{"id":1960,"date":"2018-06-03T10:51:39","date_gmt":"2018-06-03T08:51:39","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=1960"},"modified":"2018-06-03T10:51:39","modified_gmt":"2018-06-03T08:51:39","slug":"nos-embellies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2018\/06\/03\/nos-embellies\/","title":{"rendered":"Nos Embellies"},"content":{"rendered":"<p>Un livre positif, un livre qui donne envie de vivre pleinement, de sourire aux voisins, de prendre pied dans sa propre histoire d\u2019amour\u2026 Un album tout en tendresse, tout en observation, tout en soleil\u00a0!<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1961\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie1.jpg?resize=768%2C1041\" alt=\"\" width=\"768\" height=\"1041\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie1.jpg?w=1400&amp;ssl=1 1400w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie1.jpg?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie1.jpg?resize=768%2C1041&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie1.jpg?resize=756%2C1024&amp;ssl=1 756w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/p>\n<p><em>Nos embellies &#8211; \u00a9 Bamboo\/Grandangle<\/em><\/p>\n<p>C\u2019est un \u00a0\u00bb\u00a0premier album\u00a0\u00a0\u00bb pour cette jeune femme, Marie Duvoisin, dont le talent est d\u00e9j\u00e0 particuli\u00e8rement abouti. Son dessin est souple, ses personnages vivent et bougent, ont des visages superbement expressifs, ses paysages sont vari\u00e9s, et se r\u00e9v\u00e8lent bien plus que de simples d\u00e9cors en participant pleinement \u00e0 la construction du r\u00e9cit.<br \/>\nElle a une mani\u00e8re aussi, tr\u00e8s rare, de dessiner un enfant, un visage d\u2019enfant, de fa\u00e7on en m\u00eame temps r\u00e9aliste et po\u00e9tique, un peu dans la lign\u00e9e de quelques illustrateurs comme Joubert, en son temps, ou Follet\u2026 Ou m\u00eame Poulbot&#8230;<br \/>\nMarie Duvoisin a \u00e9galement un sens de la composition qui, de page en page, construit un livre sans temps mort, malgr\u00e9 le fait que, justement, l\u2019histoire racont\u00e9e, elle, nous parle du temps qui passe.<br \/>\nEt comment ne pas souligner la puissance po\u00e9tique de la couleur, une couleur dont la\u00a0 lumi\u00e8re varie, de ville en campagne, d\u2019int\u00e9rieur en montagne enneig\u00e9e, d\u2019\u00e9table en chambre assombrie. Une couleur qui se r\u00e9v\u00e8le le rythme premier de cette bd&#8230;<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1962\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie2.jpg?resize=768%2C1047\" alt=\"\" width=\"768\" height=\"1047\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie2.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie2.jpg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie2.jpg?resize=768%2C1047&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie2.jpg?resize=751%2C1024&amp;ssl=1 751w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/p>\n<p><em>Nos embellies &#8211; \u00a9 Bamboo\/Grandangle<\/em><\/p>\n<p>Dans ce livre r\u00e9jouissant, la sc\u00e9nariste Gw\u00e9nola Morizur nous fait d\u00e9couvrir quelques personnages qui n\u2019ont rien d\u2019exceptionnel, qui sont nos voisins, ou nous-m\u00eames.<br \/>\nIl y a une jeune femme qui apprend qu\u2019elle est enceinte\u2026 Il y a un jeune musicien qui a enfin la chance de signer chez un producteur int\u00e9ressant\u2026 Il y a un gamin que sa m\u00e8re envoie f\u00eater No\u00ebl \u00e0 Paris, loin du Canada, pour lui \u00e9viter les errances d\u2019un divorce difficile, il y a un homme solitaire qui vit au rythme de la montagne, il y a un jeune auto-stoppeur amoureux de la danse, et de ce fait en rupture avec sa famille.<br \/>\nAu vu de ce rapide r\u00e9sum\u00e9, on pourrait s\u2019attendre \u00e0 un succ\u00e9dan\u00e9 d\u2019une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9 de pi\u00e8tre qualit\u00e9, avec des caract\u00e8res typ\u00e9s, manich\u00e9ens, avec une histoire aux rebondissements attendus.<br \/>\nEt il est vrai qu\u2019on se doute bien, ne fut-ce que gr\u00e2ce au titre, que les al\u00e9as de l\u2019existence et les difficult\u00e9s de croire en des lendemains souriants, tout cela va s\u2019estomper et s\u2019ouvrir \u00e0 de vraies esp\u00e9rances. Mais la sc\u00e9nariste a choisi de profiter de ces \u00e9l\u00e9ments connus et reconnus pour les mettre en sc\u00e8ne, certes, mais en privil\u00e9giant, de bout en bout, l\u2019humain\u2026 Les rapports entre les \u00eatres, la pr\u00e9sence de l\u2019amour, sous toutes ses formes, le deuil, celui de la mort, celui de l\u2019absence, celui de la fuite, celui de la diff\u00e9rence non assum\u00e9e, non accept\u00e9e.<br \/>\nEt dans cette d\u00e9marche de plonger des personnages diff\u00e9rents les uns des autres dans des r\u00e9alit\u00e9s tout simplement quotidiennes, Gw\u00e9nola Morizur a trouv\u00e9 en la personne de Marie Duvoisin la complice parfaite\u00a0! Aucune fausse note n\u2019est \u00e0 mettre en \u00e9vidence, en effet, dans ce livre, qui \u00e9vite \u00e0 la fois le mis\u00e9rabilisme ambiant et le pessimisme de mise de plus en plus dans notre soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 la recherche d\u2019elle-m\u00eame, dans ce livre dans lequel les mots, ceux de tous les jours, ceux de la simplicit\u00e9, se m\u00e9langent intimement \u00e0 une narration graphique somptueuse et sans effets sp\u00e9ciaux.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1963\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie3.jpg?resize=640%2C199\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie3.jpg?w=640&amp;ssl=1 640w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie3.jpg?resize=300%2C93&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/p>\n<p><em>Nos embellies &#8211; \u00a9 Bamboo\/Grandangle<\/em><\/p>\n<p>Une embellie, c\u2019est sans aucun doute ce dont r\u00eavent bien des gens, de nos jours\u2026 Ce dont r\u00eave tout le monde, finalement, dans cet univers qui est n\u00f4tre et qui se contente tellement souvent de discours \u00e0 la place des gestes, un univers dans lequel ceux qui sont diff\u00e9rents, quelle que soit cette diff\u00e9rence, ont de moins en moins voix au chapitre\u2026<br \/>\nUne embellie, pour que la vie, pendant quelques instants seulement peut-\u00eatre, se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 elle-m\u00eame comme riche de possibles.<br \/>\nUne embellie pour apprivoiser le temps qui, de toute mani\u00e8re, accompagne nos pas et les accompagnera toujours.<br \/>\nEt ce qui est remarquable aussi, dans ce livre, c\u2019est que chaque personnage a ses propres attentes, ses propres espoirs d\u00e9\u00e7us, ses propres interrogations d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es. Et que l\u2019embellie, pour chacun d\u2019entre eux, ne peut appara\u00eetre qu\u2019\u00e0 la seule condition o\u00f9, toutes et tous, sont capables de se regarder l\u2019un l\u2019autre et d\u2019oublier leurs seules d\u00e9rives\u2026<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1964\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie4.jpg?resize=650%2C886\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"886\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie4.jpg?w=650&amp;ssl=1 650w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/embellie4.jpg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/p>\n<p><em>Nos embellies &#8211; \u00a9 Bamboo\/Gandangle<\/em><\/p>\n<p>\u00a0\u00bb\u00a0Nos Embellies\u00a0\u00ab\u00a0, c\u2019est ce que je pourrais appeler un livre convivial\u2026 Un livre qui conjugue \u00e0 tous les temps, \u00e0 tous les modes, le verbe esp\u00e9rer\u2026 Un livre qui, graphiquement, nous immerge dans des existences qui connaissent ou d\u00e9couvrent l\u2019importance de l\u2019environnement\u2026 Un livre qui laisse aussi la place au r\u00eave, et \u00e0 la beaut\u00e9 d\u2019un r\u00eave qui s\u2019accomplit, m\u00eame si ce n\u2019est que dans l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re du sourire\u2026<br \/>\nSi Lily, le personnage central de cet album, n\u2019avait pas voulu r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019envie du gamin Balthazar de vivre un No\u00ebl \u00e0 la montagne, dans la neige, aucune embellie n\u2019aurait pu avoir lieu\u2026<br \/>\nOui, c\u2019est un livre extr\u00eamement \u00a0\u00bb\u00a0positif\u00a0\u00ab\u00a0, un livre qui fait du bien, un livre qui nous montre que m\u00eame l\u2019hiver peut \u00eatre infiniment ensoleill\u00e9\u00a0!<\/p>\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><br \/>\n<strong>Nos Embellies (dessin\u00a0: Marie Duvoisin \u2013 sc\u00e9nario\u00a0: Gw\u00e9nola Morizur- \u00e9diteur\u00a0: Bamboo\/Grandangle)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un livre positif, un livre qui donne envie de vivre pleinement, de sourire aux voisins, de prendre pied dans sa propre histoire d\u2019amour\u2026 Un album tout en tendresse, tout en observation, tout en soleil\u00a0! 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