{"id":2456,"date":"2018-10-05T09:53:59","date_gmt":"2018-10-05T07:53:59","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=2456"},"modified":"2018-10-05T09:53:59","modified_gmt":"2018-10-05T07:53:59","slug":"bastien-vives-trois-livres-pour-un-erotisme-reinvente","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2018\/10\/05\/bastien-vives-trois-livres-pour-un-erotisme-reinvente\/","title":{"rendered":"Bastien Viv\u00e8s : trois livres pour un \u00e9rotisme r\u00e9invent\u00e9\u2026"},"content":{"rendered":"<p>Bastien Viv\u00e8s est un auteur superbement dou\u00e9. C\u2019est aussi un artiste qui refuse toute routine. Et il le prouve dans trois livres \u00e9tonnants, \u00e0 ne surtout pas mettre entre toutes les mains : \u00ab Le Chemisier \u00bb, \u00ab Petit Louis \u00bb et \u00ab La d\u00e9charge mentale \u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives0.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-2457\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives0.jpg?resize=675%2C1016\" alt=\"\" width=\"675\" height=\"1016\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives0.jpg?w=975&amp;ssl=1 975w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives0.jpg?resize=199%2C300&amp;ssl=1 199w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives0.jpg?resize=768%2C1156&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives0.jpg?resize=680%2C1024&amp;ssl=1 680w\" sizes=\"auto, (max-width: 675px) 100vw, 675px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Le Chemisier \u00a9 Casterman<\/em><\/p>\n<h4>Le Chemisier (\u00e9ditions Casterman)<\/h4>\n<p>S\u00e9verine est une \u00e9tudiante comme toutes les \u00e9tudiantes. Ou presque\u2026 Elle a l\u2019impression, souvent, d\u2019\u00eatre invisible, de n\u2019avoir, dans l\u2019existence des autres, \u00e0 commencer par celle de son compagnon, aucune importance, aucune utilit\u00e9.<br \/>\nA l\u2019occasion d\u2019un baby-sitting, la petite fille dont elle s\u2019occupe est malade et vomit sur elle. Elle re\u00e7oit un chemisier banc, en soie, pour rentrer chez elle. Et c\u2019est \u00e0 partir de ce moment que les regards vont enfin se poser sur son corps, s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 ce qu&rsquo;elle est&#8230; Les regards d\u2019un prof, des amis, des passants, d\u2019un flic rencontr\u00e9 par hasard. Ses propres regards, aussi, aux miroirs de ses quotidiens.<br \/>\nL\u2019habit fait le moine\u2026 La soie, en tout cas, donne peu \u00e0 peu \u00e0 S\u00e9verine une confiance en elle qui l\u2019\u00e9tonne et qui, progressivement, lui offre des d\u00e9sirs de libert\u00e9, dans tous les domaines de l\u2019existence.<br \/>\nAutour d\u2019elle, tout le monde semble sans cesse \u00a0\u00bb branch\u00e9 \u00a0\u00bb : internet, t\u00e9l\u00e9phone, t\u00e9l\u00e9chargements, t\u00e9l\u00e9, tablette\u2026 Avec son chemisier, S\u00e9verine apporte dans ce monde, qui \u00e9tait le sien, une ouverture, une porte vers le r\u00e9el, ce r\u00e9el fait de chairs, fait de mots, fait de plaisirs \u00e0 cr\u00e9er.<br \/>\nElle perd toutes ses inhibitions, ses tabous, et, avec la logique de son corps trop souvent oubli\u00e9, par les autres comme par elle, S\u00e9verine se lance \u00e0 la d\u00e9couverte de sa sexualit\u00e9, elle se fait exploratrice de la jouissance et du partage de sentiments et\/ou de sensations\u2026<br \/>\nCe \u00a0\u00bb Chemisier \u00a0\u00bb est un album \u00e9rotique, oui, sans aucun doute, avec une narration graphique efficace et limpide\u2026 Une narration, oui, parce que l\u2019\u00e9rotisme, finalement, n\u2019est dans ce livre qu\u2019un des axes du r\u00e9cit. \u00a0\u00bb Le Chemisier \u00a0\u00bb nous parle d\u2019aujourd\u2019hui, du regard, de l\u2019amour, de l\u2019actualit\u00e9, de la souffrance, du d\u00e9samour, de l\u2019\u00e9ducation et de l\u2019\u00e9veil \u00e0 la sexualit\u00e9, du f\u00e9minisme aussi. Et de la lente d\u00e9shumanisation due \u00e0 des progr\u00e8s technologiques qui oublient l&rsquo;humain et ses partages\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives3.jpg\"><br \/>\n<img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-2458\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives3.jpg?resize=594%2C871\" alt=\"\" width=\"594\" height=\"871\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives3.jpg?w=311&amp;ssl=1 311w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives3.jpg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w\" sizes=\"auto, (max-width: 594px) 100vw, 594px\" \/><\/a><em>Le Chemisier \u00a9 Casterman<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><strong>Petit Paul<\/strong> (\u00e9ditions Gl\u00e9nat)<\/h4>\n<p>Avec ce livre-ci, c\u2019est de mani\u00e8re totale que Bastien Viv\u00e8s nous livre une s\u00e9rie de tableaux intimes r\u00e9solument et profond\u00e9ment \u00e9rotiques, pornographiques m\u00eame. Mais \u00e0 la fa\u00e7on d\u2019un Apollinaire, celui des \u00a0\u00bb M\u00e9moires d\u2019un jeune Don Juan \u00ab\u00a0. C\u2019est-\u00e0-dire avec d\u00e9mesure, avec un humour de situation qui d\u00e9samorce un propos qui, autrement, aurait \u00e9t\u00e9 peut-\u00eatre trop direct.<br \/>\nPetit Paul est un gar\u00e7on de la campagne quelque peu diff\u00e9rent de ses petits camarades&#8230; La nature l\u2019a en effet dot\u00e9 d\u2019un organe intime d\u2019une taille plus qu\u2019imposante, et d\u2019une r\u00e9activit\u00e9 exceptionnelle \u00e0 toute pr\u00e9sence f\u00e9minine quelque peu lib\u00e9r\u00e9e et d\u00e9nud\u00e9e.<br \/>\nBien entendu, on peut s\u2019\u00e9tonner que Bastien Viv\u00e8s ait choisi un enfant comme h\u00e9ros charnel de ce livre. Mais il s\u2019agit, pour lui, de s\u2019inscrire dans la grande tradition d\u2019un \u00e9rotisme \u00e0 la fran\u00e7aise, qui eut ses beaux jours au d\u00e9but du vingti\u00e8me si\u00e8cle. Et la d\u00e9rision qui accompagne chaque petite tranche de vie de ce Petit Paul fait sourire avec d\u00e9lice souvent ! Petit Paul est le r\u00e9cit d\u2019un \u00e9veil, \u00e9veil \u00e0 la vie et \u00e0 tous ses d\u00e9lires\u2026 Un \u00e9veil dans lequel la morale n\u2019a pas grand-chose \u00e0 voir\u2026 Ni le s\u00e9rieux, d\u2019ailleurs !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives2.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-2459\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives2.jpg?resize=519%2C734\" alt=\"\" width=\"519\" height=\"734\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives2.jpg?w=353&amp;ssl=1 353w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives2.jpg?resize=212%2C300&amp;ssl=1 212w\" sizes=\"auto, (max-width: 519px) 100vw, 519px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Petit Paul \u00a9 Gl\u00e9nat<\/em><\/p>\n<h4><\/h4>\n<h4>La d\u00e9charge Mentale (\u00e9ditions bd-cul)<\/h4>\n<p>Cette petite maison d\u2019\u00e9dition annonce la couleur tout de suite, c\u2019est \u00e9vident !<br \/>\nMais avec Bastien Viv\u00e8s, il y a toujours de l\u2019\u00e9tonnement au rendez-vous, et des r\u00e9f\u00e9rences aussi\u2026<br \/>\nL\u2019histoire est simple, lin\u00e9aire. Roger, d\u00e9prim\u00e9, rencontre, par hasard, Michel, un ami qu\u2019il n\u2019a plus vu depuis des ann\u00e9es. Et Michel ram\u00e8ne son copain retrouv\u00e9 jusque chez lui. Et l\u00e0, il fait la connaissance de l\u2019\u00e9pouse de Roger, et de ses trois filles\u2026 Un quatuor de charme, un quatuor qui semble ne fonctionner, intellectuellement et socialement, qu\u2019au travers du plaisir sexuel. Un plaisir \u00e0 donner plus qu\u2019\u00e0 recevoir. Ces quatre femmes, aux \u00e2ges tr\u00e8s diff\u00e9rents les<br \/>\nuns des autres, sont un peu les vestales de l\u2019amour physique autant que des hommes \u00e0 qui elles offrent leurs talents.<br \/>\nIci aussi, la r\u00e9f\u00e9rence litt\u00e9raire est bien pr\u00e9sente. On ne peut pas ne pas penser \u00e0 Pierre Lou\u00ffs et \u00e0 son livre \u00a0\u00bb Trois filles de leur m\u00e8re \u00ab\u00a0.<br \/>\nMais l\u00e0 o\u00f9, avec Pierre Lou\u00ffs (et ceux qui l\u2019ont illustr\u00e9, comme Pichard, entre autres), le sexe \u00e0 la cha\u00eene prenait une allure v\u00e9nale, triviale, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019humour \u00e9tait souvent scatologique et exclusivement provocateur, ici, le talent de Bastien Viv\u00e8s est, encore une fois, de nous offrir des portraits plus que des actions, et de le faire avec un humour d\u00e9cal\u00e9 qu\u2019il prend plaisir, sans aucun doute, \u00e0 souligner dans les expressions des visages de ses protagonistes\u2026 Et m\u00eame si l\u2019action \u00a0\u00bb X \u00a0\u00bb est bien pr\u00e9sente, Bastien Viv\u00e8s parvient \u00e0 nous parler de la famille, du r\u00f4le de l\u2019homme, et de la n\u00e9cessit\u00e9 de ne pas vouloir imposer \u00e0 l\u2019\u00eatre aim\u00e9 sa propre notion de l\u2019amour.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives1.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2460\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives1.jpg?resize=508%2C350\" alt=\"\" width=\"508\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives1.jpg?w=508&amp;ssl=1 508w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/vives1.jpg?resize=300%2C207&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 508px) 100vw, 508px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>la d\u00e9charge mentale \u00a9 BD-Cul<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Trois livres, assez diff\u00e9rents les uns des autres\u2026 Trois livres qui illustrent la phrase d\u2019Andr\u00e9 Breton : \u00ab la pornographie, c\u2019est l\u2019\u00e9rotisme des autres \u00bb\u2026<br \/>\nTrois livres qui ont pourtant plusieurs points communs.<br \/>\nLe sexe, l\u2019\u00e9rotisme, et, oui, la pornographie, d\u2019abord. Ce ne sont pas des albums immoraux, mais bien plus amoraux. Et c\u2019est, outre le dessin de Viv\u00e8s, une des grandes qualit\u00e9s de ce trio d\u2019albums que cette attaque souriante, presque rabelaisienne des codes du bien-penser\u2026<br \/>\nUn autre point commun, c\u2019est la r\u00e9f\u00e9rence constante \u00e0 quelques dessinateurs, comme Varenne qu\u2019il faudra bien un jour ou l\u2019autre red\u00e9couvrir !<br \/>\nIl y a aussi les d\u00e9coupages cin\u00e9matographiques de Bastien Viv\u00e8s, qui impriment un rythme \u00e0 la fois soutenu et a\u00e9rien \u00e0 son dessin et \u00e0 ses r\u00e9cits.<br \/>\nEt puis, il y a, avouons-le, une obsession assum\u00e9e pour les appas f\u00e9minins opulents\u2026 Une obsession qui fait penser, ma foi, \u00e0 Tex Avery\u2026<br \/>\nTrois livres, donc, \u00e9tonnants, presque compl\u00e9mentaires tout compte fait\u2026<br \/>\nA r\u00e9server, c\u2019est une \u00e9vidence, \u00e0 un public adulte ! Et tol\u00e9rant\u2026<\/p>\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bastien Viv\u00e8s est un auteur superbement dou\u00e9. C\u2019est aussi un artiste qui refuse toute routine. Et il le prouve dans trois livres \u00e9tonnants, \u00e0 ne surtout pas mettre entre toutes les mains : \u00ab Le Chemisier \u00bb, \u00ab Petit Louis \u00bb et \u00ab La d\u00e9charge mentale \u00bb. 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