{"id":5971,"date":"2021-02-28T13:05:42","date_gmt":"2021-02-28T12:05:42","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=5971"},"modified":"2021-02-28T13:05:42","modified_gmt":"2021-02-28T12:05:42","slug":"la-fee-assassine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2021\/02\/28\/la-fee-assassine\/","title":{"rendered":"La f\u00e9e assassine"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>Une histoire de vie et de mort.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Gu\u00e9rit-on de son enfance ?&#8230; Peut-on ne garder de nos pass\u00e9s que des souvenances souriantes ?&#8230; Ce sont l\u00e0 des questions mises en sc\u00e8ne dans cet album prenant !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"659\" height=\"878\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee0.jpg?resize=659%2C878&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5972\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee0.jpg?w=659&amp;ssl=1 659w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee0.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 659px) 100vw, 659px\" \/><figcaption>La f\u00e9e assassine \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Sylvie Roge et Olivier Grenson vivent en couple, et c\u2019est avec une belle complicit\u00e9 qu\u2019ils ont construit un album sombre et puissant.<\/p>\n\n\n\n<p>Olivier Grenson a \u00e0 son actif quelques s\u00e9ries connues : Niklos Koda et Carland Cross. Sylvie Roge elle, en est \u00e0 son premier sc\u00e9nario. Et leur collaboration artistique est une belle r\u00e9ussite.<\/p>\n\n\n\n<p>La f\u00e9e assassine, c\u2019est un livre fait de contrastes, de contraires, d\u2019ombres et de lumi\u00e8res. Tout commence un soir de No\u00ebl. Pendant que son mari Thibaut est de garde \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, Fanny re\u00e7oit sa s\u0153ur jumelle et sa m\u00e8re pour le r\u00e9veillon. Jusque l\u00e0, rien que de tr\u00e8s normal. Mais Thibaut, en pleine nuit, est convoqu\u00e9 par la police. Fanny, son \u00e9pouse, est une meurtri\u00e8re\u2026 Et le livre, alors, peut commencer !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"950\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee1.jpg?resize=720%2C950&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5973\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee1.jpg?w=720&amp;ssl=1 720w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee1.jpg?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption>La f\u00e9e assassine \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Cela a l\u2019air d\u2019un polar, mais cela ne l\u2019est pas\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un drame psychologique, avec une construction tr\u00e8s particuli\u00e8re. L\u2019histoire est racont\u00e9e par Fanny elle-m\u00eame, \u00e0 son avocat. C\u2019est un peu comme si le lecteur entrait dans une existence qu\u2019il ne d\u00e9couvre que par bribes, au fil d\u2019une m\u00e9moire fragment\u00e9e, au gr\u00e9 des souvenances et des m\u00e9lancolies d\u2019une femme dont la seule chose qu\u2019il sait, au d\u00e9part, c\u2019est que c\u2019est une \u00ab tueuse \u00bb. Sylvie Roge fait de son sc\u00e9nario un puzzle que ses personnages autant que les lecteurs se doivent de compl\u00e9ter.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/grensonscenpuzzle.mp3\"><\/audio><figcaption>Sylvie Roge : un sc\u00e9nario \u00ab puzzle \u00bb<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Elle prend le temps de donner chairs et \u00e9motions \u00e0 ses protagonistes, elle nous parle de g\u00e9mellit\u00e9, de bipolarit\u00e9, de l\u2019amour, qui n\u2019est qu\u2019un jeu perdant pour des joueurs perdus. C\u2019est un livre tr\u00e8s litt\u00e9raire, c\u2019est un portrait \u00e0 rebours d\u2019une existence dont on sait, d\u00e8s le d\u00e9part, qu\u2019elle se termine dans l\u2019horreur\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/grensonscenemotion.mp3\"><\/audio><figcaption>Sylvie Roge : l\u2019importance de l\u2019\u00e9motion<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"587\" height=\"800\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee2.jpg?resize=587%2C800&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5976\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee2.jpg?w=587&amp;ssl=1 587w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee2.jpg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 587px) 100vw, 587px\" \/><figcaption>La f\u00e9e assassine \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le dessin parvient \u00e0 accompagner parfaitement le sc\u00e9nario, tout en \u00e9tant d\u2019une \u00e9vidente pudeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, il y a des sc\u00e8nes qui expriment, graphiquement, la difficult\u00e9 des rapports humains entre les trois protagonistes, qui montrent, expressivement, les col\u00e8res bipolaires de la m\u00e8re de Fanny. Mais tout l\u2019environnement de ces sc\u00e8nes est nimb\u00e9 d\u2019une presque douceur !<\/p>\n\n\n\n<p>Et m\u00eame le sang et ses \u00e9vidences de chagrin et d\u2019incompr\u00e9hension sont discrets.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/grensonpudeuretscen.mp3\"><\/audio><figcaption>Olivier Grenson : un dessin pudique<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour arriver \u00e0 cette sorte de distanciation seule capable de d\u00e9samorcer quelque peu l\u2019horreur des sentiments et des actes, Olivier Grenson use de la couleur pour retrouver l\u2019enfance et ses joies \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. Les couleurs, quelque peu surann\u00e9es, permettent \u00e0 cette tranche de vie, horrible, de parler \u00e0 tout un chacun\u2026 Des couleurs qui, ici ou l\u00e0, deviennent lumineuses, comme deux ballons rouges qui s\u2019envolent et s\u2019enfuient dans les \u00e9ternit\u00e9s d\u2019un ciel de grisaille\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/grensoncouleur.mp3\"><\/audio><figcaption>Oivier Grenson : la couleur\u2026<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee3.jpg?resize=645%2C851&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5979\" width=\"645\" height=\"851\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee3.jpg?w=388&amp;ssl=1 388w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee3.jpg?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 645px) 100vw, 645px\" \/><figcaption>La f\u00e9e assassine \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>La violence est muette, comme elle l\u2019est dans la vie, celle de tous les jours, celle que chacune et chacun subit.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re des certitudes dont Fanny se souvient, au-del\u00e0 des ballons rouges partag\u00e9s avec sa s\u0153ur, c\u2019est celle d\u2019\u00eatre mortelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Et les sensations premi\u00e8res de ses pr\u00e9sents r\u00e9sident peut-\u00eatre dans la douceur des frissons, donc des fi\u00e8vres. (petite r\u00e9f\u00e9rence au livre \u00ab Mon petit Trott \u00bb de Lichtenberger)<\/p>\n\n\n\n<p>Et c\u2019est ce qui fait aussi de cet album un conte moderne, un conte pour adultes qui, trop souvent, oublient les enfants qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9s. Un peu comme les protagonistes de cette f\u00e9e assassine\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/grensoncontemodernepersonnages.mp3\"><\/audio><figcaption>Olivier Grenson : un conte moderne<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u2019est un livre qui parle de la mort en racontant la vie. Cette mort qu\u2019on regarde, de loin, toujours et qui, \u00e0 sa mani\u00e8re, est montr\u00e9e ici telle que les \u00ab autres \u00bb se la repr\u00e9sentent. Les autres, oui, ceux qui ne sont pas vraiment concern\u00e9s\u2026 Jamais\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/grenseonscenmort.mp3\"><\/audio><figcaption>Sylvie Roge : la mort<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u2019est un livre qui d\u00e9truit les poncifs pour raconter la vie des jumeaux. Un livre de femmes au travers de l\u2019\u00e9coute qu\u2019en ont les hommes. Le r\u00e9cit d\u2019une seule \u00e2me dans deux corps, mais avec une brisure inalt\u00e9rable.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un livre de contrastes, dessin\u00e9s, racont\u00e9s, litt\u00e9raires et graphiques, psychologiques et quotidiens. C\u2019est un album au long duquel on comprend que sc\u00e9nariste et dessinateur ont trouv\u00e9 au fond d\u2019eux-m\u00eames les \u00e9chos de leurs propres existences pour nous livrer cette tranche de vie \u00e9trange et d\u00e9rangeante\u2026 Cela se sent, oui, au travers des souvenances racont\u00e9es, au travers aussi des touches d\u2019espoir et des m\u00e9moires d\u2019une enfance malgr\u00e9 tout avide de bonheur\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/grensoncontrastes.mp3\"><\/audio><figcaption>Olivier Grenson : les contrastes<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u2019est un livre puissant, extr\u00eamement bien \u00e9crit et dessin\u00e9, un livre qu\u2019il faut prendre le temps de lire, de regarder, de savourer\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"664\" height=\"406\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee4.jpg?resize=664%2C406&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5983\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee4.jpg?w=664&amp;ssl=1 664w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/fee4.jpg?resize=300%2C183&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 664px) 100vw, 664px\" \/><figcaption>La f\u00e9e assassine \u00a9 Le Lombard<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La f\u00e9e assassine (dessin et couleur : Olivier Grenson \u2013 sc\u00e9nario : Sylvie Roge \u2013 \u00e9diteur : Le Lombard \u2013 f\u00e9vrier 2021 \u2013 190 pages)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une histoire de vie et de mort. 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