{"id":4963,"date":"2020-05-12T16:48:54","date_gmt":"2020-05-12T14:48:54","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=4963"},"modified":"2020-05-12T16:58:02","modified_gmt":"2020-05-12T14:58:02","slug":"de-lautre-cote-de-la-frontiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2020\/05\/12\/de-lautre-cote-de-la-frontiere\/","title":{"rendered":"De L\u2019Autre C\u00f4t\u00e9 De La Fronti\u00e8re"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une exposition \u00e0 Bruxelles, enfin, et un album sombre et superbe !<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Simenon, entre r\u00e9alit\u00e9 et fiction. Un sc\u00e9nario de Jean-Luc Fromental tout en nuances, un dessin d\u2019une belle lisibilit\u00e9 : Berthet est un des dessinateurs essentiels de la bd belge\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1972\" height=\"2560\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti\u00e8re0-scaled.jpg?fit=768%2C997&amp;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4964\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re0-scaled.jpg?w=1972&amp;ssl=1 1972w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re0-scaled.jpg?resize=231%2C300&amp;ssl=1 231w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re0-scaled.jpg?resize=789%2C1024&amp;ssl=1 789w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re0-scaled.jpg?resize=768%2C997&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re0-scaled.jpg?resize=1183%2C1536&amp;ssl=1 1183w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re0-scaled.jpg?resize=1577%2C2048&amp;ssl=1 1577w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>De L\u2019Autre C\u00f4t\u00e9 De La Fronti\u00e8re \u00a9 Dargaud<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La mise en quarantaine de l\u2019Art, r\u00e9alit\u00e9 essentielle, pourtant, de la vraie libert\u00e9 intellectuelle, arrive enfin \u00e0 son terme\u2026 Plus ou moins, c\u2019est vrai, puisque les distanciations \u00ab sociales \u00bb (\u00e9trange expression pour une interdiction des contacts humains) restent des ordres l\u00e9gaux. Mais ne boudons pas, surtout, notre plaisir \u00e0 de nouveau pouvoir d\u00e9couvrir, admirer, r\u00eaver\u2026 A voir se rouvrir des galeries d\u2019art qui sont les miroirs des talents qui, confin\u00e9s, nous ont tellement manqu\u00e9 !<\/p>\n\n\n\n<p>Donc, c\u2019est dans la galerie Champaka que Philippe Berthet va exposer du 14 mai au 6 juin les originaux de son dernier album, l\u2019excellent et tr\u00e8s litt\u00e9raire \u00ab De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pour rester dans l\u2019air du temps, \u00e9tant donn\u00e9 les contraintes actuelles concernant les d\u00e9placements, encore peu conseill\u00e9s, l&rsquo;exposition sera accessible de mani\u00e8re virtuelle d\u00e8s le lundi 11 mai, pour toutes les personnes int\u00e9ress\u00e9es, via un lien Preview par simple demande sur la page d&rsquo;accueil du site de la Galerie Champaka.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.galeriechampaka.com\/\" class=\"aioseop-link\">http:\/\/www.galeriechampaka.com\/<\/a><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1280\" height=\"928\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/BERTHET-2020-49.jpg?fit=768%2C557&amp;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4978\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/BERTHET-2020-49.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/BERTHET-2020-49.jpg?resize=300%2C218&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/BERTHET-2020-49.jpg?resize=1024%2C742&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/BERTHET-2020-49.jpg?resize=768%2C557&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Berthet \u00a9 Berthet<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Mais au-del\u00e0 de cette exposition qui, comme toujours dans cette galerie, sera claire, d\u00e9pouill\u00e9e, lumineuse, il y a un livre, un album, une aventure polici\u00e8re passionnante. Nous sommes en Arizona, \u00e0 la fronti\u00e8re mexicaine, juste apr\u00e8s la deuxi\u00e8me guerre mondiale. Fran\u00e7ois Combe est un \u00e9crivain europ\u00e9en. Il y vit avec sa femme, son fils, leur gouvernante, et sa ma\u00eetresse. Le libertinage et l\u2019\u00e9criture sont ses r\u00e9alit\u00e9s, ses quotidiens. Des quotidiens qui se rougissent du sang de quelques meurtres que l\u2019on peut qualifier de crapuleux.<\/p>\n\n\n\n<p>La mort, depuis toujours, est omnipr\u00e9sente dans l\u2019\u0153uvre de Philippe Berthet. Ici, plus que dans ses livres pr\u00e9c\u00e9dents encore, elle se fait trag\u00e9die, m\u00eal\u00e9e intimement au sexe, celui qu\u2019on dit tarifi\u00e9, celui qui na\u00eet de la s\u00e9duction, celui qui n\u2019est qu\u2019un signe de pouvoir, de possession.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut qualifier le dessin de Berthet de \u00ab ligne claire \u00bb, c\u2019est \u00e9vident. Il est tout aussi \u00e9vident que les couleurs de Dominique David, informatiquement travaill\u00e9es, accompagnent \u00e0 merveille ce parti pris artistique, de par leur pr\u00e9sence lourde, de par la simplification des ombres et des lumi\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re1.jpg?resize=574%2C750&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4965\" width=\"574\" height=\"750\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re1.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re1.jpg?resize=230%2C300&amp;ssl=1 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 574px) 100vw, 574px\" \/><figcaption>De L\u2019Autre C\u00f4t\u00e9 De La Fronti\u00e8re \u00a9 Dargaud<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti\u00e8reberthetdessin.mp3\"><\/audio><figcaption>Philippe Berthet : le dessin<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti\u00e8reberthetcouleur.mp3\"><\/audio><figcaption>Philippe Berthet : la couleur<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9part, on a l\u2019impression de se retrouver en face d\u2019une intrigue polici\u00e8re bien construite, respectueuse des codes du genre. Mais tr\u00e8s vite, on se rend compte que derri\u00e8re le personnage central Fran\u00e7ois Combe se cache Georges Simenon, auteur belge incomparable de Maigret, certes, mais de bien d\u2019autres livres \u00e9galement, tous s\u2019enfouissant profond\u00e9ment dans les m\u00e9andres de l\u2019\u00e2me humaine. Je me souviendrai toujours du professeur Paul Osterrieth \u00e0 l\u2019ULB, dans son cours de psychologie, qui disait que les vrais psychologues, on les trouvait dans la litt\u00e9rature, et il citait Simenon parmi eux\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Ce choix d\u2019un personnage central plus qu\u2019inspir\u00e9 par le r\u00e9el a amen\u00e9, bien \u00e9videmment, chez les deux auteurs, une approche tr\u00e8s particuli\u00e8re de leur travail.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"1042\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti\u00e8re2.jpg?fit=768%2C1001&amp;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4968\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re2.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re2.jpg?resize=230%2C300&amp;ssl=1 230w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re2.jpg?resize=786%2C1024&amp;ssl=1 786w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re2.jpg?resize=768%2C1000&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>De L\u2019Autre C\u00f4t\u00e9 De La Fronti\u00e8re \u00a9 Dargaud<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti\u00e8reles2pesnnagecentral.mp3\"><\/audio><figcaption>Jean-Luc Fromental et Philippe Berthet : le personnage central<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Jean-Luc Fromental est un amoureux de la bande dessin\u00e9e, lui qui, en son temps, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dacteur en chef du magazine M\u00e9tal Hurlant. Il est aussi un amoureux du dessin, vouant une vraie admiration au g\u00e9nie de Pierre Joubert. Il est enfin un amoureux de la litt\u00e9rature, de l\u2019Histoire, sous toutes ses formes. D\u00e8s lors, il a fait de Simenon, v\u00e9ritablement, un personnage de BD, de narration\u2026 Le choix d\u2019un h\u00e9ros \u00e9crivain, c\u2019est en quelque sorte, pour Fromental, dire que seule la litt\u00e9rature, sous toutes ses formes, peut rendre compte du r\u00eave et du r\u00e9el en m\u00eame temps.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019attrait avou\u00e9 de Simenon pour les jeux de l\u2019amour, de l\u2019\u00e9treinte plut\u00f4t, sa plong\u00e9e imagin\u00e9e dans la v\u00e9rit\u00e9 de meurtres innommables, tout cela fait du sc\u00e9nario de Fromental une r\u00e9flexion sur la place du cr\u00e9ateur : est-ce \u00eatre libertin que de parler de sexe, est-on observateur ou voyeur, ou r\u00e9ussit-on \u00e0 \u00eatre les deux en m\u00eame temps ?<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"1408\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti\u00e8re3.jpg?fit=768%2C983&amp;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4970\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re3.jpg?w=1100&amp;ssl=1 1100w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re3.jpg?resize=234%2C300&amp;ssl=1 234w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re3.jpg?resize=800%2C1024&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re3.jpg?resize=768%2C983&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>De L\u2019Autre C\u00f4t\u00e9 De La Fronti\u00e8re \u00a9 Dargaud<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti\u00e8refrommortsexesimenon.mp3\"><\/audio><figcaption>Jean-Luc Fromental : Simenon, la mort, le sexe<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Avec comme anti-h\u00e9ros central un \u00ab litt\u00e9rateur \u00bb, il \u00e9tait normal que ce livre soit aussi extr\u00eamement \u00e9crit, litt\u00e9rairement construit. Le langage de Fromental, ainsi, rend hommage \u00e0 celui de Simenon, mais sans pour autant \u00eatre trop pr\u00e9sent. Le langage, en fait, est tout autant celui des mots que du graphisme, de la couleur que de l\u2019ambiance, des d\u00e9cors que des visages et des regards. Et ce sont ces langages en osmose qui permettent \u00e9galement des raccourcis qui all\u00e8gent le r\u00e9cit et laissent au lecteur des plages de r\u00e9flexion personnelle\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re4.jpg?resize=583%2C343&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4972\" width=\"583\" height=\"343\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re4.jpg?w=512&amp;ssl=1 512w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re4.jpg?resize=300%2C176&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 583px) 100vw, 583px\" \/><figcaption>De L\u2019Autre C\u00f4t\u00e9 De La Fronti\u00e8re \u00a9 Dargaud<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti\u00e8reles2langageinsinuer.mp3\"><\/audio><figcaption>Jean-Luc Fromental et Philippe Berthet : le langage<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Montrer Simenon photographe d\u2019intimes \u00e9treintes, c\u2019est une mani\u00e8re d\u00e9tourn\u00e9e de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la tentative toujours un peu d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e qu\u2019ont les \u00e9crivains de \u00ab montrer \u00bb les mots\u2026 La photo de Simenon, le dessin de Berthet, ce sont des m\u00e9moires, d\u2019abord et avant tout. Et si le sexe est axial, il est bien moins un r\u00e9v\u00e9lateur d\u2019une apparence\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Philippe Berthet a toujours Accord\u00e9 une belle importance aux femmes, dans ses livres. Des femmes fatales, souvent, dans la filiation directe des grands polars am\u00e9ricains, litt\u00e9raires ou cin\u00e9matographiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici, c\u2019est diff\u00e9remment le cas. Nous sommes en pr\u00e9sence d\u2019un livre de femmes, mais des femmes qui ne sont pas des ic\u00f4nes attendues et manich\u00e9ennes. Des femmes, en tout cas, qui sont beaucoup moins spectatrices de leurs existences m\u00e9lang\u00e9es qu\u2019actrices d\u2019un destin qui, de toute fa\u00e7on, ne peut que les d\u00e9passer.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re5.jpg?resize=580%2C254&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4974\" width=\"580\" height=\"254\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re5.jpg?w=512&amp;ssl=1 512w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti%C3%A8re5.jpg?resize=300%2C131&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><figcaption>De L\u2019Autre C\u00f4t\u00e9 De La Fronti\u00e8re \u00a9 Dargaud<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/fronti\u00e8reles2livredefemmes.mp3\"><\/audio><figcaption>Jean-Luc Fromental et Philippe Berthet : un livre de femmes<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Vous l\u2019aurez compris, \u00ab De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re \u00bb est un livre excellent, qui donne d\u2019ailleurs l\u2019envie, je l\u2019avoue, de se replonger dans les m\u00e9moires de Georges Simenon. Et Philippe Berthet fait partie, pour moi, et depuis longtemps, de ces auteurs dont le classicisme n\u2019emp\u00eache jamais l\u2019originalit\u00e9, ni l\u2019\u00e9volution dans le dessin. Vous avez envie d\u2019autre chose que d\u2019une balade chez Ikea ou Brico ou Action?&#8230;. Rendez-vous dans la galerie Champaka, \u00e0 Bruxelles !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>De L\u2019Autre C\u00f4t\u00e9 De La Fronti\u00e8re (dessin : Philippe Berthet \u2013 sc\u00e9nario : Jean-Luc Fromental \u2013 couleurs : Dominique David &#8211; \u00e9diteur : Dargaud \u2013 72 pages \u2013 mars 2020)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">EXPOSITION<\/span> JUSQU\u2019AU 6 JUIN 2020 \u00e0 la Galerie Champaka, 27, rue Ernest Allard \u2013 1000 Bruxelles  <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.galeriechampaka.com\/\" class=\"aioseop-link\">http:\/\/www.galeriechampaka.com\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une exposition \u00e0 Bruxelles, enfin, et un album sombre et superbe ! Simenon, entre r\u00e9alit\u00e9 et fiction. 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