Un amour de Stradivarius

Un amour de Stradivarius

Stradivarius… Voilà un nom que tout le monde connaît. Mais qui donc était-il, ce luthier exceptionnel ?… Voici une partie de son portrait… Et vous pourrez écouter, dans cette chronique, les auteurs parler de ce livre aux couleurs transparentes…

L’histoire qui nous est racontée ici n’a rien à voir avec une biographie, loin s’en faut, puisque le récit ne couvre qu’une année de l’existence de celui dont le nom reste attaché à tout jamais à la musique.

Tout commence en 1701, tout finit en 1702, à Crémone, ville de Lombardie dans laquelle Stradivarius et son fils sont les meilleurs luthiers du monde.

Crémone pourrait n’être qu’une cité de calme et de torpeur, d’art et de musique, si le roi français, Louis XIV, ne décidait d’une guerre qu’on a appelée la guerre de succession d’Espagne.

Stradivarius, ainsi, va se trouver confronté à l’horreur d’un conflit sans honneur, à l’aide d’un noble français et de sa nièce, une adorable jeune aventurière qui séduit le fils du luthier.

Stradivarius est veuf… Il prie, comme pour ne pas oublier celle qui fut son épouse… Il dort, il mange, il travaille, il rêve pour continuer à exister. Et dans les remous de cette guerre, il va se retrouver, se restaurer à lui-même, et redécouvrir l’amour entre les bras et contre les courbes de cette jeune femme dont rêve aussi son fils.

La situation pourrait être, dans le scénario, terriblement graveleuse, s’ouvrant aussi à des affrontements dignes d’un vaudeville, mais il n’en est rien, et Fabien Tillon, le scénariste, a choisi tout au contraire la voie d’une narration tranquille, voire même amusée !

Cela dit, son scénario, même s’il ne couvre qu’une année de l’existence de Stradivarius, est fouillé au niveau de la documentation, c’est évident. La manière dont il parle, par exemple, de tout ce qui construit un violon, jusqu’à l’âme, est presque didactique. La façon, par contre, dont il nous raconte les rapports étroits, intimes, charnels et amoureux, entre les formes d’une femme alanguie et le violon dont elle devient modèle, cette manière-là est, elle, terriblement sensuelle et poétique.

Ce qu’il faut aussi souligner dans cet album, c’est le soin mis par Tillon au travail des dialogues, du langage plus généralement….

Fabien Tillon, le scénariste

 

Comme dans toute bande dessinée qui s’intéresse à l’art, à l’histoire de l’art même, il n’est pas évident de trouver un dessin qui ne dénature pas le sujet.

Gaël Remise, sans aucun doute, n’a pas un style graphique conventionnel. On pourrait même dire que son dessin semble quelquefois maladroit, presque enfantin dans les mouvements, dans les scènes épiques aussi. Mais c’est cette simplicité du regard qui en fait toute la qualité, finalement.

On n’est pas, loin s’en faut, dans le réalisme pur, et les décors comme les personnages sont sans cesse distordus, comme vus au travers d’une espèce de kaléidoscope qui, en multipliant les points de vue, restitue l’ensemble d’un lieu, d’un personnage !…

Comme dans le scénario, cependant, la documentation a été importante, et se ressent dans les paysages, dans les décors, dans les lieux intimes.

Mais ce qui est le plus important, dans le dessin de Gaël Remise, dans son  » réalisme revisité « , c’est l’utilisation qu’il fait de la couleur. Ses aquarelles ont une espèce de transparence, et leur présence, en débordements des traits, donc loin, très loin de la ligne claire, cette présence est en grande partie responsable du charme opéré par cet album.

Gaël Remise, le dessinateur

C’est, il y a quelques mois déjà, à la Foire du Livre de Bruxelles que j’ai rencontré ces deux auteurs. Une rencontre qui m’a permis de découvrir d’une part un album que je ne connaissais pas mais qui m’a immédiatement séduit, d’autre part une maison d’édition qui m’était elle aussi inconnue.

Et j’espère que cette petite chronique va vous permettre de faire, comme je l’ai fait, une bien agréable découverte !…

 

Jacques Schraûwen

Un amour de Stradivarius (dessin : Gaël Remise – scénario : Fabien Tillon – éditeur : nouveau monde graphic)

Une Sœur

Une Sœur

Bastien Vivès, que vous entendrez dans cette chronique, est un auteur essentiel de la jeune génération du neuvième art. Et  » une Sœur  » est un éclat de poésie, de tendresse, d’amour et de beauté dans le monde de l’édition bd d’aujourd’hui !

Des vacances, comme le raconte Michel Jonasz dans sa superbe chanson  » Les vacances au bord de la mer « . Des parents, leurs deux enfants, Titi, et Antoine, l’aîné, qui, du haut de ses treize ans, observe le monde et lui-même au travers du plaisir qu’il prend à dessiner. Il est un peu ailleurs, dans un univers qui lui est propre. Jusqu’au jour où apparaît Hélène, la fille d’une amie de ses parents… Hélène, une grande de seize ans!

Et c’est à partir de cette rencontre que les vacances d’Antoine vont se transformer, et qu’il va, lentement, inexorablement, quitter le monde de l’enfance pour découvrir celui d’une adolescence dans laquelle le désir, au sens large du terme, occupe une place neuve et essentielle.

La relation qui va naître et évoluer entre Antoine et Hélène peut se nommer sans aucun doute amitié, amour, et découvertes plurielles.

Et le titre qu’a choisi Bastien Vivès pour raconter cette histoire faite de quotidiens,  » Une Sœur  » peut sans doute sembler étonnant puisque c’est de découverte amoureuse qu’il s’agit. Mais tous ceux et toutes celles qui entrent dans cet âge où le corps et le cœur se révèlent inséparables ne sont-ils pas tous unis par des liens presque familiaux, n’appartiennent-ils pas tous à une chaîne humaine qui ne dissocie pas encore les rêves, les réels, et les tout  » premiers pas  » aux lueurs d’une morale qui, comme le disait Ferré, est toujours la morale des autres?

 

Bastien Vivès: le titre

 

Chez Jonasz, que je citais en début de chronique, la souvenance et la nostalgie sont les moteurs du récit. Ici, même si on devine dans ce que nous raconte Bastien Vivès une véritable part de mémoire personnelle, rien n’est nostalgique. C’est  dans un présent universel qu’il installe ses personnages, et ces vacances initiatiques qu’Antoine et Hélène vivent ensemble sont aussi celles que chacun a vécues, un jour ou l’autre.

Ce n’est pas de son passé que Vivès nous parle, mais d’amour, simplement, d’émotion, de chemins à emprunter pour se sentir vivant. La mémoire n’est qu’une trajectoire qui mène d’hier à aujourd’hui, et c’est un peu cela que Vivès nous montre dans cet album ébloui et éblouissant qui évite tous les pièges de la facilité pour, avec une pudeur adolescente et poétique, nous parler de nos propres initiaux émerveillements dans les territoires de l’amour, donc du désir…

Bastien Vivès: pas de nostalgie
Bastien Vivès: amour et pudeur

 

Le dessin de Bastien Vivès, dans des tons de gris ensoleillés, a toujours été très proche de ses personnages, même dans une série comme Lastman. Mais ici, outre ses expressions admirablement rendues en quelques traits, outre le travail sur le regard (et l’absence de regard…) qui crée une ambiance à la fois discrète et puissante, il y a dans son graphisme une pureté sensuelle qui ressemble à celle du récit qu’il nous livre.

Je parlais de Pudeur… Il s’agit aussi et surtout pour Bastien Vivès de refuser tout voyeurisme, tout manichéisme aussi. Son talent de narrateur est de parvenir à ne pas tout centrer uniquement sur un sentiment naissant entre deux personnages centraux. Cet album est, à sa manière, un livre choral, dans lequel chacun des personnages dits secondaires a une véritable présence.

La narration, pour Vivès, ne peut être qu’osmose entre sensations, descriptions, scènes intimes, décors, mouvements, soleil, mots et dessin…

Il pratique, comme peu d’autres auteurs le font, l’art de l’ellipse, choisissant ici de mettre en avant un dialogue qui définit un moment précis de l’histoire, et de renoncer, ailleurs, aux mots qui ne feraient qu’alourdir le rythme du dessin.

Bastien Vivès: l’ellipse narrative

 

Bastien Vivès: dessin et texte

 

 » Une Sœur « , c’est un un  » roman graphique « . Roman parce qu’une véritable écriture romanesque, au sens premier du terme, y existe. Graphique parce que Bastien Vivès est un dessinateur exceptionnel, au style dépouillé et sensuel tout à la fois.

Et les dernières pages de ce livre, les derniers dessins, résument à la perfection, peut-être, ce qu’est ce style. Des visages, une foule, un cri, celui d’un prénom qui se perd dans les volutes du vent, Hélène qui se tourne et regarde le lecteur : tout est dit de l’amour qui, devenant silence, a besoin de s’exprimer avec ardeur… Tout est dit, dans cette fin, d’une existence dont on ne sait pas ce qu’elle deviendra, mais qui ne reniera jamais ces heures passées à aimer, pour la première fois !

Bastien Vivès: la fin

Quoi que puissent en dire certains, Bastien Vivès n’est pas une étoile montante du neuvième art !

Cela fait dix ans qu’il dessine, et il appartient depuis longtemps déjà à ce qui se fait de mieux, et de plus varié, dans le monde de la bande dessinée moderne. Il en est une valeur sûre, et n’a pas attendu ce  » Une Sœur  » pour le devenir !

Mais il est vrai que, dans cet album-ci, il dépasse les limites graphiques et narratives qui étaient encore les siennes auparavant, pour nous livrer, n’ayons pas peur des mots, un véritable CHEF D’ŒUVRE  la Bande Dessinée !

Achetez cet album, offrez-le, faites-le lire, plongez-vous dans cette  histoire simple et naturelle, dans laquelle l’émotion, la sensation, la poésie quotidienne effacent tout ce qui aurait pu, avec un autre auteur, se révéler graveleux.

Il y a dans  » Une Sœur  » une pureté qui réussit à nous enfouir, toutes et tous, dans les fondations mêmes de la seule valeur universelle qui nous rend tous humains : l’Amour, dont les remous et les frissons sont toujours majuscules !…

 

 

Jacques Schraûwen

Une Sœur (auteur : Bastien Vivès – éditeur : Casterman)

Un Jour Sans Jésus

Un Jour Sans Jésus

Une relecture quelque peu iconoclaste d’une résurrection dont on n’a pas fini de parler, mais une relecture, d’abord et avant tout, hilarante !…

Nous sommes, bien évidemment, en 33 après Jésus-Christ. Et ce fameux Jésus, crucifié, mort et enterré, n’en a pas fini de faire des siennes ! Son corps, pourtant bien enfermé dans un caveau, a disparu, et le bruit de sa résurrection commence à enfler dans les ruelles de Jérusalem, ce qui ne plaît ni à Pilate, ni à Hérode.

Il faut dire que ce Jésus, entouré de ses apôtres, n’a pas lésiné sur les moyens, en quelques petites années, pour qu’on le considère comme un prophète ! La disparition de son corps ne peut qu’apporter bien des ennuis au pouvoir en place, c’est évident !

D’ailleurs, pourquoi parler de résurrection ?…. Ne serait-ce pas un coup de Judas le Galiléen (qui n’a strictement rien à voir avec Judas l’apôtre, ni avec aucun autre Judas, quel qu’il soit, et ils sont nombreux !…), Judas le Galiléen, oui, réfugié Dieu sait où et révolutionnaire et avide de pouvoir ? Ne serait-ce pas un coup de Barabbas, lui qui a été libéré par la foule sans tête (comme le disait Béart…) à la place de Jésus ? Ne serait-ce pas, simplement, un coup des apôtres pour faire croire à un miracle ? Ou des Zélotes toujours prêts à se battre pour une quelquonque liberté?

En tout cas, dans le bouillonnement de ce début d’ère chrétienne, les Romains comme les Zélotes, les apôtres comme les marchands du temple qui sont obligés de solder à 29,99 deniers leurs reliques, tout le monde recherche cette dépouille plus que symbolique !

Dans le deuxième volume de cette série qui doit en compter 6 (deux de plus que les testaments, et un album paraissant chaque mois), les enquêtes parallèles des apôtres, de Ponce Pilate, de Hérode, de Salomé, de Judas le Galiléen continuent de plus belle, sans aucun résultat. Et l’idée vient à l’occupant romain que, finalement, les apôtres ont peut-être tout simplement mangé, en cannibales religieux, le corps de leur prophète ! Une prophète qui, lors du dernier repas pris avec ses apôtres, leur en avait pratiquement donné l’idée, d’ailleurs, en leur disant  » prenez et mangez, ceci est mon  corps, etc., etc.  » !

Ce qui est étonnant dans cette série, c’est qu’au-delà de l’humour, parfois très potache, reconnaissons-le, mais toujours hilarant, la base historique, elle, est réelle, et particulièrement ben rendue. Nicolas Juncker, le scénariste, aime la grande Histoire, et il l’a prouvé avec le très bon album  » Fouché « . Mais ici, même si la trame du récit reste fidèle à l’époque, à l’Histoire, le traitement de ce récit n’a strictement rien de sérieux. Jeux de mots, situations abracadabrantes, personnages caricaturés aux trognes et aux expressions démesurées, tout est fait pour démystifier le propos, c’est certain, mais sans pour autant le dénigrer, ce qui est un vrai tour de force !

Le dessin de Pachéco ne brille pas par son originalité, certes, et les couleurs sont attendues. Mais c’est ce qu’il fallait pour donner un rythme continu à cette série, croyez-moi !… Des gros plans expressifs, des paysages ensoleillés, des mouvements rapides, tout est fait, dans ce graphisme et cette colorisation, pour que l’œil glisse sur l’histoire, rapidement, s’arrête aux dialogues ciselés dans le matériau de l’humour, pour ensuite revenir au dessin…

Vous voulez passer du bon temps ?…. Achetez ces deux albums, et les autres suivants à paraître ! Epîtres ou nouveaux évangiles, le message qu’apporte ce  » Jour sans Jésus  » est celui du sourire, plus fort, finalement, que toute bêtise humaine !

 

Jacques Schraûwen

Un Jour Sans Jésus (dessin : Chico Pacheco – couleur : Angélique Césano – scénario : Nicolas Juncker – éditeur : Vents d’Ouest)

Un Million d’Eléphants : un album intelligent et une petite exposition bien sympathique à Bruxelles !

Un Million d’Eléphants : un album intelligent et une petite exposition bien sympathique à Bruxelles !

C’est un pays, le Laos, qui est le personnage central de ce livre. Un pays, ses habitants, et une dessinatrice à la poursuite de ses racines et de son histoire…

 Un million d'éléphants Un million d’éléphants – © Futuropolis

Ce sont 80 années d’Histoire que visite ce roman graphique, 80 années qui virent s’animer, de révolutions et de changements philosophiques et politiques, une région du monde qu’on appelait Indochine du temps de la colonisation française.

Résumer le vécu des deux familles que Vanyda et Cornette nous invitent à suivre, de génération en génération, tient de l’impossible, c’est évident. Et ce Million d’éléphants, symbole du Laos, est un livre qu’il faut prendre le temps de lire, de regarder, dans lequel il est doux, d’une certaine manière, de se plonger. Doux, mais aussi brutal, tant il est vrai que la réalité quotidienne et politique de ce pays d’Asie du Sud-Est s’est construite, en un siècle, à force d’injustice, de luttes de pouvoir, d’idéologies déshumanisées.

Mais la qualité de ce livre est de ne pas laisser ses lecteurs se perdre en route. De ne pas les lasser non plus, même si les personnages se multiplient, à chaque génération. Jean-Luc Cornette, en fait, a accompagné le désir profond de Vanyda en parvenant à écrire un scénario qui laisse la place, d’abord et avant tout, à des êtres humains qui, tous, appartiennent à l’histoire qui a construit la personnalité de Vanyda.

Pour l’un comme pour l’autre, il s’est agi de parler d’humanité, même dans une ambiance qui s’ouvrait sur des paysages aux guerres incessantes.

Vanyda et Jean-Luc Cornette: le scénario

Jean-Luc Cornette et Vanyda: du scénario au dessin…

Dans ce livre, outre le panorama historique de presque un siècle de grande Histoire, deux thèmes servent à rythmer le récit tout en lui donnant une véracité profonde.

Le premier de ces thèmes, c’est bien évidemment la politique, l’avènement du communisme, un communisme qui était source d’espoir avant que de se faire instrument de dictature.

Mais de par leur voyage au Laos, de par leur volonté de s’intéresser aux gens plus qu’à leurs dirigeants, Vanyda et Cornette réussissent, avec simplicité, à éviter l’écueil du jugement. Pour nous parler de communisme, Jean-Luc Cornette utilise la proximité, temporelle comme humaine.

Le second thème omniprésent, c’est la religion, une religion faite de prières à la limite de la superstition très souvent, pratiquement toujours même, mais une religion qui, depuis toujours, tempère pour les Laotiens toutes les vicissitudes de l’existence. Et cette espèce de fatalisme se retrouve dans le scénario, certes, mais aussi dans le dessin de Vanyda, un dessin aux couleurs tout en transparences sensuelles, dans les décors plus encore que dans la description des personnages.

On sent vraiment, dans ce livre, plus qu’une complicité entre ses deux auteurs : une participation à une même aventure, humaine et faite aussi d’intimité…

Jean-Luc Cornette: le communisme

Vanyda: la religion

Bien sûr, au-delà de la fiction assumée par les auteurs, une fiction qui cependant prend toutes ses sources dans la réalité des gens et de leur pays, et de leurs politiques qui n’ont jamais réussi à ce que toutes les ethnies soient reconnues comme égales au Laos, au-delà de ce qu’on pourrait appeler un ensemble d’anecdotes historiques, c’est aussi un livre qui parle d’identité.

Peut-être, et surtout même…

Vanyda, par son dessin, par l’humilité d’un scénario qui s’est mis à son service également, nous permet, lecteurs envoûtés par ses couleurs et la simplicité de son dessin, lecteurs tout aussi envoûtés par la multiplicité de personnages ayant une véritable présence, Vanyda, par la magie de cette narration autant graphique qu’écrite, a créé, en quelque sorte, un miroir dans lequel elle se retrouve enfin, avec ses passés, avec ses présents aussi. Un miroir qu’elle tend, en même temps, vers toutes celles et tous ceux que le temps et l’Histoire majuscule ont déracinés !

Vanyda et Jean-Luc Cornette: une quête identitaire

Disons les choses comme elles le sont :  » Un million d’éléphants  » n’est pas un livre  » facile « . De par ses thèmes identitaires et historiques sans cesse mêlés, de par l’aspect choral de sa construction narrative aussi, il demande indubitablement une disponibilité intellectuelle et sensitive de la part de ses lecteurs. Mais alors, croyez-moi, le plaisir est au rendez-vous. Un plaisir qui s’ouvre sur la grande Histoire, sur mille petites histoires, qui se livre à la poésie, aussi, à la nature, à la légende…

 

Et je vous invite à vous rendre à Bruxelles, à la Librairie Flagey, sur la place du même nom, pour y admirer quelques originaux de ce livre, qui vous permettront de découvrir toute la technique de lumière et de couleurs de Vanyda…

 

Jacques Schraûwen

Un Million d’Éléphants (dessin : Vanyda – scénario : Jean-Luc Cornette – éditeur : Futuropolis – janvier 2017)