{"id":5928,"date":"2021-10-02T10:45:00","date_gmt":"2021-10-02T08:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=5928"},"modified":"2021-10-02T10:39:48","modified_gmt":"2021-10-02T08:39:48","slug":"sur-un-air-de-fado","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2021\/10\/02\/sur-un-air-de-fado\/","title":{"rendered":"Sur Un Air De Fado"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>Le Festival de la Bande Dessin\u00e9e de Chamb\u00e9ry est un festival d&rsquo;auteurs, dans le sens le plus noble du terme, le moins mercantile. Et il f\u00eate en ce d\u00e9but du mois d&rsquo;octobre ses 45 automnes. Avec un prix du meilleur album attribu\u00e9 \u00e0 Nicolas Barral pour son superbe \u00ab\u00a0Sur un air de fado\u00a0\u00bb!<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-ce qu\u2019une dictature ? Comment vit-on dans un pays qui assume pleinement sa politique totalitaire ? Qu\u2019est-ce que la r\u00e9sistance, l\u2019engagement ? Autant de questions abord\u00e9es dans ce livre qui nous raconte dix ans de l\u2019histoire d\u2019un homme dans un Portugal \u00e0 l\u2019\u00e2me \u00e9gratign\u00e9e\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"756\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral0.jpg?resize=756%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5929\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral0-scaled.jpg?resize=756%2C1024&amp;ssl=1 756w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral0-scaled.jpg?resize=222%2C300&amp;ssl=1 222w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral0-scaled.jpg?resize=768%2C1040&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral0-scaled.jpg?resize=1135%2C1536&amp;ssl=1 1135w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral0-scaled.jpg?resize=1513%2C2048&amp;ssl=1 1513w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral0-scaled.jpg?w=1891&amp;ssl=1 1891w\" sizes=\"auto, (max-width: 756px) 100vw, 756px\" \/><figcaption>Sur un air de fado \u00a9 Dargaud<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>1968. Fernando Pais est m\u00e9decin \u00e0 Lisbonne. Un m\u00e9decin c\u00e9libataire, divorc\u00e9 sans doute, se baladant de rue en rue, de patient en patient, le sourire aux l\u00e8vres, le regard comme perdu en des ailleurs qu\u2019on ne devine pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet homme est le centre de gravit\u00e9 du r\u00e9cit auquel nous convie Nicolas Barral. Un r\u00e9cit ordonn\u00e9 comme un roman, avec des chapitres qui en font toute la colonne vert\u00e9brale, tout le rythme aussi.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral1.png?resize=760%2C760&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5934\" width=\"760\" height=\"760\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral1.png?w=452&amp;ssl=1 452w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral1.png?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral1.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral1.png?resize=50%2C50&amp;ssl=1 50w\" sizes=\"auto, (max-width: 760px) 100vw, 760px\" \/><figcaption>Sur un air de fado \u00a9 Dargaud<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Au travers de la pr\u00e9sence de ce m\u00e9decin qui se rend r\u00e9guli\u00e8rement dans les locaux de la police politique pour y soigner les prisonniers qui y sont, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, tortur\u00e9s, de moins en moins physiquement, d\u2019ailleurs, de plus en plus psychologiquement, au travers de la silhouette d\u00e9gingand\u00e9e du docteur Pais, ce sont dix ans de dictature que nous raconte Nicolas Barral. Dix ans de la vie d\u2019un homme qui n\u2019a rien d\u2019un h\u00e9ros, sans doute, mais qui a, un jour, par amour, os\u00e9 se r\u00e9volter contre un \u00e9tat de fait inacceptable. Une r\u00e9volte en 1958 totalement occult\u00e9e, pour lui, en 1968<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barralfernando.mp3\"><\/audio><figcaption>Nicolas Barral : le personnage central<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le Fado est la musique embl\u00e9matique du Portugal. Comme toute musique populaire, elle est le dernier refuge de l\u2019\u00e2me, quelles que soient les circonstances de la vie. Avec des guitares qui pincent leurs cordes pour mieux faire \u00e9couter les larmes de la vie, les chanteurs de fado parlent d\u2019amour, de jalousie, de trahison, de vie, de mort\u2026 Mais sans ostentation, avec, tout au contraire, une propension \u00e0 la m\u00e9lancolie, une \u00e9vidence d\u2019un sentiment, la saudade, impossible \u00e0 traduire en fran\u00e7ais\u2026 Le fado, c\u2019est l\u2019expression, pour utiliser les termes d\u2019un des protagonistes de cet album, d\u2019une \u00ab aspiration \u00e9go\u00efste au bonheur \u00bb. Le Fado, c\u2019est l\u2019envol\u00e9e \u00e0 peine lyrique d\u2019une \u00e2me qui se sait soumise aux hasards de la vie, du r\u00eave, de la mort\u2026 Le Fado, aussi, c\u2019est la distance prise par l\u2019humain pour supporter l\u2019inhumain.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barralfado.mp3\"><\/audio><figcaption>Nicolas Barral : le Fado<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Ce livre n\u2019est pas, loin s\u2019en faut, le portrait d\u2019une dictature.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral2.jpg?resize=653%2C875&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5935\" width=\"653\" height=\"875\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral2.jpg?w=382&amp;ssl=1 382w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral2.jpg?resize=224%2C300&amp;ssl=1 224w\" sizes=\"auto, (max-width: 653px) 100vw, 653px\" \/><figcaption>Sur un air de fado \u00a9 Dargaud<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Certes, la dictature est montr\u00e9e, elle est comme un second fil conducteur de l\u2019intrigue. On voit la police politique\u2026 On voit les arrestations arbitraires et les interrogatoires muscl\u00e9s\u2026 On voit les \u00ab collaborateurs \u00bb et leurs actes pervers\u2026 On voit les rues ensoleill\u00e9es de Lisbonne se grisailler de tristesse\u2026 On voit la mort, les activistes et leurs d\u00e9rives id\u00e9ologiques aussi\u2026 On voir la dictature, oui, mais \u00e0 hauteur d\u2019homme, avec une vraie pudeur dans le propos comme dans le trait. Pour Nicolas Barral, il ne s\u2019agit pas d\u2019un pamphlet, mais d\u2019une plong\u00e9e, tout simplement, dans ce que l\u2019homme peut subir, et la mani\u00e8re dont il le fait, la fa\u00e7on, aussi, dont il peut r\u00e9sister\u2026 Dont il veut r\u00e9sister\u2026 L\u2019histoire qu\u2019il nous raconte, celle d\u2019un homme qui, observateur de l\u2019existence apr\u00e8s avoir essay\u00e9 d\u2019en \u00eatre un acteur, celle d\u2019un homme qui se refuse \u00e0 l\u2019action, celle d\u2019un homme qui, par les hasards du temps qui passe, se voit offrir une seconde chance de se redresser, de ne plus \u00eatre dans l\u2019ombre, cette histoire se d\u00e9roule il y a peu de temps, tr\u00e8s peu de temps, en Europe, \u00e0 deux pas de chez nous, dans un pays qui a, m\u00eame sous Salazar, vu les touristes bien-pensants se multiplier\u2026 Une dictature qui a perdur\u00e9 jusqu\u2019en 1974\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barraldictature.mp3\"><\/audio><figcaption>Nicolas Barral : la dictature<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il y a, dans la construction de cette bande dessin\u00e9e, une volont\u00e9 \u00e9vidente de rendre hommage, d\u2019abord et avant tout, \u00e0 Lisbonne, ville de contrastes, ville d\u2019Histoire. Ville d\u2019habitants, aussi, d\u2019\u00eatres humains que l\u2019on croise. D\u2019o\u00f9 une utilisation des couleurs extr\u00eamement particuli\u00e8re, \u00e0 la fois lumineuse et \u00e9teinte ai-je envie de dire, tant dans le pr\u00e9sent de 1968 que dans le pass\u00e9 de 1958.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019o\u00f9, \u00e9galement, une importance \u00e9vidente apport\u00e9e, par Nicolas Barral, l\u2019auteur complet de ce livre, aux regards de ses diff\u00e9rents personnages. Les yeux du docteur Pais n\u2019expriment rien, plus rien sans doute\u2026 Ils sont les lieux de la nostalgie, de la saudade, d\u2019une distance volontaire que prend l\u2019observateur vis-\u00e0-vis d\u2019un monde dans lequel il ne veut, ou ne peut, intervenir.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"723\" height=\"970\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral4.jpg?resize=723%2C970&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5936\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral4.jpg?w=723&amp;ssl=1 723w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral4.jpg?resize=224%2C300&amp;ssl=1 224w\" sizes=\"auto, (max-width: 723px) 100vw, 723px\" \/><figcaption>Sur un air de fado \u00a9 Dargaud<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Il y a aussi une particularit\u00e9 \u00e0 ce livre qui, ailleurs, me d\u00e9range la plupart du temps : celle de trouver, dans un livre en fran\u00e7ais, des expressions, soudain, d\u2019une langue \u00e9trang\u00e8re que sont cens\u00e9s utiliser les protagonistes. Mais l\u00e0 aussi, pour Nicolas Barral, il s\u2019agit d\u2019un hommage \u00e0 un pays, \u00e0 une langue qui, chantante, a des sonorit\u00e9s qui peuvent enchanter l\u2019oreille\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barralportugais.mp3\"><\/audio><figcaption>Nicolas Barral : les mots en portugais<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent se m\u00ealent sans arr\u00eat et se vivent en parall\u00e8le\u2026 La soumission est un sentiment qu\u2019on ne peut condamner\u2026 Le poison de la politique entra\u00eene la disparition de libert\u00e9s autant individuelles que sociales\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est aussi de tout cela que nous parle ce livre, et c\u2019est pour cela aussi qu\u2019il nous parle, \u00e0 toutes et \u00e0 tous\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Un album excellent, d\u2019un dessinateur qui fut celui de Nestor Burma apr\u00e8s Tardi et qui, ici, se r\u00e9v\u00e8le d\u2019une belle personnalit\u00e9, d\u2019une chaude originalit\u00e9. Un livre \u00e0 lire, oui, pour son rythme, les questions qu\u2019il soul\u00e8ve, les r\u00e9ponses qu\u2019il nous laisse trouver et assumer !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sur un air de fado (auteur : Nicolas Barral \u2013 couleur : Nicolas et Marie Barral \u2013 \u00e9diteur : Dargaud \u2013 156 pages \u2013 janvier 2021)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"584\" height=\"626\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral5.jpg?resize=584%2C626&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5937\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral5.jpg?w=584&amp;ssl=1 584w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/barral5.jpg?resize=280%2C300&amp;ssl=1 280w\" sizes=\"auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><figcaption>Nicolas Barral<\/figcaption><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Festival de la Bande Dessin\u00e9e de Chamb\u00e9ry est un festival d&rsquo;auteurs, dans le sens le plus noble du terme, le moins mercantile. 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