{"id":6873,"date":"2021-10-21T08:30:00","date_gmt":"2021-10-21T06:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=6873"},"modified":"2021-10-20T14:09:21","modified_gmt":"2021-10-20T12:09:21","slug":"mes-mauvaises-filles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2021\/10\/21\/mes-mauvaises-filles\/","title":{"rendered":"Mes Mauvaises Filles"},"content":{"rendered":"\n<p><em><strong>Un livre \u00e9mouvant et important, humainement et soci\u00e9talement !<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>De temps \u00e0 autre, rarement, un livre m\u2019emporte dans une \u00e9motion incontr\u00f4lable. Ce fut le cas avec ces \u00ab Mes mauvaises filles \u00bb dont je ne peux dire, en pr\u00e9ambule, qu\u2019une seule chose : achetez-le, lisez-le, faites-le lire !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"752\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles1.jpg?resize=752%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-6874\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles1-scaled.jpg?resize=752%2C1024&amp;ssl=1 752w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles1-scaled.jpg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles1-scaled.jpg?resize=768%2C1046&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles1-scaled.jpg?resize=1128%2C1536&amp;ssl=1 1128w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles1-scaled.jpg?resize=1504%2C2048&amp;ssl=1 1504w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles1-scaled.jpg?w=1880&amp;ssl=1 1880w\" sizes=\"auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px\" \/><figcaption>Mes mauvaises filles \u00a9 Futuropolis<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une histoire r\u00e9elle, agr\u00e9ment\u00e9e sans doute de quelques retouches. Mais des retouches qui n\u2019ont rien trahi de cette r\u00e9alit\u00e9 ici racont\u00e9e, des retouches de noms, de personnages, de lieux probablement.<\/p>\n\n\n\n<p>On sent, de bout en bout, du premier jusqu\u2019au tout dernier dessin, une v\u00e9rit\u00e9, un ton qui ne cache rien, une d\u00e9marche, graphique et narrative, essentiellement humaine, totalement ancr\u00e9e dans une histoire terriblement personnelle. Et extraordinairement universelle\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>De quoi s\u2019agit-il ?<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019une fin de vie\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019une femme que ses deux filles, \u00e0 sa demande, aident \u00e0 mourir.<\/p>\n\n\n\n<p>Du poids de cette demande pour une femme qui se sait condamn\u00e9e, du poids de cette d\u00e9cision que deux femmes assument, se doivent d\u2019assumer. De la douleur, aussi\u2026 Celle ressentie, depuis des ann\u00e9es, par une m\u00e8re malade, mais droite, passionn\u00e9e, passionnante, courageuse, f\u00e9minine, active, sans concessions. Celle de ses deux enfants, deux femmes adultes et partageant avec leur m\u00e8re une volont\u00e9 de pouvoir s\u2019engager, dans la vie, m\u00eame lorsque cet engagement d\u00e9passe les conventions.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"433\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles2.jpg?resize=768%2C433&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-6875\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles2.jpg?w=968&amp;ssl=1 968w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles2.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles2.jpg?resize=768%2C433&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Mes mauvaises filles \u00a9 Futuropolis <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ce livre est un portrait, une multitude de portraits en parall\u00e8les, tant il est vrai que l\u2019auteure ne laisse personne dans l\u2019ombre tout au long de ce livre poignant.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a Bri, d\u2019abord, cette m\u00e8re qui va, veut et doit mourir.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a ses deux filles. Ylva, la cadette, \u00e9lectron libre indomptable sauf par l\u2019amour de son compagnon russe et de ses enfants. Liv, l\u2019a\u00een\u00e9e, divorc\u00e9e, ind\u00e9pendante, trop sage parfois, mais soucieuse de vivre sans d\u00e9pendre de qui que ce soit.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a une vieille dame qui n\u2019a plus de m\u00e9moire et r\u00e9invente \u00e0 sa mani\u00e8re le pr\u00e9sent, ses pr\u00e9sents.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a le p\u00e8re qui, quatre mois apr\u00e8s la mort de Bri, se remarie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a un m\u00e9decin qui aidera au geste d\u00e9finitif.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a un infirmier dont l\u2019empathie d\u00e9passe tout engagement uniquement professionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a un voisin, il y a les enfants.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1011\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles3.jpg?resize=768%2C1011&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-6876\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles3.jpg?resize=778%2C1024&amp;ssl=1 778w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles3.jpg?resize=228%2C300&amp;ssl=1 228w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles3.jpg?resize=768%2C1011&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles3.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption> Mes mauvaises filles \u00a9 Futuropolis <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ce livre nous parle de la mort en nous montrant la vie, telle qu\u2019elle est, r\u00e9ellement, au-del\u00e0 de toute imagination st\u00e9rile. La vie au jour le jour, avec ses col\u00e8res, ses incompr\u00e9hensions, ses \u00e9blouissements, ses \u00e9preuves, ses amiti\u00e9s, ses amours.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il est vrai que le sujet est, pour le moins, d\u00e9licat, s\u2019il est vrai qu\u2019il aurait pu sombrer dans une sorte de m\u00e9lodrame pompeux, il est surtout vrai que, choisissant, comme je l\u2019ai dit, la v\u00e9rit\u00e9 dans l\u2019histoire racont\u00e9e comme dans les \u00e9motions ressenties tout au long de cette histoire, l\u2019auteure \u00e9vite tous les \u00e9cueils possibles pour nous offrir (il n\u2018y a pas d\u2019autre mot !) un livre d\u2019une intelligence profonde, une intelligence qui appelle \u00e0 un dialogue, muet, avec chaque lectrice, chaque lecteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Et Zelba parvient \u00e0 cette prouesse, dans le texte comme dans le dessin, gr\u00e2ce, me semble-t-il, \u00e0 deux ingr\u00e9dients.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier est de faire raconter l\u2019histoire par Bri, la morte\u2026 Un peu comme pour mettre une distanciation entre l\u2019horrible responsabilit\u00e9 qu\u2019ont d\u00fb prendre ses deux filles, un peu aussi pour rappeler \u00e0 tout un chacun que chaque mort d\u2019un \u00eatre aim\u00e9 nous laisse en m\u00e9moire, charnellement presque, sa pr\u00e9sence fantomatique\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le second, c\u2019est l\u2019humour, et la justesse, de ce fait, dans la description quotidienne des deux s\u0153urs qu\u2019une vraie complicit\u00e9 unit, au-del\u00e0 de leurs divergences de caract\u00e8re, de v\u00e9cu, voire m\u00eame de regard sur l\u2019existence.<\/p>\n\n\n\n<p>Oui, ce livre nous parle de la mort, en nous parlant de la vie, et en le faisant avec humour, avec tendresse, avec po\u00e9sie, sans mi\u00e8vrerie. Avec, de bout en bout en bout, une \u00e9motion fr\u00e9missante, une \u00e9motion humaniste, une \u00e9motion faite de chagrin et de respect, une \u00e9motion dont les larmes peuvent se faire sourires.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"744\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles4.jpg?resize=744%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-6877\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles4.jpg?resize=744%2C1024&amp;ssl=1 744w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles4.jpg?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles4.jpg?resize=768%2C1057&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles4.jpg?w=850&amp;ssl=1 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 744px) 100vw, 744px\" \/><figcaption> Mes mauvaises filles \u00a9 Futuropolis <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ce livre est une \u00ab \u00e9motion \u00bb, tout simplement\u2026 Une \u00e9motion qui devient un engagement pour que chaque individu puisse quitter la vie sans douleur, sans \u00eatre r\u00e9duit \u00e0 une absence totalement m\u00e9dicalis\u00e9e. Une \u00e9motion, donc, qui nous pose question, comme elle a pos\u00e9 question \u00e0 ces deux s\u0153urs qui ont accept\u00e9 d\u2019accompagner leur m\u00e8re dans son ultime voyage humain, deux s\u0153urs h\u00e9ro\u00efnes vivantes d\u2019un \u00ab roman graphique \u00bb exceptionnel !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mes Mauvaises Filles (auteure : Zelba \u2013 \u00e9diteur : Futuropolis \u2013 160 pages,- septembre 2021)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un livre \u00e9mouvant et important, humainement et soci\u00e9talement ! De temps \u00e0 autre, rarement, un livre m\u2019emporte dans une \u00e9motion incontr\u00f4lable. Ce fut le cas avec ces \u00ab Mes mauvaises filles \u00bb dont je ne peux dire, en pr\u00e9ambule, qu\u2019une seule chose : achetez-le, lisez-le, faites-le lire ! Il s\u2019agit d\u2019une histoire r\u00e9elle, agr\u00e9ment\u00e9e sans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6874,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[23,24],"tags":[],"class_list":["post-6873","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bd-de-m-a-r","category-m"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/filles1-scaled.jpg?fit=1880%2C2560&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8dqsu-1MR","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6873","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6873"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6873\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6878,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6873\/revisions\/6878"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6874"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6873"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6873"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6873"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}