{"id":2851,"date":"2018-12-24T09:30:29","date_gmt":"2018-12-24T08:30:29","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=2851"},"modified":"2018-12-26T11:50:56","modified_gmt":"2018-12-26T10:50:56","slug":"moi-rene-tardi-prisonnier-de-guerre-au-stalag-iib-3-apres-la-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2018\/12\/24\/moi-rene-tardi-prisonnier-de-guerre-au-stalag-iib-3-apres-la-guerre\/","title":{"rendered":"Moi Ren\u00e9 Tardi Prisonnier de guerre Au Stalag IIB \u2013 3. Apr\u00e8s la guerre"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toute l\u2019intelligence, toute la r\u00e9volte, tout le talent exceptionnel de Jacques Tardi ! Cet ultime volume est un des meilleurs albums (si pas le meilleur !&#8230;) de l\u2019ann\u00e9e 2018 ! Si vous ne l\u2019avez pas encore, procurez-vous cette trilogie \u00e0 la fois historique et intime ! <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"540\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi0ter.jpeg?fit=768%2C346\" alt=\"\" class=\"wp-image-2853\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi0ter.jpeg?w=1200&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi0ter.jpeg?resize=300%2C135&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi0ter.jpeg?resize=768%2C346&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi0ter.jpeg?resize=1024%2C461&amp;ssl=1 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption><em>Moi, Ren\u00e9 Tardi \u2026 \u00a9 Casterman<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">N\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 d\u2019aucuns qui, se pensant \u00ab chroniqueurs \u00bb, ne lisent les livres qu\u2019ils commentent qu\u2019avec un regard fatigu\u00e9, n\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 ceux dont j\u2019ai lu les \u00ab critiques \u00bb qui prouvent qu\u2019ils se sont content\u00e9s de feuilleter ce livre et de s\u2019inspirer d\u2019un communiqu\u00e9 de presse pour vite d\u00e9nigrer une \u0153uvre \u00e0 laquelle ils sont incapables de comprendre quoi que ce soit, n\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 ceux-l\u00e0, oui : je le dis haut et fort, ce livre, et les deux pr\u00e9c\u00e9dents, ne s\u2019adressent pas uniquement aux passionn\u00e9s de Tardi ! Ils sont une \u0153uvre compl\u00e8te qui nous raconte, importante, essentielle, \u00e0 la fois de l\u2019int\u00e9rieur et de l\u2019ext\u00e9rieur, toute une \u00e9poque qu\u2019il vaut mieux, de nos jours, de ne pas oublier, celle de la guerre 40\/45 et des ann\u00e9es qui l\u2019ont suivie. Une \u0153uvre exceptionnelle, tant au niveau du texte, omnipr\u00e9sent et historiquement fouill\u00e9, qu\u2019au niveau du graphisme d\u2019une extraordinaire efficacit\u00e9.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec le m\u00eame souci qui animait Tardi dans tous les livres qu\u2019il a consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019autre guerre, celle que l\u2019on disait derni\u00e8re, celle que l\u2019on appelait \u00abgrande\u00bb, Jacques Tardi a voulu faire ici, en abordant la \u00ab seconde \u00bb guerre mondiale, \u0153uvre d\u2019historien. Mais d\u2019un historien subjectif, d\u2019un historien ne pouvant s\u2019emp\u00eacher de r\u00e9agir, de prendre position.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce \u00ab Moi Ren\u00e9 Tardi\u2026 \u00bb est un long dialogue\u2026 Un dialogue qui n\u2019a jamais vraiment eu lieu\u2026 Un dialogue entre un fils et son p\u00e8re, un militaire perdu dans l\u2019horreur de la guerre, d\u2019abord, celle d\u2019un camp de prisonniers, ensuite, celle du long trajet le ramenant au pays et \u00e0 une autre horreur, celle de l\u2019apr\u00e8s-guerre, enfin.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un dialogue ?&#8230; Un monologue, plut\u00f4t, celle du p\u00e8re, un monologue imagin\u00e9 par un Tardi adulte se restaurant \u00e0 son enfance, \u00e0 son adolescence. Un monologue que Jacques Tardi, d\u2019ailleurs, il y a 33 ans, avait d\u00e9j\u00e0 pens\u00e9 \u00e0 entamer dans la pr\u00e9face de son livre \u00ab Mine de plomb \u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A ce titre, on peut dire que cette trilogie est sans doute l\u2019\u0153uvre la plus personnelle de Jacques Tardi. L\u2019\u0153uvre qu\u2019il a port\u00e9e sans lui donner vie pendant de longues ann\u00e9es\u2026  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jacques Tardi, donc, fait parler son p\u00e8re. Avec des mots retrouv\u00e9s au travers de ses propres souvenirs d\u2019enfant, avec des mots d\u00e9couverts dans des carnets h\u00e9rit\u00e9s, avec des mots dans lesquels on entend, vraiment, la voix de ce p\u00e8re qui, de retour en France, d\u00e9couvre un pays qui n\u2019est plus vraiment le sien. Ce p\u00e8re qui, ne trouvant pas sa place dans le monde civil se voit oblig\u00e9, pour survivre \u00e0 lui-m\u00eame et \u00e0 ses souvenances, de rempiler dans une arm\u00e9e pour laquelle, cependant, il n\u2019a aucun respect.   <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi1.jpg?resize=505%2C505\" alt=\"\" class=\"wp-image-2854\" width=\"505\" height=\"505\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi1.jpg?w=340&amp;ssl=1 340w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi1.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi1.jpg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 505px) 100vw, 505px\" \/><figcaption><br><em>Moi, Ren\u00e9 Tardi \u2026 \u00a9 Casterman<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Moi Ren\u00e9 Tardi\u2026 \u00bb, c\u2019est un r\u00e9cit de m\u00e9moire. De m\u00e9moires plurielles\u2026 La narration de Jacques Tardi se vit et se dessine au gr\u00e9 du souvenir et de ses renaissances, donc sans toujours de souci temporel pr\u00e9cis. Ces souvenirs se m\u00ealent \u00e0 ceux de ses parents, de ses grands-parents, et les digressions sont nombreuses. Ces souvenances sont \u00e9galement celles de la grande Histoire, cette histoire majuscule que Tardi nous conte, en filigrane, une Histoire qui n\u2019a d\u2019importance que vue \u00e0 taille humaine, m\u00eame si le c\u00f4t\u00e9 didactique et \u00e9rudit est bien pr\u00e9sent.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jacques Tardi se dessine tel qu\u2019il fut, sans doute, tel qu\u2019il continue \u00e0 se voir, certainement, \u00e0 \u00eatre, simplement : un adolescent qui veut comprendre et qui, de ce fait, ne peut que se r\u00e9volter. Il remet sa propre construction en perspective de celles de ceux qui lui furent proches, aim\u00e9s ou pas, et dont il nous restitue en images immobiles les mouvances et les v\u00e9cus.   <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce faisant, Jacques Tardi fait bien plus \u0153uvre, ici, d\u2019illustrateur que de dessinateur de bande dessin\u00e9e. Mais sa mani\u00e8re de faire de l\u2019illustration n\u2019a rien de statique, que du contraire, et chaque dessin, ainsi, devient un lieu, un paysage, un pays, fait d\u2019humanit\u00e9, d\u2019horreur, parfois d\u2019humanisme.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toute existence n\u2019est-elle pas \u00e0 l\u2019image de cette construction narrative : m\u00e9lang\u00e9e, avec des allers-retours incessants entre les diff\u00e9rentes \u00e9poques v\u00e9cues ? C\u2019est pour cette raison que ce livre, intime et personnel, ne peut que toucher tout le monde, tant il est vrai que tous les m\u00e9andres de la m\u00e9moire sont identiques chez tous les humains\u2026  <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi2.jpg?resize=529%2C529\" alt=\"\" class=\"wp-image-2855\" width=\"529\" height=\"529\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi2.jpg?w=340&amp;ssl=1 340w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi2.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi2.jpg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 529px) 100vw, 529px\" \/><figcaption><br><em>Moi, Ren\u00e9 Tardi \u2026 \u00a9 Casterman<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette trilogie est, finalement, un \u00ab journal \u00bb, comme celui de  L\u00e9autaud, comme les romans de C\u00e9line aussi. Il ne cache rien des r\u00e9alit\u00e9s v\u00e9cues par Tardi p\u00e8re, par Tardi fils, par sa m\u00e8re, par la culpabilit\u00e9 qu\u2019elle a r\u00e9ussi pendant des ann\u00e9es \u00e0 inculquer \u00e0 son fils. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un journal qui nous montre aussi que seule la cr\u00e9ation, quelle qu\u2019elle soit, peut permettre \u00e0 l\u2019individu d\u2019\u00eatre autre chose qu\u2019une ombre de l\u2019existence. D\u2019o\u00f9 la pr\u00e9sence d\u2019un p\u00e9lican ramen\u00e9 d\u2019Allemagne par Ren\u00e9 Tardi, et qui est un peu comme la base-m\u00eame de l\u2019envie, du besoin de Jacques Tardi de cr\u00e9er, lui aussi, au travers du dessin. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le sc\u00e9nario est d\u2019une richesse \u00e9poustouflante. Le texte occupe une grande place, et le dessin, avec une utilisation des couleurs, avec des r\u00e9f\u00e9rences nombreuses, all\u00e8ge ce texte. Mais il pousse, en m\u00eame temps, le lecteur \u00e0 ne pas zapper, \u00e0 lire jusqu\u2019au bout chaque parcelle de dialogue imagin\u00e9 mais si peu imaginaire. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et puis, il y a ces dessins qui, r\u00e9guli\u00e8rement, au fil de cet album, nous montrent les personnages centraux de ces horribles ann\u00e9es 40 et 50\u2026 Et nous les mettent en sc\u00e8ne dans des portraits presque identiques\u2026 Goering, Hitler, Staline, entre autres, se montrent, comme en posant, sur fond d\u2019ossuaires aux immobilismes hurleurs\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, il y a le noir, il y a le blanc, avec, de temps \u00e0 autre, l\u2019utilisation de couleurs simples, primaires, qui d\u00e9finissent un lieu, une \u00e9poque, une ambiance\u2026 Rouge sang, bleu pour le plaisir\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On n\u2019est pas loin des voyelles de Rimbaud\u2026 On est \u00e9galement tr\u00e8s proche du \u00ab Je est un autre \u00bb, du m\u00eame Rimbaud, lui qui nous racontait la mort et la guerre dans un des plus beaux po\u00e8mes qui aient jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9crits, \u00ab Le Dormeur du Val \u00bb\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Oui, je suis et serai toujours passionn\u00e9 par Jacques Tardi, par la fid\u00e9lit\u00e9 qu\u2019il a toujours eue \u00e0 tout ce qu\u2019il fut et crut en ses jeunesses lointaines.  <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi3.jpg?resize=503%2C503\" alt=\"\" class=\"wp-image-2856\" width=\"503\" height=\"503\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi3.jpg?w=340&amp;ssl=1 340w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi3.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi3.jpg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 503px) 100vw, 503px\" \/><figcaption><br><em>Moi, Ren\u00e9 Tardi \u2026 \u00a9 Casterman<\/em><br><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et cette trilogie, autour de son p\u00e8re, autour de la deuxi\u00e8me guerre mondiale (avec des r\u00e9miniscences de la guerre 14\/18, malgr\u00e9 tout\u2026), me semble \u00eatre, dans son \u0153uvre importante, une des r\u00e9ussites les plus marquantes ! <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces trois livres prouvent avec puissance que la bande dessin\u00e9e peut et doit aborder tous les sujets de l\u2019humanit\u00e9, donc de l\u2019humanisme. Ces trois livres se doivent de trouver une place, croyez-moi, dans votre biblioth\u00e8que ! <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jacques Schra\u00fbwen <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Moi Ren\u00e9 Tardi Prisonnier de guerre Au Stalag IIB \u2013 3. Apr\u00e8s la guerre (auteur : Jacques Tardi \u2013 \u00e9diteur : Casterman) <\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"650\" height=\"860\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi4.jpg?resize=650%2C860\" alt=\"\" class=\"wp-image-2857\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi4.jpg?w=650&amp;ssl=1 650w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tardi4.jpg?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><figcaption><br><em>Moi, Ren\u00e9 Tardi \u2026 \u00a9 Casterman<\/em><\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toute l\u2019intelligence, toute la r\u00e9volte, tout le talent exceptionnel de Jacques Tardi ! Cet ultime volume est un des meilleurs albums (si pas le meilleur !&#8230;) de l\u2019ann\u00e9e 2018 ! 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