{"id":5522,"date":"2020-11-11T13:00:16","date_gmt":"2020-11-11T12:00:16","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=5522"},"modified":"2020-11-11T11:19:26","modified_gmt":"2020-11-11T10:19:26","slug":"lire-pour-le-plaisir-chroniques-express-de-trois-livres-de-chez-glenat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2020\/11\/11\/lire-pour-le-plaisir-chroniques-express-de-trois-livres-de-chez-glenat\/","title":{"rendered":"Lire, pour le plaisir : chroniques express de trois livres de chez Gl\u00e9nat"},"content":{"rendered":"\n<p>La bande dessin\u00e9e peut \u00eatre d\u00e9lassante, s\u00e9rieuse, historique, d\u2019aventure. Elle peut aussi \u00eatre \u00e9mouvante, et poser des questions importantes sur la vie, ses larmes, ses col\u00e8res, ses chagrins. C\u2019est un peu de tout cela que vous trouverez dans ces trois albums.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"576\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-1.jpg?resize=768%2C576&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5523\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-1-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-1-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-1-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-1-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-1-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/collage-1-scaled.jpg?w=2304&amp;ssl=1 2304w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\">Peau d\u2019Homme <\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>(dessin : Zanzim \u2013 sc\u00e9nario : Hubert \u2013 160 pages \u2013 juin 2020)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"800\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenata.jpeg?resize=600%2C800&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5525\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenata.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenata.jpeg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption>Peau d&rsquo;Homme \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>C\u2019est en f\u00e9vrier dernier qu\u2019un des sc\u00e9naristes les plus int\u00e9ressants et les plus surprenants de ces derni\u00e8res ann\u00e9es quittait la sc\u00e8ne de la vie et de la bande dessin\u00e9e. Mais l\u2019auteur des \u00ab Ogres-Dieux \u00bb, audacieuse s\u00e9rie qui m\u00eale, avec une intelligence dans la construction exceptionnelle, litt\u00e9rature et neuvi\u00e8me art, cet auteur-l\u00e0 ne peut que laisser une trace profonde dans le paysage de la culture.<\/p>\n\n\n\n<p>Le th\u00e8me essentiel de tous ses sc\u00e9narios a toujours, quel que soit le r\u00e9cit, tourn\u00e9 autour de \u00ab la diff\u00e9rence \u00bb. Celle de nains dans des pays de g\u00e9ants (l\u2019inverse de l\u2019albatros de Baudelaire\u2026), celle aussi de personnages en qu\u00eate d\u2019eux-m\u00eames, en recherche d\u2019une personnalit\u00e9 assum\u00e9e dans un monde qui s\u2019uniformise. Et cela passait, dans tous ses sc\u00e9narios, aussi par un questionnement sur la sexualit\u00e9. La plus grandes des diff\u00e9rences humaines n\u2019est-elle pas, en effet, celle qui existe entre la femme et l\u2019homme ?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenat1.jpg?resize=652%2C427&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5524\" width=\"652\" height=\"427\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenat1.jpg?w=450&amp;ssl=1 450w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenat1.jpg?resize=300%2C197&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px\" \/><figcaption>Peau d&rsquo;Homme \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Et ce livre-ci, \u00ab Peau d\u2019Homme \u00bb ne d\u00e9roge pas \u00e0 cette th\u00e9matique ch\u00e8re \u00e0 Hubert.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire est simple, tout compte fait. Dans une ville de la fin du Moyen-Age, la belle Bianca doit se marier, mais sans vrai plaisir, loin de l\u00e0. Ce qu\u2019elle voudrait, c\u2019est \u00ab choisir son \u00e9poux selon son c\u0153ur \u00bb. C\u2019est alors que sa marraine lui fait d\u00e9couvrir le secret des femmes de sa famille : une peau d\u2019homme !<\/p>\n\n\n\n<p>Et c\u2019est ainsi que Bianca va rev\u00eatir cette peau, devenir, pleinement, le temps qu&rsquo;elle la porte, un homme, un \u00ab m\u00e2le \u00bb. Et, de ce fait, pouvoir d\u00e9couvrir que son futur mari est infiniment plus attir\u00e9 par ce qu\u2019elle devient, Lorenzo, un jeune homme avenant et s\u00e9duisant, que par la future \u00e9pous\u00e9e qu\u2019elle est derri\u00e8re son charnel d\u00e9guisement. Elle d\u00e9couvre en m\u00eame temps que le plaisir et le d\u00e9sir sont les axes essentiels de toutes les relations humaines.<\/p>\n\n\n\n<p>Bianca est un personnage tr\u00e8s moderne, une femme Ind\u00e9pendante, d\u00e9sireuse de donner \u00e0 la femme une place reconnue dans une soci\u00e9t\u00e9 dirig\u00e9e par une religion manich\u00e9enne qui d\u00e9nie \u00e0 l\u2019humain toute autorisation d\u2019aimer dans la chair ses envol\u00e9es libertines, parce que libres.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dessin de Zanzim colle \u00e0 merveille \u00e0 ce sc\u00e9nario \u00e0 la fois l\u00e9ger et universel dans son propos. Souple et simple, moderne dans sa construction, ce dessin rappelle en m\u00eame temps les enluminures des livres d\u2019autrefois, en ces temps o\u00f9 on disait que l\u2019amour \u00e9tait courtois\u2026 C\u2019est un dessin sensuel pour un r\u00e9cit qui l\u2019est tout autant\u2026 Un r\u00e9cit qui est un appel vibrant, mais souriant, \u00e0 ce que toute intol\u00e9rance disparaisse de la vie, et donc de la vie amoureuse\u2026<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\">Nous Sommes Tous Des Anges Gardiens <\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>(dessin : Franck Biancarelli et Laurent Gnoni \u2013 sc\u00e9nario : Toldac \u2013 80 pages \u2013 ao\u00fbt 2020)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"798\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenatb.jpg?resize=600%2C798&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5526\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenatb.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenatb.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption>Nous sommes tous des anges gardiens \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ne vous arr\u00eatez pas \u00e0 ce titre, ni \u00e0 la postface tr\u00e8s \u00ab mystique \u00bb, voire \u00e9sot\u00e9rique, de ce livre\u2026 Il n\u2019y a dans cet album rien de religieux, pas ouvertement en tout cas. Par contre, il y a une v\u00e9ritable \u00e9motion, de bout en bout, un c\u00f4t\u00e9 presque journalistique de parler de l\u2019horreur quotidienne v\u00e9cue par quelques personnages.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes \u00e0 Sidney. Un couple regarde \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 les infos, et le sauvetage d\u2019une fillette kidnapp\u00e9e. La femme de ce couple, Abby, va mettre au monde un enfant mort-n\u00e9 et, quelques ann\u00e9es plus tard, un deuxi\u00e8me enfant qui, en prenant son biberon, mourra empoisonn\u00e9. Et Abby, soutenue totalement par son mari, va \u00eatre accus\u00e9e du meurtre de ses deux enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 partir de ce moment-l\u00e0 que le titre de ce livre prend toute sa valeur. Il y a la rencontre avec une femme de m\u00e9nage aborig\u00e8ne, il y a un avocat, aborig\u00e8ne \u00e9galement, qui va accepter de d\u00e9fendre la jeune femme emprisonn\u00e9e, il y a le p\u00e8re de la fillette kidnapp\u00e9e des ann\u00e9es plus t\u00f4t qui va remplir un r\u00f4le important.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenat2.jpg?resize=586%2C783&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5527\" width=\"586\" height=\"783\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenat2.jpg?w=509&amp;ssl=1 509w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenat2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 586px) 100vw, 586px\" \/><figcaption>Nous sommes tous des anges gardiens \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ce livre nous parle des rencontres qui nous construisent, il nous parle du hasard et de ses possibles, il nous parle de la vie et de la mort, il nous dit aussi que toutes et tous nous sommes responsables les uns des autres, dans une sorte d\u2019existentialisme id\u00e9alis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Je le disais, ce qui m\u2019a frapp\u00e9 et plu dans ce livre, c\u2019est le traitement \u00e9motionnel de l\u2019intrigue, c\u2019est aussi la volont\u00e9 des auteurs de ne raconter leur histoire qu\u2019en prenant comme base l\u2019humanit\u00e9 et donc l\u2019humanisme de tous les protagonistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sc\u00e9nario est tr\u00e8s cin\u00e9matographique, tr\u00e8s construit autour de s\u00e9quences bien orchestr\u00e9es. Le dessin, r\u00e9aliste, et proche tout le temps des visages de tous les personnages crois\u00e9s au fil des pages, \u00e9vite tout voyeurisme, toute d\u00e9mesure dans le rendu de l\u2019\u00e9motion et des sentiments. On n\u2019est pas dans de la \u00ab bd-r\u00e9alit\u00e9 \u00bb, mais dans une r\u00e9alit\u00e9 racont\u00e9e en bande dessin\u00e9e. Un livre sombre et lumineux tout \u00e0 la fois, comme le sont toujours les hasards de nos rencontres.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\">Retour De Flammes<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>(dessin : Alicia Grande \u2013 sc\u00e9nario : Laurent Galandon \u2013 couleur : Elvire De Cock et Jean-Baptiste Merle \u2013 64 pages \u2013 f\u00e9vrier 2020)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenatc.jpg?resize=659%2C879&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5528\" width=\"659\" height=\"879\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenatc.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenatc.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 659px) 100vw, 659px\" \/><figcaption>Retour de flammes 1 \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Je tiens d\u2019abord \u00e0 dire que j\u2019ai toujours beaucoup aim\u00e9 les sc\u00e9narios de Laurent Galandon. Quel que soit le th\u00e8me abord\u00e9, quelle que soit l\u2019\u00e9poque des r\u00e9cits qu\u2019il orchestre, son empreinte est celle d\u2019un homme engag\u00e9, dans ses id\u00e9es comme dans ses mots. Un \u00eatre libre \u00e9pris de libert\u00e9 d\u2019expression \u00e9galement et surtout.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce premier tome d\u2019un diptyque, il en va de m\u00eame. Bien s\u00fbr, c\u2019est aussi et surtout une excellente bande dessin\u00e9e qui se plonge, au travers de deux enqu\u00eates polici\u00e8res parall\u00e8les, dans un Paris occup\u00e9 par les Allemands\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019une part, il y a des cabines de projection de films allemands auxquels on boute le feu. D\u2019autre part, il y a une actrice d\u00e9butante et peu avare de ses charmes qu\u2019on retrouve assassin\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenat3.jpg?resize=692%2C918&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5529\" width=\"692\" height=\"918\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenat3.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/glenat3.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w\" sizes=\"auto, (max-width: 692px) 100vw, 692px\" \/><figcaption>Retour de flammes 1 \u00a9 Gl\u00e9nat<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le commissaire Engelbert Lange m\u00e8ne ces deux enqu\u00eates, \u00e9troitement surveill\u00e9 par la police allemande et par des sup\u00e9rieurs (et subordonn\u00e9s) fran\u00e7ais soucieux de pratiquer efficacement la collaboration.<\/p>\n\n\n\n<p>En utilisant les codes du polar, Galandon aborde de front la r\u00e9alit\u00e9 de ces ann\u00e9es sombres d\u2019occupation par l\u2019ennemi de la ville lumi\u00e8re. Une ville dans laquelle, les lumi\u00e8res, celles des stars, ne se sont pas \u00e9teintes\u2026 Galandon nous montre \u00e0 voir Fernandel, Suzy Delair, Clouzot, et quelques autres vedettes pour qui ces heures allemandes ne furent pas synonymes de ch\u00f4mage ni de pauvret\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En utilisant un langage de l\u2019\u00e9poque, le sc\u00e9nariste nous raconte l\u2019histoire du cin\u00e9ma d\u2019une \u00e9poque bien pr\u00e9cise, de mani\u00e8re fouill\u00e9e sans jamais \u00eatre pesante.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il nous parle, ce faisant, de l\u2019homosexualit\u00e9, condamn\u00e9e par les nazis autant que le fait d\u2019\u00eatre Juif, il nous parle du r\u00f4le des artistes, des compromissions, du pouvoir militaire et du pouvoir de l\u2019argent, de l\u2019honn\u00eatet\u00e9 intellectuelle de certains et de collaboration d\u2019autres dans la police que l\u2019on disait fran\u00e7aise\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Cela dit, c\u2019est un vrai polar, bien men\u00e9, et dessin\u00e9 avec une belle vivacit\u00e9, avec un vrai sens du mouvement. Et la couleur accentue les ambiances, certes, mais elle r\u00e9ussit \u00e9galement \u00e0 mettre en \u00e9vidence les sourires des personnages, leurs peurs dans le regard, \u00e9galement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Trois livres tr\u00e8s diff\u00e9rents les uns des autres, trois albums qui ne d\u00e9pareilleront pas dans votre biblioth\u00e8que, c\u2019est une \u00e9vidence !<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La bande dessin\u00e9e peut \u00eatre d\u00e9lassante, s\u00e9rieuse, historique, d\u2019aventure. Elle peut aussi \u00eatre \u00e9mouvante, et poser des questions importantes sur la vie, ses larmes, ses col\u00e8res, ses chagrins. C\u2019est un peu de tout cela que vous trouverez dans ces trois albums. 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