{"id":5018,"date":"2020-06-02T10:37:43","date_gmt":"2020-06-02T08:37:43","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=5018"},"modified":"2020-06-02T10:37:45","modified_gmt":"2020-06-02T08:37:45","slug":"un-peu-de-tarte-aux-epinards-2-les-epinards-sont-eternels","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2020\/06\/02\/un-peu-de-tarte-aux-epinards-2-les-epinards-sont-eternels\/","title":{"rendered":"Un Peu de Tarte aux \u00c9pinards \u2013 2. Les \u00e9pinards sont \u00e9ternels"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un petit village tranquille\u2026 Une m\u00e8re c\u00e9libataire et ses huit enfants\u2026 Des tartes aux \u00e9pinards, de myst\u00e9rieuses herbes\u2026 Et des aventures hilarantes et mouvement\u00e9es !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"384\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte0.jpg?resize=768%2C384&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5019\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte0.jpg?w=980&amp;ssl=1 980w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte0.jpg?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte0.jpg?resize=768%2C384&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Un Peu de Tarte aux \u00c9pinards \u00a9 Casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle s\u2019appelle Marie-Madeleine Madac Miremont, elle est ronde, souriante, heureuse malgr\u00e9 les soucis financiers qui l\u2019assaillent. Pour agr\u00e9menter les quotidiens tr\u00e8s vari\u00e9s de sa nombreuse prog\u00e9niture, elle vend au march\u00e9 des tartes aux \u00e9pinards qu\u2019elle confectionne elle-m\u00eame. Seulement, ces tartes ne se vendent pas tr\u00e8s bien. Jusqu\u2019au jour, en tout cas, o\u00f9 arrive chez elle un paquet comprenant des herbes qu\u2019elle ne conna\u00eet pas, et dont elle agr\u00e9mente ses cr\u00e9ations culinaires. Et la voil\u00e0 lanc\u00e9e dans une activit\u00e9 lucrative, certes, mais qui va l\u2019emmener dans des aventures polici\u00e8res dont elle se sort avec honneur, en aidant \u00e0 d\u00e9manteler une bande de trafiquants de drogue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voil\u00e0 toute l\u2019intrigue du premier volume qui ne se contentait pas de mettre en place des personnages hauts en couleurs, mais qui parvenait, en m\u00eame temps, \u00e0 cr\u00e9er une intrigue sans failles.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"650\" height=\"870\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte1.jpg?resize=650%2C870&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5020\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte1.jpg?w=650&amp;ssl=1 650w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte1.jpg?resize=224%2C300&amp;ssl=1 224w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><figcaption>Un Peu de Tarte aux \u00c9pinards \u00a9 Casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et voici donc le grand retour de Marie-Madeleine, cette p\u00e9cheresse fi\u00e8re de l\u2019\u00eatre ! Dans une aventure tout aussi \u00e9chevel\u00e9e, v\u00e9cue \u00e0 Londres, \u00e0 l\u2019ombre de quelques rugbymen particuli\u00e8rement muscl\u00e9s, de quelques truands G\u00e9orgiens, d\u2019un conducteur de taxi belge, d\u2019un secr\u00e9taire d\u2019Etat toujours pr\u00eat \u00e0 rendre service, de ses huit enfants, d\u2019une Queen \u00e0 bousculer, d\u2019une m\u00e9g\u00e8re qui tente de la faire chanter, Marie-Madeleine s\u2019en sort avec fracas et bon sens !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec ces \u00ab Tartes aux \u00e9pinards \u00bb, on se retrouve dans une bande dessin\u00e9e qui nous montre, m\u00eame si ce n\u2019est qu\u2019en filigrane, le quotidien de gens \u00ab normaux \u00bb\u2026 Dans la lign\u00e9e, en quelque sorte, des \u00ab Vieux Fourneaux \u00bb ou des \u00ab Beaux \u00e9t\u00e9s \u00bb, le sc\u00e9nariste Philippe Pellaez nous montre \u00e0 voir une femme qui n\u2019a rien d\u2019une bimbo, qui assume pleinement ses courbes parfaitement prononc\u00e9es. En la plongeant dans des aventures polici\u00e8res pratiquement traditionnelles, il op\u00e8re un changement de rythme, une modification des codes du polar, et r\u00e9ussit, de ce fait, \u00e0 cr\u00e9er un univers totalement plausible. Totalement amoral, aussi, de cette morale dont L\u00e9o Ferr\u00e9 disait que l\u2019emmerdant, c\u2019est que c\u2019est toujours la morale des autres.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1023\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte2.jpg?resize=768%2C1023&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5021\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte2.jpg?w=769&amp;ssl=1 769w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Un Peu de Tarte aux \u00c9pinards \u00a9 Casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Iconoclaste dans le regard qu\u2019il porte sur quelques poncifs (la noblesse du rugby, la royaut\u00e9, les super espions, d\u00e9cal\u00e9 dans la fa\u00e7on dont il construit ses dialogues, cin\u00e9matographique dans son d\u00e9coupage tout en vivacit\u00e9, Philippe Pelaez se r\u00e9v\u00e8le un sc\u00e9nariste capable d\u2019exceller dans bien des domaines.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Capable, surtout, de nous amuser en s\u2019amusant lui-m\u00eame. Un sc\u00e9nariste, en tout cas, qui poss\u00e8de un sens de l\u2019humour omnipr\u00e9sent, avec des jeux de mots et des r\u00e9f\u00e9rences en veux-tu en voil\u00e0 !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et son complice dessinateur, Javier S\u00e1nchez Casado s\u2019en donne \u00e0 c\u0153ur joie, lui aussi ! Il dessine, avec un talent qui n\u2019est pas uniquement celui de la caricature, des vrais \u00ab caract\u00e8res \u00bb, des trognes, des expressions, des regards. Dans la silhouette tout en abondance de son h\u00e9ro\u00efne, il se laisse aller \u00e0 red\u00e9couvrir, en quelque sorte, ce qu\u2019est la f\u00e9minit\u00e9 lorsqu\u2019elle se d\u00e9barrasse des diktats de l\u2019apparence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y a dans son dessin une vraie justesse, \u00e0 la fois dans le ton et \u00e0 la fois dans ce qu\u2019il repr\u00e9sente. Dans ce deuxi\u00e8me volume, il laisse la couleur \u00e0 Florent Daniel, dont les lumi\u00e8res, dans les ocres souvent, accompagnent \u00e0 merveille les tribulations d\u2019une Fran\u00e7aise en Grande-Bretagne !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte3.jpg?resize=589%2C478&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5022\" width=\"589\" height=\"478\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte3.jpg?w=1025&amp;ssl=1 1025w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte3.jpg?resize=300%2C244&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte3.jpg?resize=768%2C624&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 589px) 100vw, 589px\" \/><figcaption>Un Peu de Tarte aux \u00c9pinards \u00a9 Casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec un pr\u00e9nom de grande p\u00e9cheresse devant l\u2019\u00c9ternel, Marie-Madeleine Madac Miremont r\u00e9ussit, en deux albums, \u00e0 s\u2019imposer comme une h\u00e9ro\u00efne de tous les jours, une anti-super-woman, une femme qu\u2019on pourrait croiser au coin de sa rue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et se plonger dans ses aventures, c\u2019est passer un excellent moment, c\u2019est sourire, s\u2019amuser, rire m\u00eame ! Depuis les Vieux Fourneaux, je pense que c\u2019est la premi\u00e8re cr\u00e9ation r\u00e9ussie d\u2019un personnage humoristique complet, attachant, un peu anar, avide de bonheur et de libert\u00e9, et, surtout, \u00ab normal \u00bb !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces deux livres, vous l\u2019aurez compris, m\u2019ont \u00e9norm\u00e9ment plu, et je pense qu\u2019ils se doivent de trouver une bonne place dans vos prochaines lectures !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Un Peu de Tarte aux \u00c9pinards \u2013 2. Les \u00e9pinards sont \u00e9ternels (dessin : Javier S\u00e1nchez Casado \u2013 sc\u00e9nario : Philippe Pelaez \u2013 couleurs : Florent Daniel \u2013 \u00e9diteur : Casterman \u2013 48 pages \u2013 f\u00e9vrier 2020)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1023\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte4.jpg?resize=768%2C1023&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5023\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte4.jpg?w=769&amp;ssl=1 769w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tarte4.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Un Peu de Tarte aux \u00c9pinards \u00a9 Casterman<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un petit village tranquille\u2026 Une m\u00e8re c\u00e9libataire et ses huit enfants\u2026 Des tartes aux \u00e9pinards, de myst\u00e9rieuses herbes\u2026 Et des aventures hilarantes et mouvement\u00e9es ! 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