{"id":3260,"date":"2019-03-06T09:46:47","date_gmt":"2019-03-06T08:46:47","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=3260"},"modified":"2019-03-06T09:46:48","modified_gmt":"2019-03-06T08:46:48","slug":"aristophania-1-le-royaume-dazur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2019\/03\/06\/aristophania-1-le-royaume-dazur\/","title":{"rendered":"Aristophania : 1. Le Royaume d&rsquo;Azur"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans cette chronique, le dessinateur parle avec passion de ce livre qui m\u00eale fantastique et portrait social d\u2019un vingti\u00e8me si\u00e8cle naissant\u2026 Le royaume d\u2019Azur est celui de la magie, il est celui du r\u00eave, il est lumineux, comme l\u2019est cet album&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/ds1.static.rtbf.be\/article\/image\/770xAuto\/6\/c\/1\/4a5fe38ddd81d8794e4ace7f2ff7047e-1551606948.jpg?w=768&#038;ssl=1\" alt=\"aristophania\"\/><figcaption>               Aristophania \u00a9 Dargaud             <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous sommes dans les ann\u00e9es 1900. Tout commence par des sc\u00e8nes aux couleurs grises, des sc\u00e8nes de travail en usine, des sc\u00e8nes qui nous montrent&nbsp;la mis\u00e8re de la classe ouvri\u00e8re de ce d\u00e9but de si\u00e8cle aux industries d\u00e9j\u00e0 omnipotentes. Marseille est une ville tentaculaire, dans laquelle une \u00e9trange violence, comme n\u00e9e d\u2019un ailleurs improbable, prend vie et fait mourir un de ces ouvriers, le p\u00e8re de trois enfant, Calixte, Victor et Basile.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces trois orphelins, apr\u00e8s avoir fui la cit\u00e9 phoc\u00e9enne, se retrouvent \u00e0 Paris, et puis sont recueillis par une femme \u00e2g\u00e9e, Aristophania Bolt, qui les emm\u00e8ne dans le sud de la France, l\u00e0 o\u00f9 le soleil fait oublier les grisailles qu\u2019ont v\u00e9cues ces trois enfants. Et c\u2019est l\u00e0, dans ce \u00a0\u00bb&nbsp;royaume d\u2019azur&nbsp;\u00ab\u00a0, que vont commencer \u00e0 la fois leurs qu\u00eates plurielles et leurs apprentissages \u00e0 un univers qu\u2019ils ne connaissent pas, celui de la magie, du fantastique, donc du merveilleux et de l\u2019horreur&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jo\u00ebl Parnotte, le dessinateur, a un dessin qui se diff\u00e9rencie quelque peu de ses pr\u00e9c\u00e9dents albums. On sent son trait plus imm\u00e9diat, privil\u00e9giant le mouvement ici, le regard l\u00e0, le d\u00e9cor encore\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au-del\u00e0 de cette spontan\u00e9it\u00e9 artistique, il y a \u00e9galement chez Parnotte une v\u00e9rit\u00e9 dans la mani\u00e8re dont il traite les environnements, nombreux et diff\u00e9rents, qui \u00e9maillent ce premier volume. Il y a, certes, une excellente documentation, mais il y a surtout tout le plaisir qu\u2019il a pris \u00e0 jouer avec les couleurs, avec les perspectives, avec le rendu d\u2019une \u00e9poque sans \u00e2me\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/aristophania-dessin.mp3\"><\/audio><figcaption>Jo\u00eal Parnotte: le spontan\u00e9 du dessin<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/aristophania-doc-plaisir.mp3\"><\/audio><figcaption><br>Jo\u00eal Parnotte: plaisir et documentation<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/ds1.static.rtbf.be\/article\/image\/770xAuto\/4\/c\/c\/88dee91859983555f6a089e510c4b35b-1551607004.jpeg?w=768&#038;ssl=1\" alt=\"Aristophania\"\/><figcaption>                 Aristophania \u00a9 Dargaud             <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le&nbsp; sc\u00e9nario de Xavier Dorison, comme \u00e0 son habitude, ne laisse que peu de choses dans l\u2019ombre\u2026 Et m\u00eame si, dans toute s\u00e9rie, le premier volume est toujours une sorte de pr\u00e9sentation, une sorte de prologue \u00e0 la saga qui va suivre, le talent de Dorison, justement, est de r\u00e9ussir \u00e0 faire cette \u00a0\u00bb&nbsp;pr\u00e9sentation&nbsp;\u00a0\u00bb sans en faire en m\u00eame temps un simple g\u00e9n\u00e9rique. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son sc\u00e9nario est rythm\u00e9, comme le dessin qui le compl\u00e8te \u00e0 merveille, leur union cr\u00e9ant ainsi une sorte de symphonie graphique qui offre, d\u00e8s le premier abord, une existence r\u00e9elle \u00e0 chaque personnage\u2026 Et ce, toujours, au-del\u00e0 de la caricature, m\u00eame pour les personnages qui ne sont que secondaires.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/aristophania-scenario-rythme.mp3\"><\/audio><figcaption><br>Jo\u00eal Parnotte: sc\u00e9nario et rythme<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/aristophania-dorison.mp3\"><\/audio><figcaption><br>Jo\u00eal Parnotte: Xavier Dorison<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/ds1.static.rtbf.be\/article\/image\/770xAuto\/7\/5\/0\/1bce6200eb0c69357b0153bb073653a3-1551607045.jpg?w=768&#038;ssl=1\" alt=\"aristophania\"\/><figcaption>                Aristophania  \u00a9 Dargaud             <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans cette s\u00e9rie, Xavier Dorison, en homme de mots, ne manque pas de r\u00e9f\u00e9rences, bien entendu. L\u2019\u00e9poque qu\u2019il traite s\u2019y pr\u00eate \u00e0 merveille, d\u2019ailleurs&nbsp;! Il y a les Mis\u00e9rables, il y a les Pieds Nickel\u00e9s, Mary Poppins aussi, d\u2019une certaine fa\u00e7on, il y a aussi et surtout la cr\u00e9ation d\u2019un langage \u00e9sot\u00e9rique, un langage dans lequel, tout comme dans l\u2018histoire qu\u2019il nous raconte, tout est symboles\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et comme chez Stephen King, Dorison met en sc\u00e8ne des enfants, tr\u00e8s diff\u00e9rents les uns des autres, mais qui, pour se sauver, pour sauver le monde, le leur en tout cas, se devront, on le devine tr\u00e8s vite, d&rsquo;unir leurs diff\u00e9rences. C\u2019est un peu \u00a0\u00bb&nbsp;Ca&nbsp;\u00a0\u00bb revisit\u00e9, dans des paysages qui, d\u2019urbains, deviennent champ\u00eatres\u2026 Et Dorison s\u2019amuse, c\u2019est une \u00e9vidence, tout comme Parnotte d\u2019ailleurs, \u00e0 nous promener, lecteurs heureux, des bas-fonds de Paris aux lumi\u00e8res somptueuses d\u2019un Midi sur lequel flotte l\u2019ombre de Giono.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec un sc\u00e9nario comme celui de Dorison, on aurait pu s\u2019attendre \u00e0 de l\u2019\u00e9pique, \u00e0 de la folie graphique, \u00e0 des grandes envol\u00e9es fantastiques. Il n\u2019en est rien, et, en filiation avec quelques grands illustrateurs du vingti\u00e8me si\u00e8cle, Parnotte parvient \u00e0 nous livrer un r\u00e9cit \u00e0 la fois intime et ouvert sur le monde, avec un soin soutenu qu\u2019il apporte \u00e0 nous faire, par son dessin, des portraits de personnalit\u00e9s qui occupent l\u2019espace narratif.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/aristophania-influences.mp3\"><\/audio><figcaption><br>Jo\u00eal Parnotte: influences<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/ds1.static.rtbf.be\/article\/image\/770xAuto\/e\/4\/2\/ca70e1149fca7b2d71b31ca5f9a4fe94-1551607088.jpg?w=768&#038;ssl=1\" alt=\"aristophania\"\/><figcaption>                 Aristophania \u00a9 Dargaud             <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce premier volume est une entr\u00e9e en mati\u00e8re qui donne l\u2019envie de d\u00e9couvrir, tr\u00e8s vite, ce que seront tous les pouvoirs de ces trois enfants et, surtout, de cette Aristophania dont l\u2019\u00e2ge est d\u2019un charme lumineux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aristophania, qui dit&nbsp;: \u00a0\u00bb&nbsp;Souffrir \u00e0 la place des autres est moins utile que de les aimer&nbsp;\u00ab\u00a0\u2026 Tout comme elle affirme que le temps ne se gagne jamais et que, pour vivre bien plus que survivre, il faut sans doute recommencer \u00e0 croire aux f\u00e9es\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Aristophania\u00a0: 1. Le Royaume d\u2019Azur (dessin\u00a0: Jo\u00ebl Parnotte \u2013 sc\u00e9nario\u00a0: Xavier Dorison \u2013 \u00e9diteur\u00a0: Dargaud)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"200\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/aristophania0bis.png?resize=768%2C200\" alt=\"\" class=\"wp-image-3261\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/aristophania0bis.png?w=960&amp;ssl=1 960w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/aristophania0bis.png?resize=300%2C78&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/aristophania0bis.png?resize=768%2C200&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption><br>Aristophania \u00a9 Dargaud <\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans cette chronique, le dessinateur parle avec passion de ce livre qui m\u00eale fantastique et portrait social d\u2019un vingti\u00e8me si\u00e8cle naissant\u2026 Le royaume d\u2019Azur est celui de la magie, il est celui du r\u00eave, il est lumineux, comme l\u2019est cet album&nbsp;! Nous sommes dans les ann\u00e9es 1900. Tout commence par des sc\u00e8nes aux couleurs grises, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3262,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[16,14],"tags":[],"class_list":["post-3260","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-a","category-bd-de-a-a-f"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/aristophania0.jpg?fit=650%2C856&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8dqsu-QA","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3260","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3260"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3260\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3268,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3260\/revisions\/3268"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3262"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3260"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3260"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3260"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}