{"id":5165,"date":"2020-08-02T08:30:00","date_gmt":"2020-08-02T06:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=5165"},"modified":"2020-08-01T16:35:41","modified_gmt":"2020-08-01T14:35:41","slug":"le-banquier-du-reich-tome-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2020\/08\/02\/le-banquier-du-reich-tome-1\/","title":{"rendered":"Le Banquier du Reich \u2013 tome 1"},"content":{"rendered":"\n<p>Nous sommes en 1951. Un avion de ligne atterrit \u00e0 Tel Aviv pour une simple escale de ravitaillement. A son bord, Hjalmar Schacht et son \u00e9pouse.<\/p>\n\n\n\n<p>Hjalmar Schacht\u2026 Un personnage historique extr\u00eamement ambigu. Il fut le banquier du Reich, et c\u2019est son histoire que cette bande dessin\u00e9e nous raconte.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier0.jpg?resize=709%2C945&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5166\" width=\"709\" height=\"945\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier0.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier0.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 100vw, 709px\" \/><figcaption>Le Banquier du Reich 1 \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Un homme vient s\u2019asseoir aux c\u00f4t\u00e9s de Schacht. Il s\u2019appelle Jacob Lieber, et il se dit agent du Mossad. Et c\u2019est lui qui va faire parler Hjalmar Schacht, en lui posant des questions qui prouvent qu\u2019il conna\u00eet particuli\u00e8rement bien la carri\u00e8re et la vie de son interlocuteur. Des questions qui s\u2019orientent, tr\u00e8s vite, non seulement sur le m\u00e9tier d\u2019\u00e9conomiste et de sauveur de l\u2019\u00e9conomie allemande de Hjalmar Schacht, mais aussi sur un homme qui fut son proche, son adjoint, Rolf L\u00fcbke.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier1.jpg?resize=729%2C969&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5167\" width=\"729\" height=\"969\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier1.jpg?w=400&amp;ssl=1 400w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier1.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w\" sizes=\"auto, (max-width: 729px) 100vw, 729px\" \/><figcaption>Le Banquier du Reich 1 \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Particuli\u00e8rement bien document\u00e9, ce premier album fait le choix du flash-back pour nous parler de la grande Histoire, et pour nous faire en m\u00eame temps le portrait d\u2019un homme, d\u2019un milieu, d\u2019un pays, de toute une \u00e9poque. Cet outil de narration fonctionne ici \u00e0 la perfection, ce qui, avouons-le, n\u2019est pas toujours le cas en bande dessin\u00e9e. Et il est d\u2019une belle efficacit\u00e9, malgr\u00e9 l\u2019absence totale d\u2019artifice de couleur, comme c\u2019est le plus souvent le cas pour montrer la diff\u00e9rence entre aujourd\u2019hui et hier. Le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent, ainsi, restent intimement m\u00eal\u00e9s, de bout en bout. Et le lecteur a presque l\u2019impression d\u2019\u00eatre un observateur, une oreille, et d\u2019assister \u00e0 des retrouvailles d\u2019un homme avec ce qu\u2019il fut. Des retrouvailles sans fioritures d\u2019un humain qui a occup\u00e9 une place importante dans l\u2019histoire de l\u2019Allemagne nazie, tout en restant dans son domaine, celui de l\u2019argent, celui de l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier2.jpg?resize=714%2C948&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5168\" width=\"714\" height=\"948\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier2.jpg?w=400&amp;ssl=1 400w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier2.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w\" sizes=\"auto, (max-width: 714px) 100vw, 714px\" \/><figcaption>Le Banquier du Reich 1 \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Avec un tel sujet, un tel th\u00e8me, on aurait pu s\u2019attendre \u00e0 une construction narrative et graphique nous montrant de pr\u00e8s les horreurs nazies. Mais il n\u2019en est rien, et pas seulement parce que ce premier tome se d\u00e9roule avant guerre. La volont\u00e9 des auteurs est vraiment de tout centrer sur ce personnage de Hjalmar Schacht, un intellectuel seulement int\u00e9ress\u00e9 par son pays, \u00e0 redresser apr\u00e8s une premi\u00e8re guerre mondiale qui l\u2019a laiss\u00e9 exsangue, et par son m\u00e9tier. C\u2019est ainsi qu\u2019il nous est montr\u00e9 : personnage de bureau, de l\u2019ombre en quelque sorte, personnage ambitieux et s\u00fbr de lui, personnage proche de Hitler, jusqu\u2019\u00e0 en \u00eatre un ministre, mais ha\u00ef par Goering et prot\u00e9geant son adjoint, mari\u00e9 pourtant avec une Juive.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier3.jpg?resize=761%2C470&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5169\" width=\"761\" height=\"470\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier3.jpg?w=620&amp;ssl=1 620w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier3.jpg?resize=300%2C185&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 761px) 100vw, 761px\" \/><figcaption>Le Banquier du Reich 1 \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de ce portrait humain trac\u00e9 au plus proche de son mod\u00e8le, ce livre \u00e9vite tous les pi\u00e8ges du manich\u00e9isme, et c\u2019est vraiment \u00e0 souligner. En nous racontant \u00ab Hjalmar Schacht \u00bb, il nous raconte une grande part de l\u2019histoire politique et \u00e9conomique de la vieille Europe, celle d\u2019un vingti\u00e8me si\u00e8cle qui a perdu plus d\u2019une fois son \u00e2me ! Mais ce que nous montre et nous raconte surtout ce livre, c\u2019est comment une dictature telle que le nazisme a pu s\u2019installer, au vu et au su du monde entier, et avec m\u00eame l\u2019aval non seulement de la population allemande mais aussi des pouvoirs de l\u2019argent en Angleterre par exemple.<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte est sans exc\u00e8s, sans intellectualisme, les personnages n\u2019ont rien de plus exceptionnel qu\u2019eux-m\u00eames, dans la v\u00e9rit\u00e9 de leurs existences montr\u00e9es, d\u00e9voil\u00e9es, r\u00e9v\u00e9l\u00e9es au jour le jour.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier4.jpeg?resize=723%2C430&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5170\" width=\"723\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier4.jpeg?w=400&amp;ssl=1 400w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier4.jpeg?resize=300%2C179&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 723px) 100vw, 723px\" \/><figcaption>Le Banquier du Reich 1 \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le dessin, tranquillement r\u00e9aliste ai-je envie de dire, ne cherche \u00e0 aucun moment \u00e0 \u00e9blouir. Cela ne veut pas dite qu\u2019il est simpliste, que du contraire. Des belles perspectives, des paysages, des d\u00e9cors, des plans rapproch\u00e9s des personnages centraux, tout participe, dans ce graphisme, \u00e0 rendre tangible ce qui est racont\u00e9. Le dessin est ici v\u00e9ritablement au service du sc\u00e9nario, et cela fait toute sa force\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier5.jpg?resize=740%2C981&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5171\" width=\"740\" height=\"981\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier5.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier5.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w\" sizes=\"auto, (max-width: 740px) 100vw, 740px\" \/><figcaption>Le Banquier du Reich 1 \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il faut aussi parler de C\u00e9line Labriet, \u00e0 qui on doit les couleurs. Elle s\u2019est mise au service, elle, de l\u2019\u00e9poque racont\u00e9e, montr\u00e9e, telle qu\u2019on l\u2019imagine aujourd\u2019hui : tout en grisaille ,mais avec quelques fulgurances lumineuses. Elle est d\u2019un beau classicisme qui n\u2019\u00e9crase aucun des personnages ni aucun des d\u00e9cors, et parvient \u00e0 mettre en \u00e9vidence les visages avec des ombres subtilement multipli\u00e9es..<\/p>\n\n\n\n<p>Ce livre s\u2019arr\u00eate en 1939, et laisse, il faut bien le dire, le lecteur sur sa faim\u2026 Un lecteur qui, comme moi, veut conna\u00eetre la suite de l\u2019existence \u00e9tonnante de Hjalmar Schacht\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Banquier du Reich \u2013 tome 1 (dessin : Cyrille Ternon \u2013 sc\u00e9nario : Pierre Boisserie et Philippe Guillaume \u2013 couleurs : C\u00e9line Labriet \u2013 \u00e9diteur : Gl\u00e9nat \u2013 56 pages \u2013 f\u00e9vrier 2020<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous sommes en 1951. Un avion de ligne atterrit \u00e0 Tel Aviv pour une simple escale de ravitaillement. A son bord, Hjalmar Schacht et son \u00e9pouse. Hjalmar Schacht\u2026 Un personnage historique extr\u00eamement ambigu. Il fut le banquier du Reich, et c\u2019est son histoire que cette bande dessin\u00e9e nous raconte. Un homme vient s\u2019asseoir aux c\u00f4t\u00e9s [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5166,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[17,14],"tags":[],"class_list":["post-5165","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-b","category-bd-de-a-a-f"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/banquier0.jpg?fit=600%2C800&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8dqsu-1lj","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5165","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5165"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5165\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5172,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5165\/revisions\/5172"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5166"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5165"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5165"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5165"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}