{"id":3676,"date":"2019-05-17T11:46:21","date_gmt":"2019-05-17T09:46:21","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=3676"},"modified":"2019-05-17T11:46:21","modified_gmt":"2019-05-17T09:46:21","slug":"brian-bones-detective-prive-3-corvette-57","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2019\/05\/17\/brian-bones-detective-prive-3-corvette-57\/","title":{"rendered":"Brian Bones, D\u00e9tective Priv\u00e9 : 3. Corvette 57"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De la bande dessin\u00e9e classique, un dessinateur belge, une intrigue souriante et anim\u00e9e, des personnages hauts en couleur : un bon moment de lecture \u00e0 passer ! <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"746\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout1.jpg?resize=746%2C1000\" alt=\"\" class=\"wp-image-3677\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout1.jpg?w=746&amp;ssl=1 746w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout1.jpg?resize=224%2C300&amp;ssl=1 224w\" sizes=\"auto, (max-width: 746px) 100vw, 746px\" \/><figcaption><br>C<em>orvette 57  \u00a9 \u00e9ditions Paquet<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous sommes en 1959. Brian Bones, d\u00e9tective priv\u00e9 travaillant pour une compagnie d&rsquo;assurances, va devoir enqu\u00eater sur une bien \u00e9trange disparition. Celle d\u2019une voiture mythique, la Corvette 57, enlev\u00e9e par des petits hommes venus de l\u2019espace dans leurs ovnis lumineux !&#8230;  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En fait, ce sc\u00e9nario correspond parfaitement \u00e0 l\u2019ambiance qui r\u00e9gnait dans ces ann\u00e9es-l\u00e0. Le monde se partageait entre deux blocs, les USA et leur lib\u00e9ralisme \u00e0 outrance, et l\u2019URSS et son communisme exacerb\u00e9. Il en r\u00e9sultait une peur de l\u2019autre, au sens large du terme. Et la conqu\u00eate spatiale qui commen\u00e7ait \u00e0 faire plus que pointer le bout de son nez faisait r\u00eaver, certes, mais faisait aussi tr\u00e8s peur. Le monde dit civilis\u00e9 des Etats-Unis, et de tous les pays qui se blottissaient dans son giron, craignait une invasion venant de l\u2019Est ou des \u00e9toiles ! <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par son c\u00f4t\u00e9 \u00ab sf \u00bb, ce sc\u00e9nario, donc, colle \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des ann\u00e9es 50. Mais ce sc\u00e9nario est aussi, et surtout, une histoire polici\u00e8re qui m\u00e9lange deux sortes de codes du polar, les codes fran\u00e7ais, avec des personnages qu\u2019on pourrait trouver en toile de fond dans les romans de L\u00e9o Malet, et les codes am\u00e9ricains, plus proches de Carter Brown que de Chandler. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A partir de ce m\u00e9lange, Rodolphe construit une histoire efficace, vive, sans temps morts, un agr\u00e9able divertissement. Un divertissement qui se poursuit, bien entendu, dans le dessin de Georges Van Linthout. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un dessin qui se savoure dans ses d\u00e9tails : des animaux perdus dans les d\u00e9cors, des d\u00e9cors qui, urbains ou campagnards, donnent du rythme et de la profondeur de champ au r\u00e9cit, un r\u00e9cit dessin\u00e9 qui adore repr\u00e9senter le quotidien des personnages, un r\u00e9veil difficile, un verre que l\u2019on prend \u00e0 plusieurs, des mains qui se serrent\u2026 Le tout avec des couleurs qui, finalement, prennent peu de place\u2026 <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"787\" height=\"1053\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout2.jpg?fit=765%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-3678\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout2.jpg?w=787&amp;ssl=1 787w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout2.jpg?resize=224%2C300&amp;ssl=1 224w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout2.jpg?resize=768%2C1028&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout2.jpg?resize=765%2C1024&amp;ssl=1 765w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption><br>C<em>orvette 57  \u00a9 \u00e9ditions Paquet<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthoutscenariodessin2.mp3\"><\/audio><figcaption>Georges Van Linthout: le sc\u00e9nario et le dessin<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthoutdecors2.mp3\"><\/audio><figcaption>Georges Van Linthout: les d\u00e9cors<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec une s\u00e9rie comme celle-ci, on se trouve, de mani\u00e8re flagrante, dans une bande dessin\u00e9e qu\u2019on ne peut que qualifier de \u00ab classique \u00bb. Van Linthout, \u00e0 ce titre, est un dessinateur \u00e9tonnant, capable de nous plonger dans des univers tr\u00e8s graphiques, comme avec \u00ab Mojo \u00bb, et de s\u2019amuser, ensuite, \u00e0 cr\u00e9er des personnages venus tout droit de ce qu&rsquo;on peut appeler l\u2019\u00e9cole de Charleroi, avec des femmes aux courbes \u00e9videntes, avec des amourettes souriantes, avec des rebondissements narratifs et graphiques simples sans \u00eatre simplistes. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La BD est multiforme\u2026 Et passer un bon moment ou s\u2019enfouir dans un r\u00e9cit qui fait r\u00e9fl\u00e9chir, ces deux p\u00f4les de la lecture font que cette multiplication des formes du neuvi\u00e8me art prouve toute sa qualit\u00e9 ! Et tout son int\u00e9r\u00eat ! <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"650\" height=\"871\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout3.jpg?resize=650%2C871\" alt=\"\" class=\"wp-image-3679\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout3.jpg?w=650&amp;ssl=1 650w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout3.jpg?resize=224%2C300&amp;ssl=1 224w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><figcaption><br>C<em>orvette 57  \u00a9 \u00e9ditions Paquet<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthoutclassique2.mp3\"><\/audio><figcaption>Georges Van Linthout: de la bd classique<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce qui, personnellement, m\u2019a plu dans ce livre, c\u2019est le c\u00f4t\u00e9 presque nostalgique de l\u2019\u00e9poque qui y est racont\u00e9e et dessin\u00e9e. Bien s\u00fbr, il y a les personnages, bien typ\u00e9s, avec leurs caract\u00e8res reconnaissables \u00e0 chaque expression dessin\u00e9e. Les personnages f\u00e9minins, entre autres, m\u00e9ritent assur\u00e9ment le d\u00e9tour, tout comme l\u2019Indien ! <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais ce que j\u2019aime vraiment, dans un album bd, c\u2019est que le regard du lecteur ne soit pas focalis\u00e9 sur la seule action en cours. J\u2019ai toujours pens\u00e9 que lire une bande dessin\u00e9e, c\u2019\u00e9tait aussi laisser ses yeux, et donc son imagination, voleter dans tous les coins et recoins d\u2019une page, d\u2019une image. C\u2019est ce que faisait par exemple Franquin, avec un g\u00e9nie total. C\u2019est aussi ce que font Walth\u00e9ry ou Lambil. Et c\u2019est bien ce qui se remarque \u00e9galement dans ce Brian Bones qui prom\u00e8ne son h\u00e9ros dans une Am\u00e9rique r\u00eav\u00e9e, une Am\u00e9rique aux pulpeuses passantes, une Am\u00e9rique aux paysages vari\u00e9s, une Am\u00e9rique des ann\u00e9es 50 peupl\u00e9e de voitures toutes plus belles les unes que les autres, toutes bien plus originales que celles d\u2019aujourd\u2019hui qui se ressemblent toutes ! <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthoutannees502.mp3\"><\/audio><figcaption>Georges Van Linthout: les ann\u00e9es 50<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Brian Bones est un \u00ab priv\u00e9 \u00bb qui appartient \u00e0 une vraie famille de bd, celle qui aime faire se rencontrer des r\u00e9cits \u00ab noirs \u00bb et un dessin souriant.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et, dans ce style d\u2019aventures polici\u00e8res, dans ce style d\u2019histoires lin\u00e9aires et sympathiques, Van Linthout et Rodolphe s\u2019en donnent \u00e0 c\u0153ur joie ! <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jacques Schra\u00fbwen <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Brian Bones, D\u00e9tective Priv\u00e9 : 3. Corvette 57 (dessin : Georges Van Linthout \u2013 sc\u00e9nario : Rodolphe \u2013 couleurs : Stibane \u2013 \u00e9diteur : \u00e9ditions Paquet)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"650\" height=\"873\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout0.jpg?resize=650%2C873\" alt=\"\" class=\"wp-image-3680\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout0.jpg?w=650&amp;ssl=1 650w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout0.jpg?resize=223%2C300&amp;ssl=1 223w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><figcaption><br><\/figcaption><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De la bande dessin\u00e9e classique, un dessinateur belge, une intrigue souriante et anim\u00e9e, des personnages hauts en couleur : un bon moment de lecture \u00e0 passer ! Nous sommes en 1959. Brian Bones, d\u00e9tective priv\u00e9 travaillant pour une compagnie d&rsquo;assurances, va devoir enqu\u00eater sur une bien \u00e9trange disparition. Celle d\u2019une voiture mythique, la Corvette 57, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3680,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[17,14],"tags":[],"class_list":["post-3676","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-b","category-bd-de-a-a-f"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/vanlinthout0.jpg?fit=650%2C873&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8dqsu-Xi","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3676","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3676"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3676\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3686,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3676\/revisions\/3686"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3680"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3676"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3676"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3676"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}