{"id":8346,"date":"2023-08-17T21:29:00","date_gmt":"2023-08-17T19:29:00","guid":{"rendered":"https:\/\/bd-chroniques.be\/?p=8346"},"modified":"2023-08-20T09:01:47","modified_gmt":"2023-08-20T07:01:47","slug":"jean-ray-le-fantastique-belge-et-les-couvertures-de-philippe-foerster","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bd-chroniques.be\/index.php\/2023\/08\/17\/jean-ray-le-fantastique-belge-et-les-couvertures-de-philippe-foerster\/","title":{"rendered":"Jean Ray\u00a0: le fantastique belge et les couvertures de Philippe Foerster"},"content":{"rendered":"\n<p>Jean Ray occupe une place particuli\u00e8re dans l\u2019histoire de la litt\u00e9rature belge. Une place essentielle\u2026 Et les r\u00e9\u00e9ditions de son \u0153uvre parues chez Alma Editeur le remettent -enfin- en lumi\u00e8re. Avec des couvertures somptueuses de Philippe Foerster\u00a0! Des couvertures qui retrouvent le sens de l&rsquo;humour pr\u00e9sent, toujours, chez Jean Ray&#8230; Des livres qu&rsquo;on ne trouve malheureusement plus qu&rsquo;en bouquinerie, mais assez facilement, j&rsquo;en ai l&rsquo;exp\u00e9rience&#8230; en Belgique, du moins!<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"337\" height=\"446\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray2.jpg?resize=337%2C446&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-8348\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray2.jpg?w=337&amp;ssl=1 337w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray2.jpg?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 337px) 100vw, 337px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright marabout<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>N\u00e9 en 1887 et mort en 1964, Jean Ray est un de ces auteurs prolifiques qui s\u2019est amus\u00e9 \u00e0 prendre des tas de pseudonymes\u2026 On en r\u00e9pertorie quelque 150, au fil de ce si\u00e8cle qu\u2019il a travers\u00e9. Jean Ray, d\u2019ailleurs, est le plus connu de ses pseudonymes, avec John Flanders, utilis\u00e9 souvent, en langue flamande, pour des \u0153uvres destin\u00e9es \u00e0 la jeunesse.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est important de souligner, en effet, que cet \u00e9crivain, bilingue, a r\u00e9ussi l\u2019amalgame parfait entre l\u2019\u00e2me flamande et l\u2019esprit francophone. Entre la l\u00e9gende et la raison, en quelque sorte\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Sous son nom le plus connu, Jean Ray donc, il se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre, sans aucun doute possible, un des \u00e9crivains \u00ab&nbsp;fantastiques&nbsp;\u00bb les plus extraordinaires, les plus exemplaires. Et ce d\u00e8s les ann\u00e9es 20, avec des recueils de contes, mais aussi avec un roman qui reste un des textes les plus importants de cette litt\u00e9rature fantastique, Malpertuis\u2026 Qui eut droit \u00e0 son adaptation cin\u00e9matographique \u00e0 moiti\u00e9 r\u00e9ussie, avec Orson Welles, en 1971, et une \u00e9dition dans la prestigieuse collection \u00ab&nbsp;pr\u00e9sence du futur&nbsp;\u00bb de chez Deno\u00ebl.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"730\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray3.jpg?resize=730%2C1000&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-8349\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray3.jpg?w=730&amp;ssl=1 730w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray3.jpg?resize=219%2C300&amp;ssl=1 219w\" sizes=\"auto, (max-width: 730px) 100vw, 730px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright alma<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Comme bien de ses confr\u00e8res, Jean Ray a continu\u00e9 \u00e0 \u00e9crire pendant l\u2019occupation allemande. Et m\u00eame s\u2019il ne fut \u00e0 aucun moment politiquement engag\u00e9, force est de reconna\u00eetre qu\u2019il eut, toujours comme bien de ses confr\u00e8res, quelques soucis \u00e0 la lib\u00e9ration, dans la mesure o\u00f9 il a pu para\u00eetre dans ses \u00e9crits antis\u00e9mite\u2026 Le temps, bien entendu, a pass\u00e9 et permet aujourd\u2019hui de remettre en perspective cet aspect de sa personnalit\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Toujours est-il qu\u2019il a fallu les ann\u00e9es 1960 et l\u2019intelligence des \u00e9ditions Marabout pour voir ses \u0153uvres enfin r\u00e9\u00e9dit\u00e9es&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Et aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019\u00e9diteur Alma qui se relance dans un travail de retrouvailles avec cet \u00e9crivain hors des normes qui aimait faire peur, mais toujours avec une sorte de sourire \u00e0 peine d\u00e9guis\u00e9. <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"726\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray4.jpg?resize=726%2C1000&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-8350\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray4.jpg?w=726&amp;ssl=1 726w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray4.jpg?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w\" sizes=\"auto, (max-width: 726px) 100vw, 726px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright alma<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Jean Ray, \u00e9crivain fantastique\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Imaginons, voulez-vous, un homme simple, \u00e0 l\u2019allure normale, la quarantaine, un peu bedonnant. Imaginons-le un soir d\u2019automne, tranquillement install\u00e9 chez lui apr\u00e8s une journ\u00e9e de travail et d\u2019habitudes. On sonne \u00e0 sa porte. Il se l\u00e8ve, va ouvrir. Et se retrouve face \u00e0\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0\u2026 C\u2019est \u00e0 ce moment pr\u00e9cis que le fantastique prend place, prend vie. Parce que tout, dans ce hasard qu\u2019on ne peut deviner, est possible, surtout l\u2019impensable.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, \u00e0 partir de ce postulat de faille dans la routine des jours, le fantastique peut prendre bien des formes. Se faire \u00ab&nbsp;merveilleux&nbsp;\u00bb, chez Marcel Aym\u00e9 ou chez Carroll, par exemple\u2026 Se faire cruel, gore, comme chez King\u2026 Se faire presque id\u00e9ologique et psychiatrique comme chez Lovercraft\u2026 Ou alors, comme chez Jean Ray, laisser s\u2019ouvrir des fen\u00eatres de toutes sortes, en une sorte de jeu de piste dans lequel chaque miroir de mots refl\u00e8te d\u2019autres mots venus d\u2019ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez tous ces \u00e9crivains, c\u2019est \u00e0 chaque fois un monde nouveau qui se cr\u00e9\u00e9, le temps d\u2019un livre, d\u2019un conte, d\u2019une nouvelle.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"439\" height=\"600\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray5.jpg?resize=439%2C600&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-8351\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray5.jpg?w=439&amp;ssl=1 439w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray5.jpg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 439px) 100vw, 439px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright alma<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Et chez Jean Ray, on peut dire que son fantastique nous montre un univers qui, tout en \u00e9tant le n\u00f4tre, s\u2019ouvre \u00e0 des r\u00e9alit\u00e9s impossibles, ou en tout cas inacceptables, d\u2019horreur, d\u2019ailleurs, de mort sans cesse red\u00e9finie. Et, en relisant ses pages lues il y a bien longtemps aux heures de mon adolescence, je suis en admiration devant le nombre de r\u00e9f\u00e9rences \u00e9sot\u00e9riques qui, parsemant les r\u00e9cits, rendent tout plausible\u2026 Et, surtout, je retrouve les frissons que j\u2019avais \u00e0 16 ans, cette esp\u00e8ce d\u2019angoisse intangible qui naissait du possible de r\u00e9alit\u00e9s parall\u00e8les auxquelles l\u2019humain, dans sa grande majorit\u00e9, reste aveugle\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Chez Jean Ray, plusieurs lectures sont toujours possibles, et il a le talent \u00e9tonnant de m\u00e9langer le vrai et le faux, sans arr\u00eat, de faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des ouvrages \u00e9sot\u00e9riques, religieux, folkloriques existants, et de cr\u00e9er de toutes pi\u00e8ces d\u2019autres r\u00e9f\u00e9rences n\u00e9es de sa seule narration.<\/p>\n\n\n\n<p>Son fantastique est sans doute aussi celui du r\u00eave, dans toutes les acceptations du terme, de la puret\u00e9 de l\u2019amour au cauchemar de la mort.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est d\u2019ailleurs ce que nous dit une des phrases trouv\u00e9es dans son livre \u00ab&nbsp;Saint-Judas-De-La-Nuit&nbsp;\u00bb&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em><strong>Insens\u00e9 qui somme le r\u00eave \u00e0 s\u2019expliquer<\/strong><\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;!<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"731\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray6.jpg?resize=731%2C1000&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-8352\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray6.jpg?w=731&amp;ssl=1 731w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray6.jpg?resize=219%2C300&amp;ssl=1 219w\" sizes=\"auto, (max-width: 731px) 100vw, 731px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright alma<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>A ce titre, bien des textes de Jean Ray restent volontairement \u00ab&nbsp;ouverts&nbsp;\u00bb\u2026 A ce titre aussi, on peut, je pense, sans se tromper, parler chez lui d\u2019un fantastique po\u00e9tique, dans la filiation de Lautr\u00e9amont, de certains po\u00e8mes de Baudelaire, voire du bateau ivre de Rimbaud.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui ne l\u2019emp\u00eache jamais de faire le portrait d\u2019une \u00e9poque, certes, mais aussi des influences n\u00e9fastes de la religion, en faisant sans cesse appel, dans ses textes, au Mal absolu face \u00e0 un Bien infiniment moins puissant\u2026<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"410\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray7.jpg?resize=300%2C410&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-8353\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray7.jpg?w=300&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray7.jpg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright alma<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Je pense que Jean Ray, immense \u00e9crivain belge, a touch\u00e9 du bout des mots une v\u00e9rit\u00e9 inalt\u00e9rable&nbsp;: la solitude de l\u2019humain face aux rendez-vous de la camarde\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>On ne choisit pas, je pense, d\u2019\u00eatre solitaire\u2026 On l\u2019accepte, parce qu\u2019il faut bien\u2026 Et puis, petit \u00e0 petit, on remarque qu\u2019on ne reste pas seul, jamais\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Les personnages de Jean Ray ne fuient pas la solitude. Ils en subissent des \u00e9tranges pr\u00e9sences qui les d\u00e9shumanisent. Avec, cependant, quelques lueurs inattendues, ici et l\u00e0, toujours li\u00e9s \u00e0 un sentiment amoureux, m\u00eame fugace et g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9ph\u00e9m\u00e8re.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"549\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray8.jpg?resize=400%2C549&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-8354\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray8.jpg?w=400&amp;ssl=1 400w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray8.jpg?resize=219%2C300&amp;ssl=1 219w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright alma<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Je l\u2019ai dit, Jean Ray a \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement prolifique. Il a m\u00eame, dans les ann\u00e9es trente, touch\u00e9, en tant que sc\u00e9nariste \u00e0 une forme d\u00e9su\u00e8te de bande dessin\u00e9e, \u00e0 ma connaissance (mais je me trompe peut-\u00eatre) en langue n\u00e9erlandaise\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Cela dit, la bande dessin\u00e9e s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 lui, bien \u00e9videmment. Avec une s\u00e9rie, dessin\u00e9e par <strong>Ren\u00e9 Follet<\/strong>, \u00ab Edmund Bell&nbsp;\u00bb, de l\u2019aventure dans laquelle le fantastique occupe une place, ma foi, assez sage. <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"595\" height=\"808\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray9.jpg?resize=595%2C808&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-8355\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray9.jpg?w=595&amp;ssl=1 595w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray9.jpg?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w\" sizes=\"auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright lefrancq<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Avec \u00e9galement les aventures de \u00ab&nbsp;Harry Dickson&nbsp;\u00bb, une s\u00e9rie de romans policiers dans lesquels la science et le fantastique jouent jeu \u00e9gal avec les enqu\u00eates proprement dites. Plusieurs dessinateurs se sont suivis, et le dernier album, paru cette ann\u00e9e chez Dupuis, est dessin\u00e9 par <strong>Onofrio Cagacchio <\/strong>et r\u00e9ussit \u00e0 retrouver le style et l\u2019ambiance des romans de Jean Ray.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"700\" height=\"933\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray10.jpg?resize=700%2C933&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-8356\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray10.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https:\/\/i0.wp.com\/bd-chroniques.be\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/ray10.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">copyright dupuis<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Lisez, ou relisez Jean Ray\u2026 Il y a chez cet auteur quelque chose d\u2019unique, dans la facilit\u00e9 qu\u2019il a \u00e0 raconter des histoires qui font peur, mais avec plaisir, et \u00e0 nous plonger ainsi dans des r\u00e9flexions qui d\u00e9passent toujours le simple r\u00e9cit\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Et cette r\u00e9\u00e9dition m\u00e9rite encore plus le d\u00e9tour par le plaisir qu\u2019il y a \u00e0 voir illustr\u00e9s, en couvertures sombres et souriantes, les textes de Jean Ray par <strong>Philippe Foerster<\/strong>&nbsp;!&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques et Josiane Schra\u00fbwen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9\u00e9ditions des \u0153uvres de Jean Ray chez Alma Editeur<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean Ray occupe une place particuli\u00e8re dans l\u2019histoire de la litt\u00e9rature belge. 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