{"id":3992,"date":"2019-08-09T08:30:17","date_gmt":"2019-08-09T06:30:17","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=3992"},"modified":"2019-07-31T11:32:46","modified_gmt":"2019-07-31T09:32:46","slug":"gibrat-lhiver-en-ete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2019\/08\/09\/gibrat-lhiver-en-ete\/","title":{"rendered":"Gibrat &#8211; l&rsquo;hiver en \u00e9t\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Un \u00ab art-book \u00bb consacr\u00e9 \u00e0 un des plus grands auteurs du neuvi\u00e8me art<\/h4>\n\n\n\n<p>Jean-Pierre Gibrat est bien plus qu\u2019un \u00ab vieux routier \u00bb de la bande dessin\u00e9e. Il fait partie de ces auteurs qui, de par leurs talents, ont marqu\u00e9 l\u2019\u00e9volution de cet art \u00e0 part enti\u00e8re !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"384\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat0bis.jpg?resize=768%2C384\" alt=\"\" class=\"wp-image-3994\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat0bis.jpg?w=980&amp;ssl=1 980w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat0bis.jpg?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat0bis.jpg?resize=768%2C384&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Gibrat &#8211; l&rsquo;hiver en \u00e9t\u00e9 \u00a9 Daniel Maghen <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 un livre qui tente de r\u00e9sumer l\u2019\u0153uvre d\u2019un artiste vivant, \u00e9crivain, peintre, photographe, j\u2019ai toujours une petite g\u00eane. Les \u00a0\u00bb r\u00e9trospectives \u00a0\u00bb artistiques ressemblent tellement souvent \u00e0 des hommages presque posthumes !&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais face \u00e0 cet \u00ab\u00a0hiver en \u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, aucune g\u00eane, que du contraire ! Ce livre est un voyage, non au travers de toute la carri\u00e8re de Jean-Pierre Gibrat, mais au long des chemins qui ont affirm\u00e9, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, son talent exceptionnel. Ce n\u2019est donc pas dans ce livre-ci que vous retrouverez trace de ses anciennes bd, comme \u00a0\u00bb La Parisienne \u00ab\u00a0. De page en page, et avec une qualit\u00e9 d\u2019impression absolument remarquable, c\u2019est le Gibrat d\u2019aujourd\u2019hui que l\u2019on d\u00e9couvre.<\/p>\n\n\n\n<p>Une d\u00e9couverte au travers de ses dessins, qui sont comme des illustrations intemporelles d\u2019une \u0153uvre en constante recherche de qualit\u00e9, mais aussi au travers d\u2019une longue interview, orchestr\u00e9e par Rebecca Manzoni.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce livre est aussi, pour Gibrat, une fa\u00e7on, non de laisser une trace dans l\u2019histoire d\u2019un art que l\u2019on dit neuvi\u00e8me, mais, plus simplement, de laisser un part de lui dans la m\u00e9moire future de ses petits-enfants.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"433\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat1.jpg?resize=768%2C433\" alt=\"\" class=\"wp-image-3995\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat1.jpg?w=1020&amp;ssl=1 1020w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat1.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat1.jpg?resize=768%2C433&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Gibrat &#8211; l&rsquo;hiver en \u00e9t\u00e9 \u00a9 Daniel Maghen <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/SCHRAUWEN-Jacques-gibrat-petits-enfantgs.mp3\"><\/audio><figcaption> Jean-Pierre Gibrat : mes petits-enfants<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans le monde de la bande dessin\u00e9e, les auteurs perdent souvent le souvenir de ceux qui les ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s. Ou pr\u00e9f\u00e8rent ne pas en parler. Ce n\u2019est pas le cas de Gibrat, loin s\u2019en faut, lui qui, dans ce livre, assume pleinement les influences qui ont \u00e9t\u00e9 les siennes et qui ont abouti \u00e0 ce qu\u2019on ne peut qualifier aujourd\u2019hui que de \u00a0\u00bb style \u00a0\u00bb personnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Un style, dont il parle, sereinement, avec une sorte de respect pour ceux qui lui ont permis d\u2019arriver \u00e0 cette pr\u00e9sence graphique \u00e0 l\u2019\u00e9vidente personnalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Un style qui n\u2019est pas sans rappeler quelques grands illustrateurs du vingti\u00e8me si\u00e8cle, comme Poulbot, ou Joubert. Joubert qu\u2019il n\u2019a d\u00e9couvert que tardivement et qui, donc, n\u2019a en rien influenc\u00e9 son approche des \u00a0\u00bb visages \u00ab\u00a0\u2026 Mais s\u2019il n\u2019y a pas de filiation, il y a bien, entre ces deux artistes, un parall\u00e9lisme des talents\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"413\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat2.png?resize=640%2C413\" alt=\"\" class=\"wp-image-3996\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat2.png?w=640&amp;ssl=1 640w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat2.png?resize=300%2C194&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><figcaption> Gibrat &#8211; l&rsquo;hiver en \u00e9t\u00e9 \u00a9 Daniel Maghen <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/SCHRAUWEN-Jacques-gibrat-style.mp3\"><\/audio><figcaption> Jean-Pierre Gibrat : le style<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>En son temps, Pierre Joubert a illustr\u00e9 les po\u00e8mes de Rimbaud, dans un style qui ne ressemblait en rien \u00e0 ses illustrations pour le scoutisme. J\u2019ai r\u00eav\u00e9, en lisant ce livre-ci, \u00ab L\u2019hiver en \u00e9t\u00e9 \u00bb, \u00e0 un Gibrat illustrant, lui, Baudelaire\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai toujours pens\u00e9 d\u2019ailleurs que l\u2019essence m\u00eame de tout acte cr\u00e9atif r\u00e9side dans ce qu\u2019on peut appeler largement la \u00ab po\u00e9sie \u00bb\u2026 Pas celle des rimes, mais celle des mots et de leurs errances\u2026 Et avec Gibrat, on peut aussi parler de style litt\u00e9raire, tant ses sc\u00e9narios se r\u00e9v\u00e8lent toujours extr\u00eamement construits au niveau des phrases et de leurs rythmes. L\u00e0 aussi, sans doute, les influences assum\u00e9es et essentielles sont d\u00e9celables, et je pense \u00e0 Maupassant, C\u00e9line, voire m\u00eame Audiard\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Gibrat, c\u2019est un dessinateur de sensations, m\u00eame au plus profond de dessins au r\u00e9alisme lumineux.<\/p>\n\n\n\n<p>Il dessine l\u2019amour et le d\u00e9sir, mais toujours de fa\u00e7on pudique, plus sensuelle qu\u2019\u00e9rotique, sauf lorsqu\u2019il s\u2019approche des visages et, surtout, des regards.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Coloriste \u00bb d\u2019exception \u00e9galement, Gibrat aime les brillances qui semblent \u00e9clairer deux yeux d\u2019une lueur int\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<p>Son style, qu\u2019on pourrait qualifier de classique, au sens noble du terme, est aussi celui d\u2019un peintre de la lumi\u00e8re\u2026 C\u2019est au travers d\u2019elle, au profond de ses flagrances et de ses mouvances, qu\u2019il d\u00e9finit les sentiments de ses personnages, la violence ou la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 d\u2019un paysage, d\u2019un d\u00e9cor, d\u2019un mouvement.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"609\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat3.png?resize=640%2C609\" alt=\"\" class=\"wp-image-3997\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat3.png?w=640&amp;ssl=1 640w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat3.png?resize=300%2C285&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><figcaption> Gibrat &#8211; l&rsquo;hiver en \u00e9t\u00e9 \u00a9 Daniel Maghen <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/SCHRAUWEN-Jacques-gibrat-lumi\u00e8ree-regard.mp3\"><\/audio><figcaption> Jean-Pierre Gibrat : la lumi\u00e8re et le regard<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Une des grandes caract\u00e9ristiques de tous les livres de Jean-Pierre Gibrat r\u00e9side aussi dans une v\u00e9ritable sinc\u00e9rit\u00e9. Ce sont, certes, des \u0153uvres de fiction\u2026 Mais ce sont des r\u00e9cits dans lesquels l\u2019auteur est sans cesse pr\u00e9sent, par les \u00e9motions qui sont les siennes, par les engagements humains et politiques, au sens le plus large du terme, qu\u2019il revendique du bout des crayons, du bout des sourires. Et ce depuis<\/p>\n\n\n\n<p>son personnage de Goudard !&#8230; A ce titre, on peut le rapprocher de l\u2019immense Jacques Tardi qui, de la guerre 14-18 \u00e0 celle de 40-45, en passant par Polonius ou Ad\u00e8le Blansec, n\u2019a jamais abandonn\u00e9 ses id\u00e9aux de jeunesse. Jean-Pierre Gibrat est de cette race-l\u00e0, celle des vrais cr\u00e9ateurs !<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-on raconter une histoire qu\u2019on n\u2019a pas v\u00e9cue, ne fut-ce qu\u2019en toute petite partie ? La r\u00e9ponse de ces artistes-l\u00e0 est simple : sans sinc\u00e9rit\u00e9, aucune \u0153uvre artistique ne peut \u00eatre porteuse d\u2019\u00e9motion, et seule l\u2019\u00e9motion, finalement, est un lien entre l\u2019auteur et ses spectateurs, ses lecteurs\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"740\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat4.jpg?fit=768%2C517\" alt=\"\" class=\"wp-image-3998\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat4.jpg?w=1100&amp;ssl=1 1100w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat4.jpg?resize=300%2C202&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat4.jpg?resize=768%2C517&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat4.jpg?resize=1024%2C689&amp;ssl=1 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Gibrat &#8211; l&rsquo;hiver en \u00e9t\u00e9 \u00a9 Daniel Maghen <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/SCHRAUWEN-Jacques-gibrat-sinc\u00e9rit\u00e9.mp3\"><\/audio><figcaption> Jean-Pierre Gibrat : la sinc\u00e9rit\u00e9<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Une des autres constances de Gibrat, dans ses derniers albums, bien \u00e9videmment, mais dans ses \u0153uvres plus anciennes aussi, m\u00eame si c\u2019\u00e9tait de mani\u00e8re plus contemporaine, c\u2019est la grande Histoire. Celle des hommes et de la mort, celle des id\u00e9es et de leurs inutilit\u00e9s, celles du r\u00eave politique et de l\u2018horreur quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Gibrat va toujours au-del\u00e0 de l\u2019Histoire. Ses descriptions dessin\u00e9es de la guerre d\u2019Espagne sont d\u2019une belle fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 ce qu\u2019elle fut\u2026 Mais sa mani\u00e8re d\u2019aborder cette \u00e9poque, comme celle de la guerre 40-45, n\u2019est pas de se contenter d\u2019un r\u00e9cit inscrit dans une narration historique.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis toujours, ce qui fait vibrer Gibrat, ce qui rend tous ses livres passionnants, c\u2019est l&rsquo;espoir, l\u2019humanisme, la volont\u00e9 et le besoin de d\u00e9passer les id\u00e9es pour inscrire son dessin et son r\u00e9cit dans le quotidien d\u2019\u00eatres humains que tout un chacun peut croiser.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2398\" height=\"3200\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat5.jpg?fit=767%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-3999\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat5.jpg?w=2398&amp;ssl=1 2398w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat5.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat5.jpg?resize=768%2C1025&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat5.jpg?resize=767%2C1024&amp;ssl=1 767w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat5.jpg?w=1536&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat5.jpg?w=2304&amp;ssl=1 2304w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Gibrat &#8211; l&rsquo;hiver en \u00e9t\u00e9 \u00a9 Daniel Maghen <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/SCHRAUWEN-Jacques-gibrat-Histoire.mp3\"><\/audio><figcaption> Jean-Pierre Gibrat : l&rsquo;Histoire<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les livres d\u2019art consacr\u00e9s \u00e0 des auteurs de bande dessin\u00e9e se multiplient, de nos jours. Avec plus ou moins de r\u00e9ussite ou de succ\u00e8s, il faut bien le reconna\u00eetre ! Mais ce livre-ci ne souffre aucune faiblesse. Il nous montre un auteur, pas \u00e0 sa table de travail, mais dans tous les gestes qui pr\u00e9c\u00e8dent et suivent son \u00a0\u00bb boulot \u00a0\u00bb d\u2019artiste. Avec Gibrat, l\u2019hiver et l\u2019\u00e9t\u00e9, chromatiquement oppos\u00e9s, se compl\u00e8tent pour construire une vraie \u0153uvre d\u2019art\u2026 Je ne sais plus qui disait que \u00ab\u00a0ce qui est beau, c\u2019est ce que je trouve beau\u00a0\u00bb\u2026 Je dirais, moi, ici, que l\u2019art na\u00eet de l\u2019\u00e9motion v\u00e9cue en cr\u00e9ant, par l\u2019artiste, et de celle v\u00e9cue au moment de l\u2019\u00e9change, par le spectateur. Et \u00e0 ce titre, sans aucun doute possible, Jean-Pierre Gibrat s\u2019inscrit pleinement dans la famille des Grands du neuvi\u00e8me art !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"555\" height=\"958\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat6.jpg?resize=555%2C958\" alt=\"\" class=\"wp-image-4000\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat6.jpg?w=555&amp;ssl=1 555w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat6.jpg?resize=174%2C300&amp;ssl=1 174w\" sizes=\"auto, (max-width: 555px) 100vw, 555px\" \/><figcaption> Gibrat &#8211; l&rsquo;hiver en \u00e9t\u00e9 \u00a9 Daniel Maghen <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/SCHRAUWEN-Jacques-gibrat-art-aujourdhui.mp3\"><\/audio><figcaption> Jean-Pierre Gibrat : l&rsquo;art aujourd&rsquo;hui<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Ne ratez pas ce livre, lisez-le, regardez-le, feuilletez-le, laissez-le proche de vous pour le reprendre, souvent, le temps d\u2019un regard\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, et il faut le souligner, le travail d\u2019\u00e9dition est d\u2019une superbe qualit\u00e9, \u00e0 tous les niveaux ! Un livre, donc, qui se doit d&rsquo;avoir sa place dans toutes les biblioth\u00e8ques des amateurs-amoureux de la bande dessin\u00e9e!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019hiver en \u00e9t\u00e9 (auteurs : Jean-Pierre Gibrat et Rebecca Manzoni \u2013 \u00e9diteur : Daniel Maghen)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1204\" height=\"653\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat7.jpg?fit=768%2C416\" alt=\"\" class=\"wp-image-4001\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat7.jpg?w=1204&amp;ssl=1 1204w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat7.jpg?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat7.jpg?resize=768%2C417&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat7.jpg?resize=1024%2C555&amp;ssl=1 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Gibrat &#8211; l&rsquo;hiver en \u00e9t\u00e9 \u00a9 Daniel Maghen<\/figcaption><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un \u00ab art-book \u00bb consacr\u00e9 \u00e0 un des plus grands auteurs du neuvi\u00e8me art Jean-Pierre Gibrat est bien plus qu\u2019un \u00ab vieux routier \u00bb de la bande dessin\u00e9e. Il fait partie de ces auteurs qui, de par leurs talents, ont marqu\u00e9 l\u2019\u00e9volution de cet art \u00e0 part enti\u00e8re ! Face \u00e0 un livre qui tente [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4002,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[22,30],"tags":[],"class_list":["post-3992","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bd-de-g-a-l","category-g"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/gibrat0.jpg?fit=1200%2C1553&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8dqsu-12o","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3992","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3992"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3992\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4010,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3992\/revisions\/4010"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4002"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3992"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3992"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3992"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}