{"id":5939,"date":"2021-02-18T13:00:00","date_gmt":"2021-02-18T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=5939"},"modified":"2021-02-17T20:34:24","modified_gmt":"2021-02-17T19:34:24","slug":"love","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2021\/02\/18\/love\/","title":{"rendered":"Love"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Le monde animal, entre enfer et paradis, entre vie et mort.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il s\u2019agit, certes, d\u2019une r\u00e9\u00e9dition de quatre albums parus en leur temps chez Ankama. Mais il s\u2019agit aussi de l\u2019\u00e9dition d\u2019un cinqui\u00e8me album, in\u00e9dit lui. De la bande dessin\u00e9e exclusivement graphique, totalement muette, d\u2019une beaut\u00e9 \u00e9vidente, d\u2019une narration tr\u00e8s particuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love0.jpg?resize=643%2C917&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5940\" width=\"643\" height=\"917\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love0.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love0.jpg?resize=210%2C300&amp;ssl=1 210w\" sizes=\"auto, (max-width: 643px) 100vw, 643px\" \/><figcaption>Love \u00a9 Vents d&rsquo;Ouest<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=pmoxPobQBvQ\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=pmoxPobQBvQ<\/a><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le Tigre<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous nous trouvons dans la jungle, probablement en Inde. Nous nous trouvons en pr\u00e9sence d\u2019animaux qui, parfois, font penser \u00e0 ceux de Rudyard Kipling. Jusqu\u2019\u00e0 cette apparition, en fin d\u2019album, d\u2019un humain proche de ceux que Mowgli a voulu, dans \u00ab Le Livre de la Jungle \u00bb, rejoindre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De page en page, le lecteur est invit\u00e9 \u00e0 suivre le trajet d\u2019un tigre dont la recherche essentielle est la nourriture. Et, ce faisant, ce sont des dizaines d\u2019autres animaux sauvages que l\u2019on croise, des oiseaux, des crocodiles, des panth\u00e8res, des serpents, un tapir aussi, qui sert de fil conducteur au r\u00e9cit, des parades amoureuses, parfois, mais, surtout, et avant tout m\u00eame, des existences qui ont besoin de se battre ou de fuir pour rester en vie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans des d\u00e9cors somptueux, aux dominantes vertes, le dessinateur Federico Bertolucci nous permet de d\u00e9couvrir dans cet album toute la puissance de son trait lorsqu\u2019il s\u2019agit de dessiner le mouvement.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"587\" height=\"800\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love1.jpg?resize=587%2C800&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5941\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love1.jpg?w=587&amp;ssl=1 587w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love1.jpg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 587px) 100vw, 587px\" \/><figcaption>Love \u00a9 Vents d&rsquo;Ouest<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le Renard<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Changement de lieu, changement d\u2019univers, mais th\u00e9matique similaire avec ce deuxi\u00e8me volume.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est dans une \u00eele, dans le grand nord sans doute, que les auteurs nous emm\u00e8nent cette fois. Une \u00eele volcanique\u2026 S\u2019y c\u00f4toient diff\u00e9rentes esp\u00e8ces animales qui, comme dans la jungle, ont pour but la survie, le pouvoir, la reproduction, selon des codes qui semblent immuables. Mais quand un volcan s\u2019\u00e9veille, quand la lave et les secousses sismiques d\u00e9truisent l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me, plus aucune r\u00e8gle ne subsiste.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et c\u2019est \u00e0 la course \u00e0 la vie d\u2019un renard borgne que nous sommes confront\u00e9s, mais aussi \u00e0 celle d\u2019un ours polaire, celle des orques aux cruaut\u00e9s indicibles. Avec des couleurs \u00e9clatantes, les auteurs, ici, nous offrent une fable lumineuse, rougeoyante, dans laquelle le blanc se salit de boue, de cendres et de sang. Un livre qui, pourtant, nous rappelle, en sa finale, que la vie reste l\u2019aboutissement de tout combat, de toute fuite, de toute esp\u00e9rance.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"801\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love2.jpg?resize=600%2C801&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5942\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love2.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption>Love \u00a9 Vents d&rsquo;Ouest<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le lion<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autre lieu, encore, la savane africaine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autre personnage central, un lion qui, chass\u00e9 par les siens, cherche un autre groupe o\u00f9 il pourra s\u2019imposer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans cet album, on peut parler d\u2019ombre et de lumi\u00e8re. Tant dans le dessin que dans les p\u00e9r\u00e9grinations de ce lion solitaire et exil\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je pense que, de ces cinq albums, celui-ci est le plus faible, narrativement parlant. Il n\u2019est pas \u00e9vident, en effet, de facilement diff\u00e9rencier les lions les uns des autres, de telle fa\u00e7on qu\u2019on se perd un peu dans les combats, dans les rencontres. Par contre, au niveau de l\u2018expressivit\u00e9 des visages animaux, il y a dans ce livre-ci une vraie r\u00e9ussite, le dessinateur parvenant \u00e0 rendre en dessin la tristesse, voire m\u00eame la d\u00e9sesp\u00e9rance d\u2019un fauve.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"587\" height=\"800\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love3.jpg?resize=587%2C800&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5943\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love3.jpg?w=587&amp;ssl=1 587w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love3.jpg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 587px) 100vw, 587px\" \/><figcaption>Love \u00a9 Vents d&rsquo;Ouest<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les dinosaures<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce quatri\u00e8me opus, on n\u2019est plus du tout en terrain connu, c\u2019est \u00e9vident. Ce sont encore des animaux qui construisent tout le r\u00e9cit, mais des animaux qui n\u2019existent plus depuis des milliers et des milliers d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous sommes en fin de \u00ab Cr\u00e9tac\u00e9 \u00bb, et, pour \u00e9chapper aux pr\u00e9dateurs, un petit animal, un \u00ab trodoon \u00bb trouve refuge sous un \u00e9norme \u00ab isisaurus \u00bb. Mais dans leur monde comme dans le n\u00f4tre, la mort r\u00e8gne, partout, et elle prend, ici, les traits d\u2019un redoutable tyrannosaure.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout cela se d\u00e9roule, se vit et se meurt dans un d\u00e9cor d\u2019apocalypse, avec des montagnes qui se soul\u00e8vent, des flots qui se d\u00e9cha\u00eenent, des \u00e9l\u00e9ments qui annoncent d\u00e9j\u00e0 la fin d\u2019un univers.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"587\" height=\"800\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love4.jpg?resize=587%2C800&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5944\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love4.jpg?w=587&amp;ssl=1 587w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love4.jpg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 587px) 100vw, 587px\" \/><figcaption>Love \u00a9 Vents d&rsquo;Ouest<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le molosse<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce cinqui\u00e8me volume, l\u2019in\u00e9dit, rompt avec les habitudes install\u00e9es par les quatre volumes pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bien s\u00fbr, c\u2019est encore un album muet. C\u2019est encore \u00e9galement un livre qui se consacre \u00e0 la vie animale. Mais qui, cette fois, fait se confronter deux r\u00e9alit\u00e9s tr\u00e8s diff\u00e9rentes : celle des animaux sauvages et celle d\u2019un chien, un molosse, domestiqu\u00e9 par l\u2019homme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela donne un r\u00e9cit qui laisse la place, beaucoup plus que dans les autres albums, \u00e0 des sentiments qui se rapprochent de l\u2019image qu\u2019on a de ce que peuvent ressentir les animaux de compagnie qui nous sont proches. Dans le chef de ce chien qui voit mourir son ma\u00eetre et qui veut retrouver sa maison, il y a une empathie, un besoin de prot\u00e9ger les plus faibles, un refus, en quelque sorte, de se contenter de sa sp\u00e9cificit\u00e9 non-humaine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est dans cet \u00e9pisode que les auteurs vont le plus loin dans l\u2019expression des sentiments, des \u00e9motions, des ressentis, jusqu\u2019\u00e0 la douleur, jusqu\u2019\u00e0 la haine, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019oubli de soi pour ces raisons que le molosse ignore lui-m\u00eame. C\u2019est sans doute l\u2019album le plus \u00e9mouvant, parce qu\u2019il m\u00eale aux sentiments animaux un peu des sensations humaines\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love5.jpg?resize=726%2C363&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5945\" width=\"726\" height=\"363\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love5.jpg?w=980&amp;ssl=1 980w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love5.jpg?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/love5.jpg?resize=768%2C384&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 726px) 100vw, 726px\" \/><figcaption>Love \u00a9 Vents d&rsquo;Ouest<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=_Xm2hh5fS74\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=_Xm2hh5fS74<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Les auteurs<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je pense qu\u2019il faut vraiment tirer un grand coup de chapeau \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric Brr\u00e9maud, le sc\u00e9nariste.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Auteur \u00e9clectique, aimant user de pseudonymes divers, il a r\u00e9ussi ici la prouesse de nous raconter cinq histoires diff\u00e9rentes sans qu\u2019un seul mot ne soit \u00e9crit, prononc\u00e9, sans m\u00eame qu\u2019un grognement ne soit indiqu\u00e9 en onomatop\u00e9e. Cinq histoires dans lesquelles se m\u00ealent, \u00e0 chaque fois, des tas de destins tous parfaitement assum\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je pense qu\u2019il faut tirer un coup de chapeau identique au talent exceptionnel de Federico Bertolucci. Venu des studios Disney italiens, il r\u00e9ussit, avec son complice Brr\u00e9maud, \u00e0 faire de son sens animalier du r\u00e9alisme un trajet narratif \u00e9poustouflant. Son dessin, et lui seul, raconte ce que les mots de Brr\u00e9maud ne disent pas. Et que dire de son sens aigu de la couleur qui magnifie les mouvements et les mouvances de tous les personnages qui, sous ses plumes et ses pinceaux, prennent vie, totalement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cinq albums qui nous parlent de vie, de mort, d\u2019une sorte de cruaut\u00e9 souriante et naturelle dans une nature qui oscille sans cesse entre paradis et enfer, tel est le contenu de cette s\u00e9rie dont chaque \u00e9l\u00e9ment est \u00e0 regarder, \u00e0 admirer\u2026 Et le titre g\u00e9n\u00e9rique, Love, amour, nous dit et nous montre qu\u2019il y a mille mani\u00e8res d\u2019aimer, et que les animaux, de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0, n\u2019ont que rarement de le\u00e7ons \u00e0 recevoir de notre part !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A d\u00e9couvrir, vraiment, par curiosit\u00e9, par int\u00e9r\u00eat, par passion !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Love (dessin : Fernando Bertolucci \u2013 sc\u00e9nario : Fr\u00e9d\u00e9ric Brr\u00e9maud \u2013 5 albums \u2013 \u00e9diteur : Vents d\u2019Ouest &#8211; janvier 2021)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le monde animal, entre enfer et paradis, entre vie et mort. 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