femme, forte et r\u00e9volt\u00e9e, s\u00e9duisante et souveraine\u2026 Et il y a, \u00e9videmment, les animaux\u00a0!<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1020\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/3.jpg?resize=768%2C1020&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11724\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/3.jpg?resize=771%2C1024&amp;ssl=1 771w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/3.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/3.jpg?resize=768%2C1019&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/3.jpg?w=904&amp;ssl=1 904w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright dupuis<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et ce livre-ci m\u00eale tout cela, avec infiniment de talent. Parce que, oui, Jean-Claude Servais est un de ces dessinateurs dont le talent est incontestable, dont les inspirations ne sont jamais lassantes\u2026 Avec \u00ab\u00a0La femme-chat\u00a0\u00bb, il nous emm\u00e8ne dans un village de Gaume, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de Florenville, \u00e0 quelques pas aussi de sa demeure\u2026 Dans ce village, une demeure abandonn\u00e9e reprend vie, des chats se multiplient, en m\u00eame temps, et un vieux secret va tuer\u2026 Tuer \u00e0 nouveau, sans doute, au gr\u00e9 d\u2019un temps qui r\u00e9veille sans cesse les m\u00eames superstitions\u2026 Ou les m\u00eames v\u00e9rit\u00e9s cach\u00e9es ou oubli\u00e9es\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1020\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/4-1.jpg?resize=768%2C1020&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11725\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/4-1.jpg?resize=771%2C1024&amp;ssl=1 771w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/4-1.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/4-1.jpg?resize=768%2C1019&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/4-1.jpg?w=904&amp;ssl=1 904w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright dupuis<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au centre de tout cela, une femme qui se transforme en chat, ou un chat qui se transforme en femme\u2026 Cette histoire-l\u00e0 est un peu le fil conducteur de cet album\u2026 Mais Jean-Claude Servais, comme dans les autres volumes de cette s\u00e9rie de la faune symbolique, prend le temps de d\u00e9couper ce r\u00e9cit en petits chapitres, et de profiter de ces \u00ab\u00a0entractes\u00a0\u00bb pour aborder des tas de th\u00e9matiques concernant les chats. Il nous parle de l\u2019Egypte, dans laquelle les chats \u00e9taient v\u00e9n\u00e9r\u00e9s, les chats noirs, dont la couleur exprimait une r\u00e9alit\u00e9 positive\u2026 Il nous parle de l\u2019Europe et du chat devenant symbole satanique\u2026 Il nous parle de Baudelaire pour qui <em>\u00ab\u00a0le chat est l\u2019esprit familier du lieu, il juge, il pr\u00e9side, il inspire toutes choses dans son empire. Peut-\u00eatre est-il f\u00e9e, est-il dieu<\/em>\u00a0\u00bb\u2026 Il met en dessins la m\u00e8re Michel et le comp\u00e8re Lustucru\u2026 Il rappelle que, plus que probablement, le chat est le seul animal \u00e0 avoir domestiqu\u00e9 l\u2019\u00eatre humain\u00a0!<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"481\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/5-1.jpg?resize=768%2C481&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-11726\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/5-1.jpg?w=799&amp;ssl=1 799w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/5-1.jpg?resize=300%2C188&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/5-1.jpg?resize=767%2C480&amp;ssl=1 767w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright servais<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le dessin de Servais est, comme toujours, d\u2019un r\u00e9alisme po\u00e9tique \u00e9poustouflant, et si cet album se termine sans dessins, c\u2019est que la culture de cet artiste aime \u00e0 m\u00e9langer les genres\u2026 Les derni\u00e8res pages de ce livre sont consacr\u00e9es \u00e0 une nouvelle choisie de mani\u00e8re parfaite, \u00ab\u00a0<em>le chat noir<\/em>\u00a0\u00bb, de Edgar Allan Poe, dans une traduction de Baudelaire\u2026 La Femme-chat, vous voyez, c\u2019est un album po\u00e9tique, cruel, passionnant\u00a0! Et j\u2019aime cette ombre de Baudelaire qui l\u2019illumine de part en part\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jacques et Josiane Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La Femme-Chat (auteur&nbsp;: Jean Claude Servais \u2013 couleurs&nbsp;: Guy Raives \u2013 \u00e9diteur&nbsp;: Dupuis \u2013 octobre 2026 \u2013 80 pages)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toutes les mythologies, sans exception, font la part belle aux animaux\u2026 A travers elles, religions ou traditions, c\u2019est un peu comme si l\u2019homme, finalement, ne pouvait se d\u00e9finir que par rapport \u00e0 la faune dont il fait, pourtant, partie totalement\u2026 Et c\u2019est \u00e0 ce rapport-l\u00e0, entre humains et animaux, que le dessinateur belge Jean-Claude Servais [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":11721,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[40],"tags":[],"class_list":["post-11720","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8dqsu-332","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/0-1.jpg?fit=500%2C665&ssl=1","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11720","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11720"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11720\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11727,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11720\/revisions\/11727"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11721"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11720"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11720"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11720"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}