{"id":7715,"date":"2022-11-02T17:23:07","date_gmt":"2022-11-02T16:23:07","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=7715"},"modified":"2022-11-02T17:23:07","modified_gmt":"2022-11-02T16:23:07","slug":"airborne-44-10-wild-men","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2022\/11\/02\/airborne-44-10-wild-men\/","title":{"rendered":"Airborne 44\u00a0: 10. Wild Men"},"content":{"rendered":"\n<p>La guerre 40-45 n\u2019a pas fini de se rappeler \u00e0 notre m\u00e9moire\u2026 Par l\u2019actualit\u00e9, d\u2019abord, toutes les guerres, finalement, se ressemblant, par la n\u00e9cessit\u00e9, ensuite, de se rappeler que toutes les guerres sont m\u00e9prisables, m\u00eame si elles peuvent permettre \u00e0 des individus de se d\u00e9couvrir\u00a0!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"321\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne2.jpg?resize=768%2C321&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7717\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne2.jpg?resize=1024%2C428&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne2.jpg?resize=300%2C125&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne2.jpg?resize=768%2C321&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne2.jpg?resize=1536%2C642&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne2.jpg?w=1890&amp;ssl=1 1890w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Cela dit, parler de la guerre 40-45 peut avoir l\u2019air de participer \u00e0 une sorte de mode. Mais ce n\u2019est pas toujours le cas\u2026 Et, avec Airborne 44, on est loin, fort heureusement, de ces bd qui nous parlent d\u2019h\u00e9ro\u00efsme au premier degr\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Philippe Jarbinet, l\u2019auteur complet de cette s\u00e9rie consacr\u00e9e \u00e0 la seconde guerre mondiale, parler de cette \u00e9poque, cela doit \u00eatre d\u2019abord parler d\u2019\u00eatres humains, et les montrer vivre, survivre\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"666\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/image.png?resize=500%2C666&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7718\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/image.png?w=500&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/image.png?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Une des caract\u00e9ristiques de cette s\u00e9rie r\u00e9side dans sa construction en petites histoires conjugu\u00e9es en deux albums\u2026 Et ce \u00ab&nbsp;Wild Men&nbsp;\u00bb est la fin d\u2019un diptyque\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le premier volume, on a fait la connaissance de deux soldats am\u00e9ricains, \u00e0 Nice. Virgil, un Noir, et Jared, un Blanc\u2026 Un Blanc dont la s\u0153ur a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9e par des Noirs, aux Etats-Unis, et qui, de ce fait, hait profond\u00e9ment, d\u00e8s leur premi\u00e8re rencontre, Virgil\u2026 Ces deux soldats sont envoy\u00e9s en Belgique, du c\u00f4t\u00e9 de Stavelot, avec les contingents devant stopper la contre-offensive allemande. Les hasards de la guerre \u00e9tant ce qu\u2019ils sont, ils se retrouvent ensemble, loin de leurs lignes, oblig\u00e9s de s\u2019accepter l\u2019un l\u2019autre s\u2019ils veulent survivre\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Et survivre aussi au froid, \u00e0 la neige\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/jarbinetdessin-1.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">Philippe Jarbinet: le dessin<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Jarbinet ma\u00eetrise parfaitement son sujet et son dessin, avec des moments de silence dans l\u2019hiver de son r\u00e9cit pour cr\u00e9er la tension. Son graphisme, d\u2019un r\u00e9alisme \u00e0 la fois personnel et dans la lign\u00e9e de gens comme Hermann ou m\u00eame, pour les visages, de Vance, est superbe\u2026 Tout comme sa couleur qui souligne les moments forts de son r\u00e9cit\u2026 La mani\u00e8re dont Jarbinet dessine ses paysages enfouis dans la neige et la froidure est \u00e9poustouflante\u00a0! Tout comme sa fa\u00e7on, graphiquement, et par la gr\u00e2ce de son utilisation de la couleur, d\u2019estomper les horreurs inh\u00e9rentes \u00e0 un tel r\u00e9cit, en construisant des s\u00e9quences aux tons presque s\u00e9pia\u2026 <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"413\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne3.jpg?resize=768%2C413&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7723\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne3.jpg?resize=1024%2C550&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne3.jpg?resize=300%2C161&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne3.jpg?resize=768%2C412&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne3.jpg?resize=1536%2C825&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne3.jpg?w=1892&amp;ssl=1 1892w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/jarbinetplanchesdifferentes-1.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">Philippe Jarbinet: traitement diff\u00e9rent des couleurs<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Survivre\u2026 A la haine, \u00e0 la guerre, au pass\u00e9. C\u2019est cela que nous raconte Jarbinet, ici, dans Wild Men: l\u2019errance de ces deux hommes, issus de milieux diff\u00e9rents, de couleur diff\u00e9rente aussi, en une \u00e9poque o\u00f9 le racisme \u00e9tait plus que fr\u00e9quent. Alors, certes, c\u2019est un livre qui nous montre la guerre\u2026 Mais au-del\u00e0 des horreurs et des tueries, cette guerre est plut\u00f4t le d\u00e9cor tragique d\u2019une rencontre entre deux \u00eatres humains\u2026 Deux fr\u00e8res d\u2019armes\u2026 Mais Virgil et Jared sont des fr\u00e8res ennemis\u2026 Des \u00e9l\u00e9ments vivants perdus dans une trag\u00e9die presque classique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/jarbinetguerre-1.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">Philippe Jarbinet: la guerre<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Jarbinet, en conteur habit\u00e9 par son sujet, sait que les raccourcis propres \u00e0 l\u2019art m\u00eame de la bande dessin\u00e9e se doivent de passer par le dessin. Et son dessin, d\u00e8s lors, d\u2019un r\u00e9alisme \u00e0 la fois puissant et retenu, \u00e0 la fois descriptif et pudique, aide \u00e0 ce que chaque personnage, m\u00eame n\u2019\u00e9tant qu\u2019un passant dans le r\u00e9cit, prenne vie, prenne chair, et se r\u00e9v\u00e8le, dans l\u2019ombre de ce qu\u2019il laisse, comme essentiel \u00e0 la construction de l\u2019histoire racont\u00e9e. C\u2019est le cas d\u2019Edith, une Belge qui aide Virigil, que Jared ne veut pas aider, mais qu\u2019ils vont, \u00e0 deux, sauver\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/jarbinetedith-1.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">Philippe Jarbinet: le personnage d&rsquo;Edith<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Je le disais, avec Airborne 44, on se trouve loin, tr\u00e8s loin, de la simple anecdote de guerre. Tout comme avec Speltens par exemple, ou Tardi dans un tout autre genre graphique et narratif, Jarbinet choisit la voie de l\u2019humanisme. On parle souvent du devoir de m\u00e9moire. Jarbinet, avec Airborne 44, en est un artisan \u00e0 taille humaine\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Et les qualit\u00e9s de ces ouvrages, de celui-ci en particulier, sont nombreuses. D\u2019abord, m\u00eame s\u2019il s\u2019agit d\u2019une histoire imagin\u00e9e, elle se d\u00e9roule dans un monde parfaitement retranscrit, celui des alentours de Stavelot en 1944. J\u2019ai eu ainsi le plaisir d\u2019accompagner Philippe Jarbinet tout au long des lieux qu\u2019il a dessin\u00e9s. Et de le faire d<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=4_-B8AAayvs\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ans un convoi militaire de passionn\u00e9s des engins motoris\u00e9s de cette \u00e9poque<\/a>\u2026 D\u00e9couvrir Rochelinval ou la ferme de Dairomont, et les comparer avec les dessins de l\u2019auteur, le tout en camion Dodge d\u2019\u00e9poque, je peux vous dire que c\u2019est impressionnant\u2026 Ce qui est impressionnant aussi, c\u2019est la parfaite fid\u00e9lit\u00e9 des dessins des jeeps et des camions\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"655\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne4.jpg?resize=768%2C655&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7727\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne4.jpg?resize=1024%2C873&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne4.jpg?resize=300%2C256&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne4.jpg?resize=768%2C655&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne4.jpg?resize=1536%2C1310&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne4.jpg?w=1772&amp;ssl=1 1772w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Etrangement, ce livre, ax\u00e9 pourtant essentiellement sur deux hommes, deux militaires, est aussi un livre d\u2019amour\u2026 Au sens large du terme\u00a0! L\u2019amour entre une homme et une femme que des continents peuvent s\u00e9parer, l\u2019amour entre deux hommes qui ont appris, non pas \u00e0 se respecter, mais \u00e0 savoir qu\u2019ils ont fondamentalement besoin l\u2019un de l\u2019autre malgr\u00e9, ou gr\u00e2ce \u00e0 leurs diff\u00e9rences. L&rsquo;amour fugitif, mais aussi l&rsquo;amour qui fait croire \u00e0 l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, n&rsquo;est-ce pas ce sentiment tellement oubli\u00e9 qui, en d\u00e9finitive, se trouve \u00eatre le vrai centre de gravit\u00e9 de \u00ab\u00a0Airborne 44\u00a0\u00bb?<\/p>\n\n\n\n<p>Avec un d\u00e9coupage extr\u00eamement cin\u00e9matographique, Philippe Jarbinet semble nous dire qu\u2019on ne se quitte jamais lorsque l\u2019on s\u2019aime, tout simplement. Et que les mots \u00e9crits permettent, justement, de ne pas se perdre\u2026 Et de ne plus jamais, par la force de cet amour, \u00ab\u00a0vivre en fl\u00e9chissant les genoux\u00a0\u00bb\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"352\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne5.jpg?resize=768%2C352&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7728\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne5.jpg?resize=1024%2C469&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne5.jpg?resize=300%2C137&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne5.jpg?resize=768%2C352&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne5.jpg?resize=1536%2C704&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne5.jpg?w=1890&amp;ssl=1 1890w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Ne fait-il pas dire \u00e0 un de ses personnages, justement&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je garde une trace de ce qu\u2019on vit. Rien de secret. Des choses qu\u2019il ne faudra pas oublier.&nbsp;\u00bb&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a dans cet album, indubitablement, un vrai travail d\u2019\u00e9criture, \u00e9galement, qu\u2019il faut souligner\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"685\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne6.jpg?resize=768%2C685&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7729\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne6.jpg?resize=1024%2C913&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne6.jpg?resize=300%2C268&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne6.jpg?resize=768%2C685&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne6.jpg?resize=1536%2C1370&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne6.jpg?w=1890&amp;ssl=1 1890w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Je disais qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un album au contenu d\u2019abord et avant tout humain. Et cela s\u2019impose jusque dans la conclusion qu\u2019en \u00e9crit Jarbinet. Il nous dit qu\u2019il faut oublier pour vivre\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019avoue avoir \u00e9t\u00e9 quelque peu d\u00e9sar\u00e7onn\u00e9 par cette sorte de morale proche de celles de La Fontaine\u2026 Mais il m\u2019a dit aussi, \u00e0 l\u2019issue de cette balade \u00e0 la fois dans cet album et dans une r\u00e9gion pr\u00e9cise de la Belgique, que pour <strong>exister<\/strong>, il faut, au contraire, ne pas oublier\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"341\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne7.jpg?resize=768%2C341&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-7731\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne7.jpg?resize=1024%2C454&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne7.jpg?resize=300%2C133&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne7.jpg?resize=768%2C341&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne7.jpg?resize=1536%2C681&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/airborne7.jpg?w=1890&amp;ssl=1 1890w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright casterman<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/jarbinetexister-1.mp3\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">Philippe Jarbinet: exister<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Jacques et Josiane Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Airborne 44&nbsp;: 10. Wild Men (auteur&nbsp;: Philippe Jarbinet \u2013 \u00e9diteur&nbsp;: Casterman \u2013 64 pages \u2013 octobre 2022)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La guerre 40-45 n\u2019a pas fini de se rappeler \u00e0 notre m\u00e9moire\u2026 Par l\u2019actualit\u00e9, d\u2019abord, toutes les guerres, finalement, se ressemblant, par la n\u00e9cessit\u00e9, ensuite, de se rappeler que toutes les guerres sont m\u00e9prisables, m\u00eame si elles peuvent permettre \u00e0 des individus de se d\u00e9couvrir\u00a0! 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