{"id":4346,"date":"2019-11-13T08:30:55","date_gmt":"2019-11-13T07:30:55","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=4346"},"modified":"2019-11-12T12:10:16","modified_gmt":"2019-11-12T11:10:16","slug":"les-deux-vies-de-penelope","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2019\/11\/13\/les-deux-vies-de-penelope\/","title":{"rendered":"Les deux vies de P\u00e9n\u00e9lope"},"content":{"rendered":"\n<p>Rimbaud disait : \u00ab Je est un autre \u00bb. P\u00e9n\u00e9lope, chirurgienne dans les pays en guerre, vit cet aphorisme au quotidien. Chaque d\u00e9part et chaque retour la voient oblig\u00e9e de changer de vie !<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9n\u00e9lope passe le plus clair de son temps \u00e0 exercer son m\u00e9tier l\u00e0 o\u00f9 on en a le plus besoin : dans les pays o\u00f9 la mort et la violence sont les routines de la survie. Mais elle est mari\u00e9e, \u00e9galement, elle a une fille, une famille, dans le confort douillet de Bruxelles, capitale du petit pays de l\u2019absurdie et de la grande machine europ\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n<p>Et son mari, Otto, tout comme sa fille H\u00e9l\u00e8ne, ont de plus en plus de peine \u00e0 accepter cette situation, \u00e0 vivre comme normale la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019une m\u00e8re qui ne voit pas grandir son enfant, d\u2019une \u00e9pouse qui ne sait sans doute plus vraiment ce qu\u2019est l\u2019amour au sens complet du terme, c\u2019est-\u00e0-dire avec tendresse et avec les gestes charnels qui accompagnent ce sentiment essentiel.<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9n\u00e9lope vit ce qu\u2019Ulysse vivait, c\u2019est elle qui part, c\u2019est elle qui revient, et c\u2019est son odyss\u00e9e \u00e0 taille humaine que nous raconte ce livre. Un livre dans lequel les symboles et les r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raires sont nombreux, sans pour autant rendre difficile la lecture. Avec cet album, on entre, en fait, dans un jeu subtil, et le ma\u00eetre du jeu, c\u2019est Judith Vanistendael, une jeune artiste belge au talent graphique extr\u00eamement personnel.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1391\" height=\"925\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope1.jpg?fit=768%2C511\" alt=\"\" class=\"wp-image-4348\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope1.jpg?w=1391&amp;ssl=1 1391w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope1.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope1.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope1.jpg?resize=1024%2C681&amp;ssl=1 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Les deux vies de P\u00e9n\u00e9lope \u00a9 Le Lombard <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/1penelopesymbolesjeu.mp3\"><\/audio><figcaption>  Judith Vanistendael : Les symboles et le r\u00e9cit consid\u00e9r\u00e9 comme un jeu <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>En guise de r\u00e9f\u00e9rences, au-del\u00e0 de la litt\u00e9rature et d\u2019Hom\u00e8re, Judith Vanistendael nous \u00ab raconte \u00bb une femme p\u00e9trie de contradictions qu\u2019elle ne parvient pas vraiment \u00e0 apprivoiser, une femme aux difficult\u00e9s existentielles et psychologiques \u00e9videntes, une femme qui ram\u00e8ne de Syrie le fant\u00f4me d\u2019un \u00eatre humain qu\u2019elle n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 sauver. Une femme qui, ici, en Europe, dans le cocon de ce qu\u2019on appelle encore, \u00e0 tort ou \u00e0 raison, une d\u00e9mocratie, s\u2019attache peut-\u00eatre moins \u00e0 sa famille qu\u2019\u00e0 ses retrouvailles avec l\u2019art. Un Art que P\u00e9n\u00e9lope va admirer dans les mus\u00e9es, un art qui lui permet, avec \u00e9go\u00efsme, de d\u00e9passer les fronti\u00e8res que ses deux vies lui imposent. Et cette pr\u00e9sence de l\u2019art se ressent dans le dessin de Judith Vanistendael, avec quelques \u00e9vidents hommages \u00e0 Chagall, par exemple.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1275\" height=\"1700\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope2.jpg?fit=768%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-4349\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope2.jpg?w=1275&amp;ssl=1 1275w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope2.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Les deux vies de P\u00e9n\u00e9lope \u00a9 Le Lombard <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/1penelopeart.mp3\"><\/audio><figcaption> Judith Vanistendael : l\u2019art <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour raconter cette femme, Judith Vanistendael choisit une narration quelque peu \u00e9clat\u00e9e. Elle fait \u0153uvre de po\u00e9tesse, sans aucun doute, mais sans rimes et sans raison. P\u00e9n\u00e9lope se balade avec la pr\u00e9sence puissante du fant\u00f4me de ses \u00e9checs, avec une valise pleine des ombres de l\u2019horreur quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Petit \u00e0 petit, on la voit, dans ce roman graphique, se rendre compte de son \u00e9go\u00efsme, et tenter de retrouver, si pas la magie des premi\u00e8res heures de son amour, du moins l\u2019\u00e9blouissement que la passion peut encore provoquer en elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont les deux axes essentiels de ce livre, d\u2019ailleurs, bien plus que la simple opposition de deux mani\u00e8res de vivre diff\u00e9rentes : l\u2019amour, et toutes les \u00e9tapes de l\u2019existence qui en font, qui sait, l\u2019ultime aventure humaine \u00e0 vivre profond\u00e9ment !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1275\" height=\"1700\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope3.jpg?fit=768%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-4350\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope3.jpg?w=1275&amp;ssl=1 1275w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope3.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope3.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Les deux vies de P\u00e9n\u00e9lope \u00a9 Le Lombard <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/1penelopeamour\u00e2gesdelafemme.mp3\"><\/audio><figcaption> Judith Vanistendael : l\u2019amour et les \u00e9tapes de la vie <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Cela dit, le m\u00e9tier de P\u00e9n\u00e9lope ne la laisse pas intacte, m\u00eame si elle se sait incapable de le pratiquer en Belgique, en laissant ronronner les habitudes de la routine. Il y a ce fant\u00f4me, et les bribes de dialogue qui se nouent entre eux. Mais ce fant\u00f4me est aussi le signe \u00e9vident d\u2019un besoin d\u2019aide psychologique. Atteinte de ce qu\u2019on peut appeler un syndrome post-traumatique, cette scientifique consulte un (ou une) psychologue. Mais en lui parlant, en se laissant aller, jamais totalement cependant, c\u2019est au lecteur quelle s\u2019adresse. Et c\u2019est une mise en abyme d\u2019elle-m\u00eame, en quelque sorte, que Judith Vanistendael cr\u00e9e ainsi. Artiste, elle a besoin de se confier, et ses interlocuteurs privil\u00e9gi\u00e9s ne peuvent \u00eatre que ses lecteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce titre, ce livre est aussi une fable. Une fable qui utilise plusieurs niveaux de langage pour cr\u00e9er une narration originale et homog\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1391\" height=\"925\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope4.jpg?fit=768%2C511\" alt=\"\" class=\"wp-image-4351\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope4.jpg?w=1391&amp;ssl=1 1391w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope4.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope4.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope4.jpg?resize=1024%2C681&amp;ssl=1 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Les deux vies de P\u00e9n\u00e9lope \u00a9 Le Lombard <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/1penelopelangageetpsy.mp3\"><\/audio><figcaption>  Judith Vanistendael : quatre niveaux de langage <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le dessin de Judith Vanistendael est un dessin qui va \u00e0 l\u2019essentiel, qui ne s\u2019embarrasse ni de d\u00e9cors ni de d\u00e9tails. Puisque c\u2019est, finalement, de sentiment, au sens large du terme, qu\u2019elle nous parle, point n\u2019est besoin d\u2019encombrer le propos, litt\u00e9raire et graphique, d\u2019\u00e9l\u00e9ments qui ne participeraient pas au r\u00e9cit.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il y a un \u00e9l\u00e9ment essentiel, qui cr\u00e9e le rythme du livre, qui accentue les ambiances correspondant aux diff\u00e9rents moments de certitude ou de doute que vit P\u00e9n\u00e9lope, et c\u2019est la couleur.<\/p>\n\n\n\n<p>Une aquarelle qui prouve que cette technique peut aussi raconter l\u2019horreur dans ce qu\u2019elle peut avoir de plus insoutenable\u2026 L\u2019aquarelle de Judith Vanistendael, ainsi, estompe les contours de ses personnages pour mieux en \u00e9voquer les errances !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1391\" height=\"925\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope5.jpg?fit=768%2C511\" alt=\"\" class=\"wp-image-4352\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope5.jpg?w=1391&amp;ssl=1 1391w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope5.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope5.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope5.jpg?resize=1024%2C681&amp;ssl=1 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Les deux vies de P\u00e9n\u00e9lope \u00a9 Le Lombard <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/1penelopecouleur.mp3\"><\/audio><figcaption> Judith Vanistendael : la couleur <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Un livre qui peut para\u00eetre ardu, mais qui ne l\u2019est pas vraiment. Un roman graphique qui nous dresse le portrait d\u2019une femme, une femme d\u2019aujourd\u2019hui. Un album qui, tout simplement, nous parle de l\u2019amour et de ses difficult\u00e9s dans un monde sans cesse changeant. Un ouvrage \u00e0 d\u00e9couvrir, sans aucun doute possible, par tous les amoureux d\u2019un neuvi\u00e8me art qui aime sortir des sentiers battus !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les deux vies de P\u00e9n\u00e9lope (auteure : Judith Vanistendael \u2013 \u00e9diteur : Le Lombard \u2013 date de parution : septembre 2019 \u2013 161 pages)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"655\" height=\"868\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope0-1.jpg?resize=655%2C868\" alt=\"\" class=\"wp-image-4353\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope0-1.jpg?w=655&amp;ssl=1 655w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/penelope0-1.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w\" sizes=\"auto, (max-width: 655px) 100vw, 655px\" \/><figcaption>Les deux vies de P\u00e9n\u00e9lope \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rimbaud disait : \u00ab Je est un autre \u00bb. 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