Je viens d’apprendre la mort d’un des plus grands dessinateurs bd qui ont jamais existé, Hermann… Un homme que j’ai rencontré bien des fois… Un homme avec lequel j’ai bien souvent parlé, à bâtons rompus, de tout et de rien… Du cancer, aussi, ces derniers temps… De l’art, de Schiele, des livres qu’il avait envie d’encore dessiner… De l’amour et des passions vécues au long d’une existence riche de partages… De son épouse, malade, à qui, me disait-il, il devait tant…

Lors de notre dernière rencontre, à Ath, mon micro a enregistré quelques propos dans lesquels Hermann a longuement parlé de lui, de son métier, de qui il était…
Je n’ai pas encore utilisé ce son… Je ne l’ai même pas encore réécouté… Je ne sais pas pourquoi… Peut-être le trouvais-je trop personnel, trop empli d’une véritable émotion.

Je vais le faire, désormais… Laissez-moi le temps… Parmi les nombreux auteurs de BD que j’ai eu le plaisir de rencontrer, de « véritablement » rencontrer, Hermann m’a fait l’honneur d’être autre chose qu’un interviewé face à un interviewer…
Je suis triste, simplement, aujourd’hui, de ce départ vers des ailleurs dont il n’avait nulle peur… Je n’ai, pour le moment, rien d’autre à ajouter…

Oui, laissez-moi un peu de temps…

Bonjour Jacques,
Je partage ta tristesse.
Hermann était un grand, un très grand de la bande dessinée.
Je me souviens avec émotion des heures passées lorsque nous avons réalisé sa monographie, puis cet inclassable livre « Héros et bovins »…
Je pense à lui aux coups de gueule partagés, il me manque déjà.
Amitiés
Michel
Triste nouvelle.
Un type bien, simplement….