{"id":4629,"date":"2020-01-26T10:59:48","date_gmt":"2020-01-26T09:59:48","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=4629"},"modified":"2020-01-26T10:59:52","modified_gmt":"2020-01-26T09:59:52","slug":"china-li-2-lhonorable-monsieur-zhang","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2020\/01\/26\/china-li-2-lhonorable-monsieur-zhang\/","title":{"rendered":"China Li : 2. L\u2019Honorable Monsieur Zhang"},"content":{"rendered":"\n<p>En Chine, la famine permet \u00e0 un certain Mao de devenir la figure de proue d\u2019une possible r\u00e9volution sociale. En Chine, la Mandchourie est un triste oiseau pour le chat japonais. En Chine, le militaire Tchang Ka\u00ef-Chek veut garder son pouvoir envers et contre tout. Et pendant ce temps, Li veut devenir journaliste, \u00e0 Paris, loin de Monsieur Zhang, son p\u00e8re adoptif, mafieux et eunuque.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"793\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china0.jpg?resize=600%2C793\" alt=\"\" class=\"wp-image-4630\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china0.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china0.jpg?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption>China Li 2 \u00a9 Casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>J\u2019avais, vous vous en souvenez peut-\u00eatre, \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement s\u00e9duit par le premier tome de \u00ab China Li \u00bb, qui nous montrait l\u2019\u00e9ducation d\u2019une gamine pauvre, Li, dans la Chine des ann\u00e9es 20, une \u00e9ducation prise en charge par un \u00eatre trouble, Monsieur Zhang. J\u2019en avais d\u2019ailleurs fait une chronique <a href=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2018\/09\/19\/china-li\/\">https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2018\/09\/19\/china-li\/<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Avec ce deuxi\u00e8me tome, Maryse et Jean-Fran\u00e7ois Charles nous emm\u00e8nent dans les ann\u00e9es 30. Des ann\u00e9es folles, \u00e0 Paris, o\u00f9 la jeune et belle Li veut devenir journaliste et d\u00e9couvre la photographie, technique que les surr\u00e9alistes, entre autres, transforment peu \u00e0 peu en art \u00e0 part enti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s les affres d\u2019une enfance et d\u2019une adolescence en Chine, dans un univers d\u2019horreur et de pouvoirs absolus, apr\u00e8s l\u2019accession \u00e0 la culture gr\u00e2ce \u00e0 son p\u00e8re adoptif, l\u2019eunuque Zhang, Li profite pleinement de cette France qui vit dans l\u2019insouciance d\u2019un entre-deux\u2026 Elle en profite, d\u00e9couvre l\u2019amour, d\u00e9couvre la libert\u00e9 d\u2019aimer qui elle veut, aussi, d\u2019\u00eatre aim\u00e9e par qui la d\u00e9sire, homme ou femme, dans un Paris o\u00f9 Colette revendique une sexualit\u00e9 libre et libertine.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est tout en douceur que commence le r\u00e9cit de ce deuxi\u00e8me opus, c\u2019est tout en violence et en remous de la grande Histoire que le r\u00e9cit continue, quand Li d\u00e9cide de rejoindre son p\u00e8re, dans une Chine d\u00e9vast\u00e9e par la guerre et la mort.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re chose qui me pla\u00eet, dans ce livre, c\u2019est la complexit\u00e9 des personnages. Leur vari\u00e9t\u00e9, aussi. Et l\u2019importance que leur accordent les auteurs. Ce sont eux, humains \u00e0 la d\u00e9rive, humains soucieux de prendre en main leur propre destin, humain en recherche d\u2019une \u00e2me, ce sont eux qui forment la v\u00e9ritable trame de cette s\u00e9rie bd baign\u00e9e dans l\u2019Histoire.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"906\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china1.jpg?resize=680%2C906\" alt=\"\" class=\"wp-image-4631\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china1.jpg?w=680&amp;ssl=1 680w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china1.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><figcaption> China Li 2 \u00a9 Casterman <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/1chinales2personnagesbd.mp3\"><\/audio><figcaption> Maryse et Jean-Fran\u00e7ois Charles : les personnages et l\u2018art de la bd <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/1chinajfzhang.mp3\"><\/audio><figcaption> Jean-Fran\u00e7ois Charles : le personnage de Zhang <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me qualit\u00e9 de ce livre r\u00e9side dans le d\u00e9coupage, certes, mais surtout dans la fa\u00e7on dont Maryse et Jean-Fran\u00e7ois Charles utilisent le langage, construisent un intrigue \u00e0 partir d\u2019une voix off, parfois, de dialogues souvent. Des dialogues qui ont ce m\u00e9lange de po\u00e9sie et de vulgarit\u00e9 cher aux \u00e9crivains Chinois, comme l\u2019immense Mo Yan.<\/p>\n\n\n\n<p>La langue qui rythme la narration est \u00e9galement, sous la plume de Maryse et Jean-Fran\u00e7ois Charles, parfois tr\u00e8s litt\u00e9raire, avec des aphorismes qui compl\u00e8tent ou r\u00e9sument l\u2019action dessin\u00e9e. \u00ab Il faut parfois beaucoup de courage pour d\u00e9sob\u00e9ir \u00bb, \u00ab Les morts ont plus de place que les vivants \u00bb, \u00ab L\u2019eau trop claire est sans poissons \u00bb, ce sont de telles petites phrases qui nous font entrer, lecteurs, dans un univers que nous connaissons, pour la plupart, si peu, celui d\u2019une Chine \u00e0 l\u2019aube d\u2019une des plus grandes r\u00e9volutions du vingti\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china2.jpg?resize=768%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-4634\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china2.jpg?w=768&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> China Li 2 \u00a9 Casterman <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/1chinales2langage.mp3\"><\/audio><figcaption> Maryse et Jean-Fran\u00e7ois Charles : le langage <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Une v\u00e9rit\u00e9 unit Li et l\u2019honorable monsieur Zhang, au-del\u00e0 de toute morale, au-del\u00e0 de tout jugement : personne ne sort indemne de son enfance, ni Li, vendue \u00e0 l\u2019aube de sa vie, ni Zhang, qui s\u2019est vu perdre sa virilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pourtant, pour l\u2019une comme pour l\u2019autre, cette enfance enfuie est un paysage nimb\u00e9 de romantisme aussi, puisque c\u2019est au prix de cette jeunesse prisonni\u00e8re de sensations, d\u2019horreurs, de d\u00e9sespoirs que s\u2019est construite, pour Zhang et Li une forme \u00e9vidente de libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Et cette n\u00e9cessit\u00e9 \u00e0 se souvenir de ce qu\u2019on fut am\u00e8ne les auteurs \u00e0 nous offrir des personnages f\u00e9minins qui ne sont pas secondaires, qui, m\u00eame en dehors de l\u2019h\u00e9ro\u00efne Li, ont du corps, de la vie, du sentiment, de la conviction. Il y a dans ce regarde que porte les Charles sur les femmes des ann\u00e9es trente, \u00e0 Paris comme en Chine, plus que de la tendresse : un respect qui ressemble \u00e0 un hommage \u00e0 un f\u00e9minisme avide, lui aussi, de libert\u00e9 !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china3.jpg?resize=583%2C778\" alt=\"\" class=\"wp-image-4636\" width=\"583\" height=\"778\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china3.jpg?w=400&amp;ssl=1 400w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china3.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 583px) 100vw, 583px\" \/><figcaption> China Li 2 \u00a9 Casterman <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/1chinales2femme.mp3\"><\/audio><figcaption> Maryse et Jean-Fran\u00e7ois Charles : les femmes <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans le premier tome, Li grandit, m\u00fbrit, passe de l\u2019enfance inculte \u00e0 l\u2019adolescence cultiv\u00e9e, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019honorable monsieur Zhang qui, malgr\u00e9 son statut de ma\u00eetre du crime organis\u00e9, est aussi et surtout peut-\u00eatre un amateur d\u2019art.<\/p>\n\n\n\n<p>Et il n\u2019y a rien de gratuit dans ce choix narratif, c\u2019est \u00e9vident. \u00ab China Li \u00bb, c\u2019est aussi un bande dessin\u00e9e qui nous parle de la transmission, celle des valeurs, celle des regards, celle de la n\u00e9cessit\u00e9 humaine de pouvoir d\u00e9passer, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019art, sous toutes ses formes, les simples apparences de l\u2019existence !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china4.jpg?resize=567%2C780\" alt=\"\" class=\"wp-image-4638\" width=\"567\" height=\"780\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china4.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china4.jpg?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w\" sizes=\"auto, (max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption> China Li 2 \u00a9 Casterman <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/1chinales2art.mp3\"><\/audio><figcaption> Maryse et Jean-Fran\u00e7ois Charles : l\u2019art <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le sc\u00e9nario, vous l\u2019aurez compris, est d\u2019une intelligence et d\u2019une clart\u00e9 exemplaire. Peut-\u00eatre e\u00fbt-il fallu quand m\u00eame ins\u00e9rer, en d\u00e9but d\u2019album, un cout r\u00e9sum\u00e9\u2026 Mais ce n\u2019est l\u00e0 qu\u2019un tout petit b\u00e9mol\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Quant au dessin, il me semble encore plus abouti que dans le premier tome. On se trouve dans une esp\u00e8ce de m\u00e9lodrame historique, un m\u00e9lo qui devient aussi un discours historique et sociologique, et le dessin de Jean-Fran\u00e7ois Charles est fait de lumi\u00e8re, de mouvement, de d\u00e9cors somptueux, d\u2019expressions vari\u00e9es, de beaut\u00e9s f\u00e9minines (et masculines) \u00e9videntes. Il y a des sc\u00e8nes qui, graphiquement, rappellent d\u2019autres dessinateurs, comme Gibrat. Mais ce n\u2019est m\u00eame pas de l\u2019influence, c\u2019est bien plus un souci, de la part de Jean-Fran\u00e7ois Charles, de rendre compte, par son trait comme par sa couleur, d\u2019une lumi\u00e8re qui, de toute fa\u00e7on, est identique pour tout artiste qui la regarde avec passion !<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a aussi des dessins en pleines page, qui ne sont pas sans rappeler ce que faisaient en leur temps Herg\u00e9 ou Jacobs\u2026 Mais ce ne sont pas que des illustrations, chez Jean-Fran\u00e7ois Charles, loin s\u2019en faut, et on se trouve bien plus dans une prouesse technique qui rappelle celle de bien des films !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china5.jpg?resize=673%2C337\" alt=\"\" class=\"wp-image-4640\" width=\"673\" height=\"337\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china5.jpg?w=620&amp;ssl=1 620w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/china5.jpg?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 673px) 100vw, 673px\" \/><figcaption> China Li 2 \u00a9 Casterman <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/1chinajfr\u00e9f\u00e9rences.mp3\"><\/audio><figcaption> Jean-Fran\u00e7ois Charles : les r\u00e9f\u00e9rences graphiques <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Peut-on parler de l\u2019Histoire majuscule, sans parler d\u2019une histoire minuscule ?<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne pense pas\u2026 Et je pense que les Charles ont ce talent, depuis toujours, de nous raconter nos pass\u00e9s en nous faisant aimer des hommes et des femmes qui partagent avec nous leurs d\u00e9rives et leurs espoirs, leurs r\u00e9ussite et leurs \u00e9checs, leurs \u00e9merveillements et leurs horreurs !<\/p>\n\n\n\n<p>China Li est une s\u00e9rie \u00e0 lire, \u00e0 tout prix, parce qu\u2019une telle qualit\u00e9, une telle osmose entre sc\u00e9nariste et dessinateur, c\u2019est, tout compte fait, assez rare en bd !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>China Li : 2. L\u2019Honorable Monsieur Zhang (auteurs : Maryse et Jean-Fran\u00e7ois Charles \u2013 \u00e9diteur : Casterman \u2013 64 pages \u2013 date de parution : janvier 2020)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Chine, la famine permet \u00e0 un certain Mao de devenir la figure de proue d\u2019une possible r\u00e9volution sociale. En Chine, la Mandchourie est un triste oiseau pour le chat japonais. En Chine, le militaire Tchang Ka\u00ef-Chek veut garder son pouvoir envers et contre tout. 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