{"id":2988,"date":"2019-01-14T16:34:35","date_gmt":"2019-01-14T15:34:35","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=2988"},"modified":"2019-01-14T16:34:42","modified_gmt":"2019-01-14T15:34:42","slug":"sambre-celle-que-mes-yeux-ne-voient-pas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2019\/01\/14\/sambre-celle-que-mes-yeux-ne-voient-pas\/","title":{"rendered":"Sambre : Celle que mes yeux ne voient pas"},"content":{"rendered":"\n<p>La suite passionn\u00e9e et passionnelle d\u2019une s\u00e9rie culte\u2026  <\/p>\n\n\n\n<p>Cela fait plus de trente ans que cette s\u00e9rie existe\u2026 Une s\u00e9rie qui d\u00e9crit les soubresauts de la grande Histoire, au travers des errances d\u2019une famille\u2026 Une famille marqu\u00e9e par la couleur rouge, celle des regards qui se croisent ou s\u2019\u00e9vitent, celle des violences et des r\u00e9volutions qui ne sont peut-\u00eatre que des r\u00e9voltes\u2026  <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"299\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre0ter.jpg?resize=768%2C299\" alt=\"\" class=\"wp-image-2989\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre0ter.jpg?w=950&amp;ssl=1 950w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre0ter.jpg?resize=300%2C117&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre0ter.jpg?resize=768%2C299&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Sambre \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il y a la s\u00e9rie-m\u00e8re\u2026 Il y a aussi, en parall\u00e8le, et avec d\u2019autres dessinateurs, plusieurs d\u00e9clinaisons diff\u00e9rentes qui s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 d\u2019autres branches de cette famille, les Sambre, et \u00e0 la mal\u00e9diction qui semble les frapper. <\/p>\n\n\n\n<p>Cet album-ci est, en fait, le huiti\u00e8me tome (et avant-dernier sans doute\u2026) de la s\u00e9rie-m\u00e8re\u2026 Nous sommes en fin de dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle, dans une France qui a peu \u00e0 peu oubli\u00e9 les utopies de la r\u00e9volution, les d\u00e9mesures du premier empire, les claudicants retours de la royaut\u00e9, une France qui n\u2019a pas encore connu l\u2019humiliation de Sedan et encore moins le soul\u00e8vement de Paris. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes en compagnie de Bernard-Marie et de Judith, du monde feutr\u00e9 de la Province pour l\u2019un, du monde de la prostitution pour l\u2019autre, un fr\u00e8re et une s\u0153ur jumeaux poss\u00e9dant entre eux une moiti\u00e9 de ressemblance.  <\/p>\n\n\n\n<p>Et ce sont eux, ces deux adolescents aux destins s\u00e9par\u00e9s et antinomiques, qui se font le sujet de ce huiti\u00e8me album.  <\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont eux, on le sent, qui vont clore cette saga puissante, ce roman-fleuve dessin\u00e9 qui a accompagn\u00e9 l\u2019existence de son auteur pendant bien des ann\u00e9es.  <\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Sambre \u00bb, c\u2019est l\u2019\u0153uvre de toute une vie, oui\u2026 Une \u0153uvre qui s\u2019est nourrie de l\u2019existence m\u00eame de son auteur, tr\u00e8s certainement ! <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"555\" height=\"737\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre1.jpg?resize=555%2C737\" alt=\"\" class=\"wp-image-2991\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre1.jpg?w=555&amp;ssl=1 555w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre1.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w\" sizes=\"auto, (max-width: 555px) 100vw, 555px\" \/><figcaption>Sambre \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre-oeuvre-dune-vie.mp3\"><\/audio><figcaption>Yslaire: \u0153uvre d&rsquo;une vie<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Comme dans tous ses livres, Yslaire aime peaufiner son travail de sc\u00e9nario en nous faisant p\u00e9n\u00e9trer, profond\u00e9ment, dans l\u2019\u00e9poque qu\u2019il aborde. Ici, il s\u2019agit du second empire. Un moment d\u2019apr\u00e8s-r\u00e9volution, en quelque sorte, avec un empereur qui a r\u00e9ussi \u00e0 ce que l\u2019opposition n\u2019ait plus droit de parole, en tout cas sur le territoire fran\u00e7ais.  <\/p>\n\n\n\n<p>Un moment, aussi, o\u00f9, loin des guerres qui ne sont encore qu\u2019en devenir, loin des r\u00e9volutions qui, toutes, ne peuvent qu\u2019\u00eatre adolescentes, alors que les adolescents, eux, finissent toujours par vieillir, loin des intransigeances de toutes sortes, celles du pass\u00e9, celles en attente, ce moment se r\u00e9v\u00e8le celui d\u2019une \u00e9volution dans le monde des sciences comme dans celui des r\u00e9formes sociales.  <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pour cela que Bernard-Marie s\u2019int\u00e9resse aux papillons\u2026 Avec un symbolisme \u00e9vident : on ne peut que penser aux papillons du r\u00eave, \u00e0 ceux qui palpitent dans le ventre au moment des \u00e9mois amoureux, on ne peut que penser aussi au Sphynx et \u00e0 ses questions silencieuses. <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pour cela aussi que Bernard-Marie s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la photographie, cette science qui, avant de devenir un art, s\u2019aventure dans des mondes \u00e9sot\u00e9riques et spirites que Victor Hugo, de son c\u00f4t\u00e9, a mis \u00e0 la mode.  <\/p>\n\n\n\n<p>Cela dit, au-del\u00e0 du cadre historique pr\u00e9cis, et parfaitement rendu, graphiquement comme sc\u00e9naristiquement, Yslaire, comme \u00e0 son habitude, prend le temps de cr\u00e9er des ponts entre hier et aujourd\u2019hui. Ce \u00ab Sambre \u00bb-ci nous parle, \u00e0 demi-mot, de migration\u2026 Les fils, instinctivement, doivent-ils terminer les trajets entam\u00e9s par leurs p\u00e8res ? Et penser \u00e0 son avenir, n\u2019est-ce pas aussi r\u00eaver de sa mort ? <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"888\" height=\"1176\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre2.jpg?fit=768%2C1017\" alt=\"\" class=\"wp-image-2993\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre2.jpg?w=888&amp;ssl=1 888w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre2.jpg?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre2.jpg?resize=768%2C1017&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre2.jpg?resize=773%2C1024&amp;ssl=1 773w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Sambre \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre-\u00e9poque.mp3\"><\/audio><figcaption>Yslaire: l&rsquo;\u00e9poque<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre-les-chemins-des-p\u00e8res...-jumeaux.._.mp3\"><\/audio><figcaption>Yslaire: Chemin des p\u00e8res<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Ce livre est aussi, me semble-t-il, bien plus litt\u00e9raire que les pr\u00e9c\u00e9dents. Avec un travail sur le texte, de la part d\u2019Yslaire, qui s\u2019enfouit au plus profond, souvent, de l\u2019\u00e2me humaine, au travers de formes qui se d\u00e9voilent comme extr\u00eamement po\u00e9tiques.  <\/p>\n\n\n\n<p>Et puis, il y a les r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raires, qui \u00e9maillent le r\u00e9cit, parfois discr\u00e8tement, parfois plus directement. Il y a l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du miroir, cher \u00e0 Cocteau\u2026 Il y a Hugo, Shakespeare, Baudelaire, et m\u00eame Offenbach\u2026 il y a de l\u2019anti-Saint-Exup\u00e9ry, avec une phrase \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 du trop connu et tr\u00e8s stupide \u00ab s\u2019aimer, c\u2019est regarder \u00e0 deux dans la m\u00eame direction \u00bb ! <\/p>\n\n\n\n<p>Ce livre est un livre sur le mensonge et le silence, sur le r\u00eave et le r\u00e9el. Sur le regard, surtout, essentiellement\u2026 Une tante aveugle, un \u0153il qui pleure des larmes de sang, retouche de photos pour changer le regard qu\u2019on peut porter sur la r\u00e9alit\u00e9, regard d\u2019homme, regard de femme qui, au-del\u00e0 de l\u2019absence, cr\u00e9ent deux histoires diff\u00e9rentes, regard qui cherche \u00e0 immortaliser l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re au feu d\u2019actes essentiellement cr\u00e9atifs.  <\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet album, on rentre profond\u00e9ment \u00e0 l\u2018int\u00e9rieur du regard qui, au d\u00e9part, \u00e9tait plus un alibi graphique qu\u2019un moteur puissant de la narration !&#8230;  <\/p>\n\n\n\n<p>Oui, ce livre est vraiment celui des yeux\u2026 Ces yeux qui, silencieux, me paraissent crier ces mots de Rimbaud : \u00ab Je est un autre\u2026 \u00bb ! <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"1062\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre3.jpg?fit=768%2C1020\" alt=\"\" class=\"wp-image-2996\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre3.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre3.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre3.jpg?resize=768%2C1020&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre3.jpg?resize=771%2C1024&amp;ssl=1 771w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Sambre \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre-regards.mp3\"><\/audio><figcaption>Yslaire: regards<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Amour diff\u00e9rent, non romantique <\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce huiti\u00e8me \u00e9pisode, en fait, on quitte la forme du feuilleton romantique pour se plonger dans un \u00e9vident modernisme, celui de la pens\u00e9e comme celui du v\u00e9cu quotidien. Au fil des albums, l\u2019univers de Sambre est devenu de plus en plus introspectif. De plus en plus personnel, et, de ce fait, de plus en plus passionnant et, ma foi, passionnel, oui\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u00ab Sambre \u00bb, Yslaire parle d\u2019amour, toujours, m\u00eame lorsque c\u2019est de haine et de mort que se nourrissent ses trames narratives. <\/p>\n\n\n\n<p>Et ici, dans \u00ab Celle que mes yeux ne voient pas\u2026 \u00bb (soulignons, au passage, le MES yeux !), Yslaire fait tout pour que se rencontrent deux \u00eatres, deux jumeaux, que tout \u00e9loigne pourtant l\u2019un de l\u2019autre. Le romantisme est loin, tr\u00e8s loin, d\u00e9sormais\u2026 La haine et la d\u00e9sesp\u00e9rance aussi, lentement, qui semblent s\u2019estomper. Au profit, sans doute, d\u2019une suite \u00e0 cet album, une suite dans laquelle, au-del\u00e0 des v\u00e9rit\u00e9s familiales, l\u2019Amour majuscule pourrait peut-\u00eatre bien prendre vie\u2026 et image ! <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"665\" height=\"935\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre4.jpg?resize=665%2C935\" alt=\"\" class=\"wp-image-2998\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre4.jpg?w=665&amp;ssl=1 665w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre4.jpg?resize=213%2C300&amp;ssl=1 213w\" sizes=\"auto, (max-width: 665px) 100vw, 665px\" \/><figcaption>Sambre \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre-la-suite.mp3\"><\/audio><figcaption>Yslaire: la suite<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Je me dois d\u2019avouer que, pour certains des \u00e9pisodes pr\u00e9c\u00e9dents, et surtout peut-\u00eatre ceux des s\u00e9ries \u00ab parall\u00e8les \u00bb, j\u2019avais \u00e9prouv\u00e9 des difficult\u00e9s \u00e0 m\u2019y retrouver, \u00e0 ne pas me perdre dans des m\u00e9andres de sc\u00e9nario tr\u00e8s (trop\u2026) entrem\u00eal\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p>Ici, il n\u2019en a rien \u00e9t\u00e9, que du contraire, et c\u2019est d\u2019une traite que j\u2019ai lu ce livre\u2026 Avant, quelques jours plus tard, de le relire\u2026. Et depuis, de le feuilleter, r\u00e9guli\u00e8rement, tant le dessin me para\u00eet \u00eatre, dans son semi-r\u00e9alisme presque plus expressionniste que romantique, d\u2019une totale r\u00e9ussite, d\u2019un complet aboutissement ! <\/p>\n\n\n\n<p>Sambre est et reste, incontestablement, une \u0153uvre culte, oui !&#8230;. Et ce huiti\u00e8me album en dessine superbement de nouveaux horizons ! <\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Jacques Schra\u00fbwen <\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Sambre : Celle que mes yeux ne voient pas (auteur : Yslaire &#8211;  \u00e9diteur : Gl\u00e9nat<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La suite passionn\u00e9e et passionnelle d\u2019une s\u00e9rie culte\u2026 Cela fait plus de trente ans que cette s\u00e9rie existe\u2026 Une s\u00e9rie qui d\u00e9crit les soubresauts de la grande Histoire, au travers des errances d\u2019une famille\u2026 Une famille marqu\u00e9e par la couleur rouge, celle des regards qui se croisent ou s\u2019\u00e9vitent, celle des violences et des r\u00e9volutions [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2990,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[3,7],"tags":[],"class_list":["post-2988","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bd-de-s-a-z","category-s"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/sambre0.jpg?fit=650%2C864&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8dqsu-Mc","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2988","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2988"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2988\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3001,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2988\/revisions\/3001"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2990"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2988"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2988"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2988"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}