{"id":4653,"date":"2020-02-02T08:30:00","date_gmt":"2020-02-02T07:30:00","guid":{"rendered":"http:\/\/bd-chroniques.be\/?p=4653"},"modified":"2020-02-01T19:54:10","modified_gmt":"2020-02-01T18:54:10","slug":"couleurs-de-lincendie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2020\/02\/02\/couleurs-de-lincendie\/","title":{"rendered":"Couleurs De L\u2019Incendie \u2013"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>D\u2019une guerre \u00e0 l\u2019autre au fil d\u2019une vengeance !<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s \u00ab Au revoir l\u00e0-haut \u00bb, revoici Pierre Lemaitre et Christian De Metter, pour un album qui, sans \u00eatre une suite, continue \u00e0 nous raconter notre vingti\u00e8me si\u00e8cle ! Une chronique dans laquelle ECOUTER Christian De Metter !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"384\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie0bis.jpg?resize=768%2C384\" alt=\"\" class=\"wp-image-4654\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie0bis.jpg?w=980&amp;ssl=1 980w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie0bis.jpg?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie0bis.jpg?resize=768%2C384&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Couleurs de l&rsquo;Incendie \u00a9 Rue de S\u00e8vres<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Pierre Lemaitre est un auteur \u00e0 succ\u00e8s. Ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s cinquante ans bien sonn\u00e9s qu\u2019il s\u2019est lanc\u00e9 dans l\u2019\u00e9criture, abandonnant son m\u00e9tier de psychologue. Un m\u00e9tier et une maturit\u00e9 qui, plus que probablement, font de ses livres des instantan\u00e9s terriblement humains. Il aime ainsi m\u00ealer \u00e0 l\u2019ambiance polar des trames qui, elles, sont infiniment plus sensuelles, au sens premier du terme, des r\u00e9alit\u00e9s qui s\u2019adressent, en effet, aux sens de tout un chacun, \u00e0 partir des \u00e9motions qu\u2019il met en sc\u00e8ne, ou, plut\u00f4t, qu\u2019il raconte dans ses romans. Parce que la mise en sc\u00e8ne, elle, appartient aux artistes qui d\u00e9cident d\u2019adapter ses livres. Au cin\u00e9ma, bien s\u00fbr, mais aussi en bd, comme ici, avec le travail m\u00e9ticuleux et intelligent de Christian De Metter.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit de la suite, historiquement, chronologiquement, de l\u2019\u00e9norme succ\u00e8s \u00ab Au revoir l\u00e0-haut \u00bb, en roman, au cin\u00e9ma et en bd. On aurait pu d\u00e8s lors s\u2019attendre \u00e0 un petit r\u00e9sum\u00e9, ce qui n\u2019est pas le cas. Mais le talent de De Metter est de rendre tr\u00e8s vite ce r\u00e9sum\u00e9 inutile. On aborde le pass\u00e9 par petites touches, et ces petites touches suffisent \u00e0 ne s\u2019int\u00e9resser, tr\u00e8s vite, qu\u2019\u00e0 l\u2019intrigue qui nous est montr\u00e9e, racont\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"800\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie1.jpg?resize=600%2C800\" alt=\"\" class=\"wp-image-4655\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie1.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie1.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption> Couleurs de l&rsquo;Incendie \u00a9 Rue de S\u00e8vres <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/1incendieresum\u00e9.mp3\"><\/audio><figcaption> Christian De Metter : comme un one-shot <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Parlons-en de cette intrigue\u2026 Madeleine P\u00e9ricourt assiste \u00e0 l\u2019enterrement de son p\u00e8re. Et elle voit, horrifi\u00e9e, son fils Paul sauter dans le vide. Banqui\u00e8re h\u00e9riti\u00e8re d\u2019une vraie fortune, elle ne s\u2019int\u00e9resse plus qu\u2019\u00e0 Paul, paralys\u00e9, muet, handicap\u00e9. Elle laisse le soin de g\u00e9rer cette fortune \u00e0 Gustave Joubert, qu\u2019elle n\u2019a pas voulu \u00e9pouser. Joubert qui a des accointances avec l\u2019oncle de Madeleine, un politicien ambitieux et corrompu, p\u00e8re de deux filles qui ne trouvent aucun fianc\u00e9 !<\/p>\n\n\n\n<p>Les personnages, vous voyez, sont nombreux dans ce livre. Et on s\u2019y attache, au fil des pages, avant de se laisser emporter par une histoire qui d\u00e9passe la description d\u2019une famille et devient un polar pur et dur, une histoire de vengeance particuli\u00e8rement bien orchestr\u00e9e. Et en se laissant ainsi emporter par un sc\u00e9nario qui ne souffre aucune faiblesse, on constate que, finalement, dans un monde d\u2019hommes, ce sont les femmes qui occupent toutes les places essentielles de ce r\u00e9cit. Femmes faibles se d\u00e9cidant \u00e0 s\u2019assumer, femmes amoureuses, femmes-m\u00e8res, femmes tra\u00eetresses, ce sont elles, oui, qui rythment r\u00e9ellement l\u2019histoire passionnante (et passionn\u00e9e) qui nous est cont\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"1200\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie2.jpg?fit=768%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-4656\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie2.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie2.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Couleurs de l&rsquo;Incendie \u00a9 Rue de S\u00e8vres <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/1incendiefemmes.mp3\"><\/audio><figcaption> Christian De Metter : un livre de femmes <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Livre choral, \u00ab couleurs de l\u2019incendie \u00bb est aussi le portrait, au travers de l\u2019accomplissement d\u2019une vengeance qui fait penser \u00e0 Edmond Dant\u00e8s, de toute une \u00e9poque. Une \u00e9poque qui voit le monde de la finance s\u2019\u00e9crouler, qui voit les faillites, professionnelles et humaines, se multiplier, qui voit la liesse des ann\u00e9es folles sombrer lentement dans les antiennes d\u2019une guerre \u00e0 venir, encore plus horrible que celle que l\u2019on appelait \u00ab grande \u00bb !<\/p>\n\n\n\n<p>Et De Metter comme Lemaitre n\u2019\u00e9vite pas les clich\u00e9s pour raconter cette \u00e9poque. La classe ais\u00e9e, le pr\u00e9cepteur, la famille cheville ouvri\u00e8re de la patrie, le truand, la midinette, les amours ancillaires. Mais ces clich\u00e9s n\u2019ont rien de gratuit. Ils permettent, en m\u00eame temps que le talent de De Metter pour les d\u00e9cors, de faire un portrait de cette \u00e9poque d\u2019entre-deux-guerres qui est \u00e0 la fois r\u00e9aliste et iconique. Ces clich\u00e9s permettent aussi \u00e0 l\u2019auteur de faire des sauts dans le temps, de construire sa narration avec des raccourcis qui, de fait, all\u00e8gent la lecture. Ces clich\u00e9s, enfin, sont des arch\u00e9types qui permettent de faire des ponts de r\u00e9flexion avec notre pr\u00e9sent. Les rapports de force entre classes sociales n\u2019ont pas disparu, la p\u00e9dophilie, non plus, ni l\u2019ambition, ni les intol\u00e9rances qui se d\u00e9multiplient m\u00eame\u2026 On parle aujourd\u2019hui encore de l\u2019avortement, et on entend aussi cette phrases trouv\u00e9e au d\u00e9tour d\u2019une page : \u00ab la France a-t-elle besoin d\u2019un dictateur ? \u00bb !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"1200\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie3.jpg?fit=768%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-4657\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie3.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie3.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie3.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Couleurs de l&rsquo;Incendie \u00a9 Rue de S\u00e8vres <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/1incendieclich\u00e9s.mp3\"><\/audio><figcaption> Christian De Metter : les clich\u00e9s, les arch\u00e9types <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/1incendieraccourcis.mp3\"><\/audio><figcaption> Christian De Metter : les raccourcis narratifs <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019amour ne peut-il que devenir haine ?&#8230; C\u2019est un peu la question qui sous-tend tout le r\u00e9cit, tous les r\u00e9cits faut-il m\u00eame dire, tant il est vrai que ce livre raconte bien plus qu\u2019une seule histoire. Et pour raconter ces histoires sans user d\u2019artifices, Christian De Metter dessine en accordant toute son attention aux visages et, singuli\u00e8rement, aux regards. D\u00e8s la couverture, d\u2019ailleurs, c\u2019est le visage de Madeleine, son air quelque peu narquois, qui r\u00e9sume ce que va \u00eatre l\u2019ambiance de l\u2019album. Et en tournant les pages, en d\u00e9couvrant par exemple que l\u2019art est la seule barri\u00e8re contre la barbarie, une barri\u00e8re malheureusement trop souvent bris\u00e9e par tous les pouvoirs politiques et financiers, en glissant de s\u00e9quence en s\u00e9quence, on ne peut qu\u2019\u00eatre \u00e9blouis par ces yeux qui, presque \u00e0 chaque page, construisent la planche avec des g\u00e9om\u00e9tries presque classiques.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne peut qu\u2019\u00eatre \u00e9bloui, \u00e9galement, par la tonalit\u00e9 des couleurs qui, malgr\u00e9 le titre, sont plus souvent sombres et d\u00e9sesp\u00e9rantes que rouges\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"1200\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie4.jpg?fit=768%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-4658\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie4.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie4.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/incendie4.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Couleurs de l&rsquo;Incendie \u00a9 Rue de S\u00e8vres <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/1incendieregards.mp3\"><\/audio><figcaption> Christian De Metter : les regards <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"http:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/1incendiecoueurs.mp3\"><\/audio><figcaption> Christian De Metter : la couleur <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>J\u2019avais beaucoup aim\u00e9 \u00ab Au revoir l\u00e0-haut \u00bb\u2026 J\u2019ai tout autant appr\u00e9ci\u00e9 ce livre-ci, diff\u00e9rent dans sa forme comme dans son contenu, mais passionnant de bout en bout, et, surtout, laissant l\u2019humain au centre de toutes les intrigues ! C\u2019est un vrai polar qui entra\u00eene le lecteur d\u2019une guerre \u00e0 l\u2019autre !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Couleurs De L\u2019Incendie (auteur : Christian De Metter, d\u2019apr\u00e8s le roman de Pierre Lemaitre \u2013 \u00e9diteur : Rue De S\u00e8vres \u2013 170 pages \u2013 date de parution : janvier 2020)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Lien vers ma chronique consacr\u00e9e \u00e0 \u00ab Au revoir la-haut \u00bb : <\/em><a href=\"https:\/\/www.rtbf.be\/culture\/article\/detail_au-revoir-la-haut-jacques-schrauwen?id=9108945\">https:\/\/www.rtbf.be\/culture\/article\/detail_au-revoir-la-haut-jacques-schrauwen?id=9108945<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019une guerre \u00e0 l\u2019autre au fil d\u2019une vengeance ! 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