{"id":5498,"date":"2020-11-06T08:30:00","date_gmt":"2020-11-06T07:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=5498"},"modified":"2020-11-05T16:05:09","modified_gmt":"2020-11-05T15:05:09","slug":"trois-series-de-chez-casterman","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2020\/11\/06\/trois-series-de-chez-casterman\/","title":{"rendered":"Trois \u00ab s\u00e9ries \u00bb de chez Casterman"},"content":{"rendered":"\n<p>Des contes venus tout droit du monde de l\u2019enfance, des animaux qui se r\u00e9voltent contre un pouvoir absolu, un s\u00e9nateur romain et ses souvenirs : voici trois albums qui ne demandent qu\u2019\u00e0 compl\u00e9ter votre biblioth\u00e8que !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"576\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage.jpg?resize=768%2C576&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5499\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-scaled.jpg?w=2304&amp;ssl=1 2304w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\">Les Contes de Grimm<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/serie1.jpg?resize=768%2C1029&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5501\" width=\"768\" height=\"1029\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/serie1.jpg?w=764&amp;ssl=1 764w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/serie1.jpg?resize=224%2C300&amp;ssl=1 224w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Les Contes de Grimm \u00a9 Casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s nous avoir fait red\u00e9couvrir Perrault, la sc\u00e9nariste B\u00e9atrice Bottet nous replonge dans l\u2019univers des fr\u00e8res Grimm.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus que des \u00e9crivains complets, les fr\u00e8res Grimm furent des amoureux de la culture populaire, et leurs \u00ab contes \u00bb furent d\u2019abord des r\u00e9cits traditionnels allemands. Des r\u00e9cits qui, au fil des si\u00e8cles, se sont fameusement \u00e9dulcor\u00e9s, tout comme avec Perrault, d\u2019ailleurs. C\u2019est que le conte, dans la civilisation occidentale, est devenu symbole de la litt\u00e9rature pour les enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la complicit\u00e9 du dessinateur Terkel Risbjerg, B\u00e9atrice Bottet rend \u00e0 ces contes enfantins leur contenu initial. Cela ne veut pas dire qu\u2019il s\u2019agit de textes des fr\u00e8res Grimm illustr\u00e9s. Il y a une r\u00e9\u00e9criture, incontestablement, une actualisation de langage, tout comme de la construction graphique. Le texte est clair, vif, il va \u00e0 l\u2019essentiel, et le dessin flirte avec l\u2019illustration jeunesse tout en respectant les codes pr\u00e9cis du d\u00e9coupage du neuvi\u00e8me art.<\/p>\n\n\n\n<p>Un bon bouquin qui montre que les contes de notre enfance \u00e9taient souvent tr\u00e8s adultes aussi !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Contes de Grimm (dessin : Terkel Risbjerg \u2013 sc\u00e9nario : B\u00e9atrice Bottet \u2013 64 pages \u2013 novembre 2020)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\">Le Ch\u00e2teau des Animaux : 2. Les Marguerites de l\u2019hiver<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/serie2.jpg?resize=768%2C1034&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5502\" width=\"768\" height=\"1034\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/serie2.jpg?w=594&amp;ssl=1 594w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/serie2.jpg?resize=223%2C300&amp;ssl=1 223w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Le Ch\u00e2teau des Animaux 2 \u00a9 Casterman<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le premier volume de cette s\u00e9rie nous faisait d\u00e9couvrir une ferme abandonn\u00e9e des hommes et rendue \u00e0 ses animaux\u2026 Mais livr\u00e9e, surtout, \u00e0 la dictature de Silvio, taureau au pouvoir absolu, aid\u00e9 par des chiens aux cruaut\u00e9s serviles. Pour en savoir plus, n\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 aller relire ma chronique de l\u2019\u00e9poque : <a href=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2020\/04\/13\/trois-albums-de-chez-casterman\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2020\/04\/13\/trois-albums-de-chez-casterman\/<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Voici donc la suite\u2026 Et la d\u00e9cision prise par Miss B, suivie d\u2019abord par quelques-uns des animaux de la ferme, puis par la grande majorit\u00e9 de ceux-ci, de se r\u00e9volter. Mais pas n\u2019importe comment : d\u2019une mani\u00e8re non violente !<\/p>\n\n\n\n<p>On se trouve ainsi dans un livre qui devient presque doctrinaire, faisant penser au combat qu\u2019a men\u00e9 en son temps Gandhi. Rester dans la l\u00e9galit\u00e9, chercher le dialogue en demandant, fermement, des am\u00e9liorations d\u2019abord symboliques. S\u2019\u00e9loigner, ainsi, de l\u2019anarchie, \u00e0 tout prix, se r\u00e9volter, mais sans r\u00e9volution. Avec cette phrase qu\u2019on pourrait mettre en exergue de ce deuxi\u00e8me volume : \u00ab je suis pr\u00eate \u00e0 mourir pour notre cause, mais pas \u00e0 tuer pour elle \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Xavier Dorison est un sc\u00e9nariste chevronn\u00e9, un sc\u00e9nariste qui aime surprendre ses lecteurs. On est loin, ici, (pour le moment du moins) de sa s\u00e9rie Undertaker. N\u2019allez pas croire cependant que cet album est \u00ab bisounours \u00bb ! Il y a de la mort, il y a de la souffrance, il y a des personnages qui n\u2019ont rien de manich\u00e9en, il y a du d\u00e9sespoir. C\u2019est une vraie vision, dans la veine de \u00ab La Ferme des Animaux \u00bb de Georges Orwell, de notre soci\u00e9t\u00e9, de nos possibilit\u00e9s de r\u00e9volte, de nos politiciens et de leurs pouvoirs aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dessin de F\u00e9lix Delep est, quant \u00e0 lui, somptueux, avec un talent extraordinaire pour les expressions des visages de tous les animaux que peuplent cette s\u00e9rie. Avec, \u00e9galement, un travail sur la couleur, la neige par exemple, qui fait bien plus qu\u2019uniquement servir l\u2019ambiance du r\u00e9cit.<\/p>\n\n\n\n<p>Une des excellentes s\u00e9ries de ces derniers temps, \u00e0 ne pas rater !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Ch\u00e2teau des Animaux : 2. Les Marguerites de l\u2019hiver (dessin : F\u00e9lix Delep \u2013 sc\u00e9nario : Xavier Dorison \u2013 56 pages \u2013 novembre 2020)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\">Alix Senator : 11. L\u2019Esclave De Khorsabad<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/serie3.jpg?resize=768%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5503\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/serie3.jpg?w=768&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/serie3.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Alix Senator 11 \u00a9 Casterman<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>La plupart des albums \u00ab classiques \u00bb d\u2019Alix, le h\u00e9ros gaulois de Jacques Martin, pouvaient se lire comme des one-shots.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec cette s\u00e9rie qui nous montre un Alix vieillissant, aux cheveux blancs, s\u00e9nateur \u00e0 Rome, il en va autrement : les auteurs ont choisi d\u2019en faire une s\u00e9rie dans laquelle chaque album trouve ses sources dans l\u2019album pr\u00e9c\u00e9dent. Ce qui fait, reconnaissons-le, qu\u2019on peut se perdre un peu dans le r\u00e9cit\u2026 Heureusement, un r\u00e9sum\u00e9 succinct commence ce livre et permet, d\u00e8s lors, de ne pas trop s\u2019\u00e9garer !<\/p>\n\n\n\n<p>Comme avec Jacques Martin (qui dessinait pour un public jeune), mais avec sans doute une vision plus violente et plus sanglante de l\u2019Antiquit\u00e9, Alix Senator m\u00eale intimement l\u2019Histoire et l\u2019Aventure. Dans cet album-ci, il est question de mal\u00e9diction, de dieux divers et de leurs servantes et serviteurs, d\u2019un tr\u00e9sor \u00e0 retrouver, d\u2019un Roi qu\u2019on ne voit pas, de trahison, de maladie h\u00e9r\u00e9ditaire. Les Assyriens, les Perses et les Parthes, sans oublier les Romains au travers de la personne d\u2019Alix, se c\u00f4toient, nouent des liens d\u2019amiti\u00e9 ou de haine.<\/p>\n\n\n\n<p>Val\u00e9rie Mangin, la sc\u00e9nariste, a une connaissance historique fouill\u00e9e, qui donne une bonne part de sa valeur \u00e0 cette s\u00e9rie. M\u00eame en montrant Alix laisser se faire d\u00e9capiter un de ses amis\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Cela dit, depuis quelques albums, la base m\u00eame des aventures d\u2019Alix Senator se situe ailleurs que dans les simples p\u00e9rip\u00e9ties que la hasard (ou les dieux\u2026) lui imposent. C\u2019est \u00e0 une qu\u00eate identitaire qu\u2019il se voue, d\u00e9sormais, en cherchant \u00e0 assumer son pass\u00e9, tous ses pass\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dessin de Thierry D\u00e9marez a pas mal \u00e9volu\u00e9, en onze albums. Au d\u00e9but, on sentait l\u2019influence graphique de l\u2019immense Delaby\u2026 A pr\u00e9sent, ce dessin est moins \u00ab hyper-r\u00e9aliste \u00bb, plus proche des codes de Jacques Martin sans en \u00eatre d\u00e9pendant. Et je tiens \u00e0 insister sur la part importante de la couleur de Jean-Jacques Chagnaud qui cr\u00e9e, dans cet album, une v\u00e9ritable trame narrative essentielle !<\/p>\n\n\n\n<p>Une s\u00e9rie qui continue, d\u2019album en album, \u00e0 s\u2019affirmer, m\u00eame si, parfois, elle d\u00e9route par la multiplication des r\u00e9f\u00e9rences aux \u00e9pisodes pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alix Senator : 11. L\u2019Esclave De Khorsabad (dessin : Thierry D\u00e9marez \u2013 sc\u00e9nario : Val\u00e9rie Mangin \u2013 couleur : Jean-Jacques Chagnaud \u2013 48 pages &#8211; novembre 2020)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des contes venus tout droit du monde de l\u2019enfance, des animaux qui se r\u00e9voltent contre un pouvoir absolu, un s\u00e9nateur romain et ses souvenirs : voici trois albums qui ne demandent qu\u2019\u00e0 compl\u00e9ter votre biblioth\u00e8que ! 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