{"id":5815,"date":"2021-01-23T08:30:00","date_gmt":"2021-01-23T07:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=5815"},"modified":"2021-01-22T17:08:53","modified_gmt":"2021-01-22T16:08:53","slug":"ne-moublie-pas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2021\/01\/23\/ne-moublie-pas\/","title":{"rendered":"Ne m\u2019oublie pas"},"content":{"rendered":"\n<p>Un livre qui nous parle, au-del\u00e0 de la maladie d\u2019Alzheimer, de ce qui nous est essentiel, notre humanit\u00e9 ! Un petit bijou d\u2019intelligence, une r\u00e9ussite absolue !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0bis.png?resize=765%2C765&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5816\" width=\"765\" height=\"765\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0bis.png?resize=1024%2C1024&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0bis.png?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0bis.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0bis.png?resize=768%2C768&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0bis.png?resize=50%2C50&amp;ssl=1 50w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0bis.png?w=1400&amp;ssl=1 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 765px) 100vw, 765px\" \/><figcaption>Ne m&rsquo;oublie pas \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Je vais pour une fois commencer cette chronique par un rapide r\u00e9sum\u00e9 de ce que nous raconte ce livre. Pourquoi cette rupture avec ma volont\u00e9 habituelle de ne pas suivre un canevas par trop r\u00e9p\u00e9t\u00e9 ?<\/p>\n\n\n\n<p>Parce que le r\u00e9cit est simple, tr\u00e8s lin\u00e9aire, et qu\u2019il est l\u00e0 pour se d\u00e9passer lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Cl\u00e9mence est une jeune fille qui veut devenir actrice, com\u00e9dienne. Elle re\u00e7oit un jour, alors qu\u2019elle lit du Diderot, un sms de sa m\u00e8re, qui lui dit que sa grand-m\u00e8re, plac\u00e9e en home, a fugu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz1.jpg?resize=713%2C950&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5823\" width=\"713\" height=\"950\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz1.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz1.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 713px) 100vw, 713px\" \/><figcaption>Ne m&rsquo;oublie pas \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Mamy va devoir \u00eatre mise sous m\u00e9dicaments pour que cela ne se reproduise plus. La m\u00e8re de Cl\u00e9mence l\u2019accepte, mais Cl\u00e9mence se r\u00e9volte, comme la r\u00e9volte cette maladie terrible qui fait qu\u2019un \u00eatre humain ne se reconna\u00eet plus et se perd dans les m\u00e9andres d\u2019une absence irr\u00e9m\u00e9diable. Mamy, cette grand-m\u00e8re, n\u2019a plus notion ni du temps qui passe, ni de son \u00e2ge, ni de son \u00e9poque. Elle croit que ses parents l\u2019attendent dans la maison de son enfance. Et Cl\u00e9mence d\u00e9cide, sans r\u00e9fl\u00e9chir, d\u2019accompagner sa grand-m\u00e8re dans un voyage vers son enfance, une fugue \u00e0 deux, loin de la maladie, loin des m\u00e9decins, loin de l\u2019in\u00e9luctable. Et tout ce livre, ainsi, est le r\u00e9cit au jour le jour de cette bal(l)ade qui va conduire une femme en fin de vie et sa petite-fille jusque dans le nord de la France, pr\u00e8s de la mer, le long des falaises.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes, on peut dire qu\u2019ainsi r\u00e9sum\u00e9e l\u2019histoire de ce \u00ab Ne m\u2019oublie pas \u00bb fait penser au film Thelma et Louise, d\u2019abord, par le c\u00f4t\u00e9 \u00ab poursuite \u00bb de la narration, avec policiers pr\u00e9sents\u2026 A un livre, ensuite, et au film qui en a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9 avec Annie Cordy, de David Foenkinos. \u00ab Les souvenirs \u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz2.jpg?resize=716%2C955&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5824\" width=\"716\" height=\"955\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz2.jpg?w=480&amp;ssl=1 480w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 716px) 100vw, 716px\" \/><figcaption>Ne m&rsquo;oublie pas \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Mais s\u2019il y a filiation, il y a un tout autre traitement. La fuite devant la police n\u2019est qu\u2019une p\u00e9rip\u00e9tie parmi d\u2019autres, et, au contraire de l\u2019h\u00e9ro\u00efne de Foenkinos qui, elle, n\u2019a que tr\u00e8s peu perdu de sa m\u00e9moire, Mamy, elle, est dans un univers o\u00f9 la souvenance n\u2019est qu\u2019anarchique.<\/p>\n\n\n\n<p>Une question sous-tend, d\u00e8s les premi\u00e8res images de cette bd, tout son d\u00e9roulement : l\u2019\u00eatre humain peut-il se d\u00e9finir vivant s\u2019il n\u2019a pas en lui une part importante de nostalgie ? Bien s\u00fbr, avec Mamy, on peut dire que la nostalgie est l\u2019ultime lien qui la relie \u00e0 la vie. Mais Cl\u00e9mence, presque ado encore, est tout aussi nostalgique, et quelques flash-backs nous le r\u00e9v\u00e8lent.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alznostalgie.mp3\"><\/audio><figcaption>Alix Garin : la nostalgie<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>On pourrait croire aussi que le sujet principal de ce livre, c\u2019est la maladie d\u2019Alzheimer, ce fl\u00e9au du corps comme de l\u2019\u00e2me qui, de nos jours, \u00e0 l\u2019instar du cancer, du diab\u00e8te, etc., est mis sur le c\u00f4t\u00e9 de la pand\u00e9mie qui modifie nos existences. Mais ce n\u2019est pas le cas, ce n\u2019est pas un m\u00e9lo, loin s\u2019en faut. C\u2019est un livre extr\u00eamement personnel, qui nous raconte la qu\u00eate d\u2019une femme oblig\u00e9e, par la vie et son amour pour sa grand-m\u00e8re, de rompre avec ses propres pass\u00e9s d\u2019enfance, d\u2019adolescence, et de s\u2019accepter comme adulte. A ce titre, la maladie n\u2019est qu\u2019une trame de fond pour une qu\u00eate intime. C\u2019est un peu en face d\u2019un triangle amoureux, au sens large du terme, que nous nous trouvons. Une femme en perdition, sa fille m\u00e9decin, et sa petite-fille en esp\u00e9rance.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alzquete.mp3\"><\/audio><figcaption>Alix Garin : une qu\u00eate<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Et dans ce trio de femmes, il en est une, la m\u00e8re, qui reste en retrait. Et on comprend ainsi que cette histoire, pour fictionnelle qui soit, prend ses rep\u00e8res dans les propres v\u00e9cus de l\u2019auteure Alix Garin. Ce bouquin, ainsi, se r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement comme la mise en abyme, probablement, de l\u2019existence d\u2019Alix Garin au travers de son personnage imagin\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alzmere.mp3\"><\/audio><figcaption>Alix Garin : le personnage de la m\u00e8re<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u2019est un livre \u00e9mouvant, dans lequel peu de choses sont gratuites. Les r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raires, par exemple, de Diderot \u00e0 Cyrano, ne sont pas l\u00e0 par hasard. Elles permettent de faire du personnage central un \u00eatre vivant, un \u00eatre de chair.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un livre dans lequel l\u2019auteure se d\u00e9voile, et d\u00e9voile ses errances charnelles, aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un livre sur la diff\u00e9rence, sur toutes les diff\u00e9rences que la vie nous permet ou nous impose.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz3.jpeg?resize=666%2C918&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5825\" width=\"666\" height=\"918\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz3.jpeg?resize=743%2C1024&amp;ssl=1 743w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz3.jpeg?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz3.jpeg?resize=768%2C1059&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz3.jpeg?w=774&amp;ssl=1 774w\" sizes=\"auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px\" \/><figcaption>Ne m&rsquo;oublie pas \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>C\u2019est un livre qui aurait pu \u00eatre impudique, \u00e0 certains moments, comme celui o\u00f9 Cl\u00e9mence d\u00e9couvre, de l\u2019int\u00e9rieur, sa diff\u00e9rence par rapport aux autres filles, ou lorsque Cl\u00e9mence et Mamy se retrouvent nues dans une baignoire, face \u00e0 face. Mais un des talents v\u00e9ritables d\u2019Alix Garin, c\u2019est la profondeur tranquille de sa r\u00e9flexion, c\u2019est la pudeur de ses propos, donc de ses images. Face \u00e0 la maladie d\u2019un \u00eatre cher, on se recherche soi-m\u00eame, on se retrouve peut-\u00eatre aussi. Ce livre est \u00e0 la fois une \u00ab road-bd \u00bb et une \u0153uvre d\u2019introspection po\u00e9tique. Tant dans le texte que dans le dessin.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alzpudeurpoesielitt.mp3\"><\/audio><figcaption>Alix Garin : la pudeur<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00ab Ne m\u2019oublie pas \u00bb, c\u2019est une plong\u00e9e dans la vie et toutes ses intimit\u00e9s, par le biais d\u2019une tranche d\u2019existence dans laquelle la solitude, le sourire, l\u2019humour, la tristesse se m\u00e9langent sans cesse.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Trop tard arrive plus vite qu\u2019on le croit \u00bb, dit un des personnages \u00e0 un moment cl\u00e9 du livre.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pour ce faire, Alix Garin a fait le choix d\u2019un dessin simple, lumineux, avec des d\u00e9cors rares, des couleurs chaudes. Avec une attention toute particuli\u00e8re aux expressions des visages de ses diff\u00e9rents protagonistes, m\u00eame ceux qui ne sont que des silhouettes rencontr\u00e9es au hasard de l\u2019errance de cette presque adulte et de sa grand-m\u00e8re. C\u2019est par le biais de l\u2019\u00e9motion que toute la sensibilit\u00e9 de ce livre, graphiquement, se donne au lecteur\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alzdessinemotion.mp3\"><\/audio><figcaption>Alix Garin : le dessin<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans la vie, les sentiments ne sont souvent qu\u2019esquiss\u00e9s, m\u00eame entre celles et ceux qui s\u2019aiment.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la vie, on s\u2019arr\u00eate pour regarder quelque chose qui ne sert strictement \u00e0 rien sinon \u00e0 \u00ab \u00eatre beau \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la vie, on cherche \u00e0 savoir qui on est tout en sachant qu\u2019un jour il nous faudra vivre le poids de l\u2019absence.<\/p>\n\n\n\n<p>Et les mots pour exprimer tout cela ont toujours beaucoup de peine \u00e0 na\u00eetre. Et c\u2019est aussi un des plaisirs de ce livre que de nous le faire ressentir, gr\u00e2ce \u00e0 de longs silences qui n\u2019ont rien de pesant et qui, tout au contraire, contribuent au rythme po\u00e9tique de ce roman graphique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alzsilence.mp3\"><\/audio><figcaption>Alix Garin : le silence<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00ab Ne m\u2019oublie pas \u00bb est un livre tout en \u00e9motion. Il est aussi et surtout une \u0153uvre magistrale, de maturit\u00e9, d\u2019intelligence de conscience, de regard, d\u2019\u00e9coute.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz4.jpg?resize=656%2C457&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5826\" width=\"656\" height=\"457\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz4.jpg?w=517&amp;ssl=1 517w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz4.jpg?resize=300%2C209&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 656px) 100vw, 656px\" \/><figcaption>Ne m&rsquo;oublie pas \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ce premier livre est un chef d\u2019\u0153uvre, croyez-moi. Pour tous ceux qui ont c\u00f4toy\u00e9 la maladie d\u2019Alzheimer, certainement, mais pour toutes celles et tous ceux, aussi, qui aiment que la bande dessin\u00e9e ose s\u2019aventurer dans les m\u00e9andres de l\u2019\u00e2me humaine !<\/p>\n\n\n\n<p>Un livre pour toutes, pour tous, adultes et adolescents. Parce que c\u2019est avec de telles \u0153uvre qu\u2019on aura un jour la chance de connaitre un monde dans lequel la tol\u00e9rance et la main tendue seront de mise !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ne m\u2019oublie pas (auteure\u00a0: Alix Garin \u2013 \u00e9diteur\u00a0: Le Lombard \u2013 220 pages \u2013 janvier 2021)\u00a0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"432\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0.jpg?resize=768%2C432&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5827\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0.jpg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption>Ne m&rsquo;oublie pas et Alix Garin \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un livre qui nous parle, au-del\u00e0 de la maladie d\u2019Alzheimer, de ce qui nous est essentiel, notre humanit\u00e9 ! Un petit bijou d\u2019intelligence, une r\u00e9ussite absolue ! Je vais pour une fois commencer cette chronique par un rapide r\u00e9sum\u00e9 de ce que nous raconte ce livre. Pourquoi cette rupture avec ma volont\u00e9 habituelle de ne [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5816,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[23,25],"tags":[],"class_list":["post-5815","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bd-de-m-a-r","category-n"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/alz0bis.png?fit=1400%2C1400&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8dqsu-1vN","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5815","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5815"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5815\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5829,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5815\/revisions\/5829"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5816"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5815"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5815"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5815"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}