{"id":7192,"date":"2022-01-29T12:22:22","date_gmt":"2022-01-29T11:22:22","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=7192"},"modified":"2022-01-29T12:22:22","modified_gmt":"2022-01-29T11:22:22","slug":"les-tribulations-de-louison-cresson-1-rockn-roll-a-pied-labbe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2022\/01\/29\/les-tribulations-de-louison-cresson-1-rockn-roll-a-pied-labbe\/","title":{"rendered":"Les Tribulations de Louison Cresson : 1. Rock\u2019n Roll \u00e0 Pied-L\u2019Abb\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>Une r\u00e9\u00e9dition bienvenue !&#8230;.<\/p>\n\n\n\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 dite de la culture est quelquefois, souvent m\u00eame, sans m\u00e9moire\u2026 Oublieuse d\u2019artistes qui, pourtant, ont eu, non pas leur heure de gloire, mais des moments de partage. C\u2019est vrai dans le septi\u00e8me art, dans la peinture, dans la chanson, et plus encore dans la bande dessin\u00e9e !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson1.jpg?resize=663%2C348&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7194\" width=\"663\" height=\"348\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson1.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson1.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 663px) 100vw, 663px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Il est vrai que le neuvi\u00e8me art voit se publier d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e des milliers d\u2019albums, sans cesse \u00e0 la recherche d\u2019un public.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est tout aussi vrai que la BD est un monde dans lequel les collectionneurs sont nombreux, et ce sont eux, le plus souvent, qui permettent \u00e0 des livres anciens de ne pas se perdre au n\u00e9ant de m\u00e9moires partisanes\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis, il y a les r\u00e9\u00e9ditions, heureusement.<\/p>\n\n\n\n<p>Et quand c\u2019est un auteur qui d\u00e9cide de se lancer dans l\u2019aventure d\u2019une auto-\u00e9dition, et que cette r\u00e9\u00e9dition est une r\u00e9ussite, cela m\u00e9rite d\u2019\u00eatre soulign\u00e9 !<\/p>\n\n\n\n<p>Tel est le cas de L\u00e9o Beker qui redonne vie \u00e0 un personnage qui, tout-public, pratiquait avec simplicit\u00e9 l\u2019humour, le regard d\u00e9cal\u00e9 sur une \u00e9poque, et le fantastique bon-enfant.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"737\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson2.jpg?resize=737%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7195\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson2.jpg?w=737&amp;ssl=1 737w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson2.jpg?resize=216%2C300&amp;ssl=1 216w\" sizes=\"auto, (max-width: 737px) 100vw, 737px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>L\u2019existence de cet auteur ne s\u2019est pas cantonn\u00e9e, loin de l\u00e0, aux petits mickeys. Ecrivain, illustrateur, collaborateur dans l\u2019univers de l\u2019animation, il n\u2019a cependant jamais reni\u00e9 son petit personnage, Louison Cresson.<\/p>\n\n\n\n<p>Louison Cresson, c\u2019est un gamin des ann\u00e9es 50, une \u00e9poque o\u00f9 la souvenance de la guerre \u00e9tait encore bien pr\u00e9sente, bien prenante\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Et ce gamin part en vacances chez son cousin Gaspard, qui, propri\u00e9taire un peu allum\u00e9 d\u2019un vignoble, se bat contre vents et mar\u00e9es pour faire un vin exceptionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le quai de la gare, ce gamin fait la rencontre d\u2019u savant japonais qui collectionne les plaques d\u2019\u00e9gout.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres personnages apparaissent au fil des pages : des voisins indiscrets qui font penser \u00e0 la voisine de la s\u00e9rie \u00ab Ma sorci\u00e8re bien aim\u00e9e \u00bb, une inspectrice viticole\u2026 Et, surtout, des fant\u00f4mes, ceux des moines qui ont v\u00e9cu dans la propri\u00e9t\u00e9 de Gaspard ! Et pour que ce dernier puisse faire son vin, il va falloir r\u00e9ussir \u00e0 ce que le fant\u00f4me du P\u00e8re Abb\u00e9 foule \u00e0 nouveau les raisins, comme il le faisait de son vivant.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"662\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson3.jpg?resize=480%2C662&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7196\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson3.jpg?w=480&amp;ssl=1 480w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson3.jpg?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Tous plus farfelus les uns que les autres, \u00e0 commencer par Louison lui-m\u00eame qui a le don de comprendre toutes les langues sans savoir les parler, ces personnages vivent dans une \u00e9poque bien pr\u00e9cise, et c\u2019est aussi, au-del\u00e0 du sc\u00e9nario endiabl\u00e9, la grande qualit\u00e9 de cet album.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes au milieu des ann\u00e9es 50. La guerre est certes termin\u00e9e, mais il en reste des rancunes tenaces, des jugements \u00e0 l\u2019emporte-pi\u00e8ces. Il en reste aussi une situation politique compliqu\u00e9e, avec une id\u00e9ologie communiste qui fait plus que lorgner sur le pouvoir. Il en r\u00e9sulte aussi la pr\u00e9sence de militaires am\u00e9ricains, un peu partout, et, avec eux, un son nouveau, celui du Rock. Un rock que Boris Vian et Henry Salvador, \u00e0 Paris, vont pasticher avec g\u00e9nie\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Cette \u00e9poque est pr\u00e9sente, totalement, dans cet album, dans les d\u00e9cors, dans les dialogues, mais aussi jusque dans la constriction elle-m\u00eame des planches\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>On n\u2019est pas loin, par exemple, de l\u2019art muet que Jacques Tati illustrait au cin\u00e9ma. On n\u2019est pas loin non plus de ce qui fleurissait dans les journaux, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, des strips de bas de page (professeur Nimbus, etc.)<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"744\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson4.jpg?resize=744%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7197\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson4.jpg?w=744&amp;ssl=1 744w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/cresson4.jpg?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w\" sizes=\"auto, (max-width: 744px) 100vw, 744px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le dessin de Beker est pr\u00e9cis, fouill\u00e9, et le gaufrier classique de la bd belgo-fran\u00e7aise lui va \u00e0 merveille. C\u2019est un dessin de mouvement, mais c\u2019est aussi un dessin qui, m\u00eame muet en plusieurs pages, parvient \u00e0 rester tout le temps souriant.<\/p>\n\n\n\n<p>Le seul b\u00e9mol que j\u2019aurais, c\u2019est que je trouve, personnellement, la couleur trop criarde.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais dans l\u2019ensemble, c\u2019est le plaisir qui est au rendez-vous avec ce livre. Plaisir nostalgique d\u2019une \u00e9poque pendant laquelle la bd ne se prenait pas au s\u00e9rieux ? Sans doute\u2026 Plaisir, surtout, de red\u00e9couvrir une s\u00e9rie oubli\u00e9e, un dessinateur qui, pourtant, a fait les belles heures du journal Spirou.<\/p>\n\n\n\n<p>La bande dessin\u00e9e, la bonne, c\u2019est aussi cela : ne pas renier ce qui a permis, en d\u2019autres temps, \u00e0 ce m\u00e9dia de devenir r\u00e9ellement un art populaire !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Tribulations de Louison Cresson : 1. Rock\u2019n Roll \u00e0 Pied-L\u2019Abb\u00e9 (auteur : L\u00e9o Beker \u2013 \u00e9diteur : L\u00e9o Beker \u2013 2021 \u2013 48 pages) <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/louisoncresson.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">http:\/\/louisoncresson.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une r\u00e9\u00e9dition bienvenue !&#8230;. La soci\u00e9t\u00e9 dite de la culture est quelquefois, souvent m\u00eame, sans m\u00e9moire\u2026 Oublieuse d\u2019artistes qui, pourtant, ont eu, non pas leur heure de gloire, mais des moments de partage. C\u2019est vrai dans le septi\u00e8me art, dans la peinture, dans la chanson, et plus encore dans la bande dessin\u00e9e ! 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