{"id":3273,"date":"2019-03-08T11:05:22","date_gmt":"2019-03-08T10:05:22","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=3273"},"modified":"2019-03-08T11:05:23","modified_gmt":"2019-03-08T10:05:23","slug":"agata-tome-1-le-syndicat-du-crime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2019\/03\/08\/agata-tome-1-le-syndicat-du-crime\/","title":{"rendered":"Agata: Tome 1 &#8211; Le Syndicat Du Crime"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Olivier Berlion, interview\u00e9 dans cette chronique, est l\u2019auteur complet d\u2019une BD qui nous emm\u00e8ne dans une Am\u00e9rique des ann\u00e9es 30, sur les traces de Lucky Luciano et d\u2019une superbe blonde\u00a0!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/ds1.static.rtbf.be\/article\/image\/770xAuto\/e\/d\/1\/736fc6e59aab6283684dbc3428efa9a3-1551616838.jpg?w=768&#038;ssl=1\" alt=\"agata\"\/><figcaption>                 Agata \u00a9 Gl\u00e9nat             <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous sommes en 1931. Agata est une jeune polonaise, blonde et souriante, musicienne et d\u00e9racin\u00e9e, qui d\u00e9barque aux Etats-Unis, fuyant son pays et le \u00a0\u00bb&nbsp;p\u00e9ch\u00e9&nbsp;\u00a0\u00bb qu\u2019elle y a commis, un avortement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette Am\u00e9rique dans laquelle elle arrive sera-t-elle pour elle le lieu d\u2019un nouveau d\u00e9part, ou n&rsquo;est-elle qu&rsquo;un mirage de plus,&nbsp;comme pour tant et de migrants qu\u2019elle croise \u00e0 Ellis Island, porte d\u2019entr\u00e9e dans un monde qui n\u2019a rien d\u2019idyllique?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un monde dans lequel le pouvoir n\u2019appartient (d\u00e9j\u00e0&nbsp;!&#8230;) plus \u00e0 la politique, un monde dans lequel la mafia occupe tous les \u00e9chelons de la soci\u00e9t\u00e9 dite civile. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et cette s\u00e9rie naissante nous dresse le portrait, certes, de cette jeune femme, amoureuse de la musique, qui va d\u00e9couvrir le jazz, qui est recueillie par des compatriotes, qui travaille dans un bar et tombe amoureuse de son propri\u00e9taire, qui se lie d\u2019amiti\u00e9 avec un gamin espi\u00e8gle et remuant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais elle nous dresse aussi, en parall\u00e8le, le portrait sans concession d\u2019un des plus connus et des plus puissants des mafiosi&nbsp;: Lucky Luciano&nbsp;! <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Olivier Berlion, pour nous conter ces deux histoires, aurait pu faire le choix d\u2019un graphisme aussi noir que le sont les romans abordant ces th\u00e8mes sombres de la litt\u00e9rature et de l\u2019Histoire m\u00eal\u00e9es. Il n\u2019en est rien, et c\u2019est la premi\u00e8re des qualit\u00e9s de cet album&nbsp;: la lumi\u00e8re, chaude, souriante, qui sert de trame de fond \u00e0 son r\u00e9cit, au travers d&rsquo;une couleur puissante.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/ds1.static.rtbf.be\/article\/image\/770xAuto\/f\/0\/d\/ec3ab733499e9a0226432e4fd4448427-1551616881.jpg?w=768&#038;ssl=1\" alt=\"agata\"\/><figcaption>                 Agata \u00a9 Gl\u00e9nat             <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et cette lumi\u00e8re, n\u00e9e sans doute de la beaut\u00e9 de la belle Agata, cette jeune femme qui pourrait n\u2019\u00eatre qu\u2019une \u00a0\u00bb&nbsp;vamp&nbsp;\u00a0\u00bb et qui se r\u00e9v\u00e8le infiniment plus forte et plus intelligente, cette lueur qui ressemble \u00e0 celle de l\u2019espoir, elle jaillit aussi de la fa\u00e7on dont Olivier Berlion nous montre \u00e0 voir un des \u00e9l\u00e9ments importants de ce&nbsp;livre&nbsp;: la musique, et, plus sp\u00e9cifiquement, le jazz. Une musique pour laquelle, en quelques endroits de son r\u00e9cit, Berlion se fait didactique. Une musique, surtout, qui devient le rythme presque chaloup\u00e9 \u00e0 certains moments, endiabl\u00e9 \u00e0 d\u2019autres, des mots et des dessins.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/agatha-jazz.mp3\"><\/audio><figcaption>Olivier Berlion: la musique<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/ds1.static.rtbf.be\/article\/image\/770xAuto\/9\/9\/d\/fea07775513404e9032a393f1839eb3e-1551616918.jpg?w=768&#038;ssl=1\" alt=\"agata\"\/><figcaption>               Agata \u00a9 Gl\u00e9nat             <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Olivier Berlion est un dessinateur r\u00e9aliste\u2026 Surtout ici, dans cette nouvelle s\u00e9rie. Un dessinateur dont on ne peut pas oublier la superbe s\u00e9rie \u00a0\u00bb Sales Mioches&nbsp;\u00ab\u00a0, dans laquelle son r\u00e9alisme se faisait souple, presque po\u00e9tique. Son style, alors, faisait penser \u00e0 quelques grands a\u00een\u00e9s, comme Poulbot, Forget ou Joubert. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette mani\u00e8re qu\u2019il avait d\u2019approcher la physionomie de ses personnages, Olivier Berlion ne l\u2019a pas perdue totalement, loin s\u2019en faut. Et m\u00eame si, dans ce \u00a0\u00bb&nbsp;Agata&nbsp;\u00a0\u00bb comme dans Toni Corso ou l\u2019Art du Crime, autres \u0153uvres qu\u2019il a sign\u00e9es, le &nbsp;sujet trait\u00e9 demande \u00e0 son trait d\u2019\u00eatre r\u00e9solument proche du r\u00e9el, Olivier Berlion retrouve cette esp\u00e8ce de fra\u00eecheur qui \u00e9tait la sienne dans l\u2019approche graphique qu\u2019il fait de l\u2019enfance\u2026 Et d\u2019un personnage qui, dans ce premier volume, se r\u00e9v\u00e8le vite bien plus qu\u2019un simple second r\u00f4le. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/agatha-enfant.mp3\"><\/audio><figcaption><br>Olivier Berlion: l&rsquo;enfance<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/ds1.static.rtbf.be\/article\/image\/770xAuto\/6\/0\/a\/db02fd75572720972393bc5250e0a899-1551616957.jpg?w=768&#038;ssl=1\" alt=\"agata\"\/><figcaption>                 Agata \u00a9 Gl\u00e9nat             <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Auteur complet de cet album, Olivier Berlion a fait le choix, \u00e9galement, de privil\u00e9gier, malgr\u00e9 le parall\u00e9lisme des histoires racont\u00e9es, une unit\u00e9 de temps, une imm\u00e9diatet\u00e9 de lecture, aussi, gr\u00e2ce \u00e0 un d\u00e9coupage classique. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A partir d\u2019une documentation parfaitement assum\u00e9e, en utilisant quelques raccourcis temporels qui n\u2019enl\u00e8vent rien au plaisir de la lecture, en m\u00ealant le polar, le romantisme, voire m\u00eame le m\u00e9lo, cet auteur parvient \u00e0 \u00e9tonner\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A \u00e9tonner aussi par la facilit\u00e9 qui semble sienne \u00e0 nous faire ressentir le poids du temps qui passe, et ce en passant de s\u00e9quence en s\u00e9quence, sans jamais briser le rythme de la narration. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/agatha-temps.mp3\"><\/audio><figcaption><br>Olivier Berlion: le temps<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/ds1.static.rtbf.be\/article\/image\/770xAuto\/d\/1\/c\/b7b2cff761ececeef14fb5941d4202a5-1551616995.jpg?w=768&#038;ssl=1\" alt=\"agata\"\/><figcaption>                 Agata  \u00a9 Gl\u00e9nat             <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce premier volume, on d\u00e9couvre les Etats-Unis des ann\u00e9es 30, la violence presque institutionnalis\u00e9e, la d\u00e9liquescence du monde politique. On rencontre, surtout, quelques personnages hauts en couleurs, dont les existences se laissent d\u00e9couvrir avec un v\u00e9ritable naturel. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La mise en sc\u00e8ne de ce premier acte est vraiment r\u00e9ussie, presque cin\u00e9matographique, tout en restant ancr\u00e9e aux codes du roman am\u00e9ricain noir. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout est en place, d\u00e9sormais, pour que Luciano, Agata et le destin se retrouvent en face \u00e0 face dans les albums \u00e0 venir&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Agata: Tome 1 &#8211; Le Syndicat Du Crime (auteur\u00a0: Olivier Berlion \u2013 \u00e9diteur\u00a0: Gl\u00e9nat)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"384\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/agata0bis.jpg?resize=768%2C384\" alt=\"\" class=\"wp-image-3278\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/agata0bis.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/agata0bis.jpg?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/agata0bis.jpg?resize=768%2C384&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption><br> Agata \u00a9 Gl\u00e9nat <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00b5<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Olivier Berlion, interview\u00e9 dans cette chronique, est l\u2019auteur complet d\u2019une BD qui nous emm\u00e8ne dans une Am\u00e9rique des ann\u00e9es 30, sur les traces de Lucky Luciano et d\u2019une superbe blonde\u00a0! 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